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Parle ! La petite phrase du jour

Ortie1
Lise 6 ans :

J’ai des orties dans les pieds

C’est quand même plus parlant que des fourmis…

Images :By Anarkmanfrom Wikimedia Commons

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Explique-moi ! La mort…

Si on parlait de la mortIl y a quelques mois, ma grand-mère, chez qui j’ai dû passer 2 ans de ma vie (au rythme dequasiment  2 mois tous les étés) est décédée. Mes enfants, ont eu la chance de la connaître. C’est la première personne de notre famille qui est morte depuis qu’ils sont nés. Lise a 5 ans et demi, Melody 4 ans et Jack 2 ans et demi. Je ne sais pas ce que Jack a compris de la situation, mais les filles par leur question nous ont bien montré qu’elles avaient très bien compris ce qui se passait. Il faut dire que les questions avaient déjà commencées.  Je me souviens en vrac de :

Melody : Quand on est mort on ne sent plus rien ?

Moi : oui ma chérie

Melody : On n’a plus faim ?

Moi : et non !

Lise : Quand on est mort, on ne voit plus rien ? on n’aime plus rien ?

Moi : oui

Lise : Alors il faut profiter de la vie !

L’annonce du décès de ma grand-mère a été un peu compliqué, et pour cause. Elles se sont couchées en pensant que le lendemain on les amenait chez cette grand-mère, retrouver mes parents qui devaient les garder là-bas pour une semaine. Au lever, nous avons du leur expliquer ce qui s’était passé et qu’elles n’iraient pas là-bas pour les vacances… Lise et Jack n’ont pas pleuré mais Melody a eu un gros chagrin. Je pense qu’elle a surtout pleuré de déception de ne pas aller en vacances avec mes parents.

Par la ssuite, elles n’ont jamais dit clairement leur tristesse mais nous les avons senties perturbées. Quand un oiseau est venu se tuer sur notre fenêtre quelques jours après, cela a été le drame. L’une des deux nous a demandé si pour ma grand-mère, ça avait été pareil, elle avait fermé les yeux puis elle était morte. Et puis elles ont beaucoup pleuré.

Je suis surprise par les questions qu’ils m’ont posé. Que des questions très concrètes

Comment on avait fait pour l’enterrer à côté de son mari alors qu’il était mort il y a très longtemps ?

Est-ce que des insectes pouvaient rentrer dans son cercueil et la manger ?

Est-ce qu’il ne restait déjà que des os dans le cercueil ?

Pourquoi j’étais triste ?

Est-ce que Dieu existe ?

J’ai trouvé ça très déroutant leurs questions. Je ne m’attendais pas à une approche aussi « froide » de la mort, aussi « concrète » et ancrée dans la réalité. Cela contrastait avec l’approche très subjective et émotionnelle des adultes. J’ai trouvé difficile de trouver les bonnes réponses à leur question, leur dire la vérité sans être trop choquant. Nous nous sommes appuyés sur un livre de  Catherine DoltoColline Faure-Poirée : si on parlait de la mort que j’ai présenté pour Les Vendredis Intellos

2 mois après, je sais que Lise y pense encore. Un soir, alors que nous parlions de tout autre chose, et qu’elle était pleine de colère, venu de nulle part elle m’a dit

Moi, je ne suis pas triste que mémé soit morte!

J’ai entendu le contraire…

Bientôt, nous allons ensemble voir la tombe de ma grand-mère. Je ne sais pas du tout comment ils vont réagir.

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Ne juges pas ! Mais quand même parfois…

Quand j’entends certains parents dire de grosses conneries dans la rue ou parfois avoir un comportement absurde, j’ai un peu le réflexe de me dire qu’ils sont cons. Puis je me rappelle que parfois, moi même je fais des choses complètement absurdes, insensées et un peu débile, donc je m’efforce de ne pas le juger. Mais parfois c’est trop dur…
Comme quand j’entends un homme dire dans la rue à deux de ses collègues :

Il faut avouer que nous les hommes on est fier d’avoir un fils…

J’aurais bien aimé lui demander si le fond de sa pensée est de dire que :

1 – les femmes ne sont pas fières d’avoir un fils ou bien que
2 – les hommes ne sont pas fiers d’avoir une fille.