Dors ! Partager sa chambre…

Kids Sleeping

Je me souviens avoir partager ma chambre avec un de mes frères pendant quelques années. J’en garde un souvenir ni bon, ni mauvais. Et pourtant quand j’ai eu des enfants j’aurais aimé qu’ils aient chacun leur chambre.

Quand j’étais enceinte de Melody nous vivions dans un appartement avec deux chambres, et il n’était pas question de déménager. Nous avions donc 2 possibilités : faire partager la même chambre à Lise et Melody, ou laisser notre chambre à Melody et aller dormir dans le salon.

Les 3 premiers mois, Melody dormait dans notre chambre. Nous pensions la transférer dans la même chambre que Lise quand elle ferait ses nuits. Mais pas de chance les nuits furent plus longues à arriver que pour Lise (qui a fait ses nuits à 1 mois). Quand nous nous couchions le soir, cela reveillait et je dormais mal : un bébé fait du bruit la nuit et à chaque bruit j’étais aux aguets me demandant si elle allait se réveiller pour réclamer à manger. De plus nous avions réservé un chalet pour les vacances et là bas nous n’aurions pas d’autre choix que de faire dormir les puces ensemble. Donc quelques semaines avant nous avons installé les deux filles ensemble dans la mêem chambre.

Au début, le coucher était très compliqué.

Nous avons essayé de coucher Melody avant Lise. L’objectif était d’attendre que Melody dorme profondément avant que Lise ne se couche. En effet, Lise était une grande bavarde au coucher. Elle parlait ou chantait pour s’endormir et nous avions peur que ça empêche Melody de s’endormir. Malheureusement, Melody mettait parfois longtemps à s’endormir et Lise se couchait alors très tard.

Ensuite nous avons essayé de coucher Lise avant Melody. L’objectif était d’attendre que Lise dorme profondément avant que Melody ne se couche. Comme ça, il n’y aurait pas de bruit au moment de coucher Melody. Mais ce n’était pas non plus la solution, Lise pouvait parlait très longtemps avant de s’endormir et Melody était trop fatigué.

Jamais je me suis dit que de les coucher en même temps pourrait fonctionner, nous nous sommes cassé la tête à chercher une solution. Et puis nous nous sommes rendu à l’évidence, nous n’avions qu’à les coucher en même temps, cela ne serait peut être pas « pire ». Et ce fut la solution miracle. Melody qui avait du mal à s’endormir sans râler, s’endormait maintenant sans un bruit. Elle écoutait sa soeur papoter et ça devait lui faire le même effet qu’une berceuse. Nous n’avions pas de problèmes pour la sieste non plus. Melody qui faisait encore la sieste le matin, faisait une plus petite sieste l’après midi que sa soeur, mais nous pouvions aller la lever sans que cela réveille Lise (et cela se passait pareil la nuit tant que Melody ne faisait pas ses nuits).

Pourtant il y a eu des périodes où nous avons regretté qu’elles soient dans la même chambre (Dors ! Quand le sommeil ne vient pas…). Lise a eu de gros soucis d’endormissement que nous gérions très mal. Quand Lise avait 2 ans et demi et Melody 1 an, Elle avait découvert que si elle allait faire mal à sa soeur dans son lit, nous débarquions dans la chambre très en colère. Cela a duré plusieurs mois où nous avons regretté qu’elles soient dans la même chambre.

Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre. Nous avons parfois du mal à les coucher. Mais cela ne serait pas différent si elles étaient séparées.  Ce que je trouve drôle c’est qu’elles nous font le coup chacun leur tour. Même si sur un coup de colère, elles disent parfois qu’elles ne veulent plus partager leur chambre, je crois qu’elles auraient du mal à trouver leur sommeil sans la présence de l’autre. Je ne peux pas dire si cela influe sur leur complicité. Elles ont beaucoup de tendresse et commencent à partager des jeux avec leur petit frère même s’il ne partage pas leur chambre.

Ce que je retiens de tout ça, c’est qu’en tant que parent, je présume souvent qu’une situation va être compliquée. Pourtant, une fois que j’y suis confrontée, je me rends compte que mes enfants ont une grande capacité d’adaptation. Je me demande à quel point on se complique la vie pour éviter des situations que nos enfants sauraient très bien gérer…

Images : Svante Adermark

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