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Mange ! Les fruits et légumes moches…

Depuis quelques jours, on en parle, ils sont à l’honneur, mis en avant dans les étals de quelques magasins… Je veux bien sûr parler des Fruits et Légumes moches. Par chez moi, je les ai redécouverts via le supermarché Intermarché de ma ville et la campagne de publicité associée :

Mais ces fruits et légumes moches, je les connais depuis longtemps… Quiconque mange des légumes du jardin ou va dans des fermes de cueillettes savent à quoi ils ressemblent…

Mes enfants, qui sont nés en ville sans jardin ont d’abord connus ces fruits et légumes lisses, sans défaut apparemment. Ce n’est pas pour autant qu’ils en mangeaient… Et puis nous avons déménagé, et ils ont découvert le jardin, la cueillette et les imperfections de tous ces légumes non calibrés. Ils ont donc commencé à apprécier les fruits et légumes à travers ces fruits et légumes imparfaits.

Comment en est-on arriver à rechercher la perfection visuelle jusque dans nos assiettes ? Les particularités de ces fruits et légumes moches sont pourtant :

  • le résultat de l’adaptation de la nature à une difficulté rencontrée pendant leur croissance,
  • un excès de croissance,
  • un accroc à la récolte,
  • etc.

Rien qui n’altère la qualité intrinsèque du produit. Et en réalité ça donne quoi les fruits et légumes moches ?

 Alors si il y a bien une initiative que je soutiens, c’est celle là ! Vive les fruits et légumes moches !

Libérons l’assiette de nos enfants ! Que faire face à un enfant qui ne mange pas…

Je poursuis ici ma réflexion sur les problèmes d’alimentation de mes enfants initiée pour les vendredis intello que vous pouvez trouver ici. J’en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, avec Lise notre plus gros soucis est son alimentation :

Dans le dernier article, je pensais que pour Melody se serait plus simple et je peux maintenant répondre que non…

L’année dernière, j’ai gagné sur internet un livre intitulé « Libérons l’assiette de nos enfants » écrit par Laurence Haurat (Psychologue-Nutritionniste) et Laura Annaert (Mamanchef). Il est rédigé comme  un dictionnaire et traite de l’alimentation des 3-10 ans. Voilà des extraits de l’article Anorexie de l’enfant – Manque d’appétit pathologique.

Un diagnostic difficile

L’anorexie se traduit par une perte d’appétit ou une sélection féroce des aliments qui peut parfois être confondue avec la néophabie. L’enfant trie, refuse de goûter ce qu’il ne connait pas, se détourne d’un groupe entier d’aliments après une mauvaise expérience avec l’un d’entre eux et peut même aller jusqu’à vomir si on le force à s’alimenter. Par ailleurs, l’enfant est vif, réussit bien ses apprentissages, mais à tendance à s’isoler socialement et peut souffrir, surtout les garçons, de moqueries sur sa petite taille ou son petit poids.

Quand j’ai lu ce paragraphe, je me suis vraiment dit qu’on parlait de Lise. Hormis les vomissement et l’isolement social, tout y était. Mais c’est justement ce qui me fait dire qu’on n’a jamais été jusqu’au stade de l’anorexie. Cependant, si on ne prenait pas les choses en main, je pense qu’on aurait pu y arriver. Cela m’a conforté dans l’idée de prendre les choses en main dès maintenant. Ce qui m’a également poussé à changer d’attitude est de voir Melody commencer à son tour à vouloir s’affirmer au niveau de l’alimentation.

Enracinée dans la petite enfance
L’anorexie succède souvent à une diversification alimentaire difficile pendant laquelle l’enfant a pu être forcé à manger. Les refus répétés de l’enfant pour ouvrir sa palette alimentaire tournent rapidement au conflit ouvert, la plupart du temps avec sa mère. Celle-ci souffre de ce qu’elle analyse comme une incapacité à nourrir son enfant. Elle pense ne pas être une « bonne mère » et en veut à son enfant de le lui démontrer de manière répétée.
L’enfant peut aussi manifester une souffrance psychopathologique dont l’anorexie devient un symptôme. Il appelle à l’aide de cette manière et l’anorexie est alors souvent associée à une dépression.

Tout ça me parle également. Sauf peut être le dernier paragraphe, mais n’était pas psychologue, et n’en ayant pas consulté pour les problèmes d’alimentation de mes filles, je ne pourrais pas me prononcer. Si je ne voulais pas faire de mes filles de futures anorexiques, il fallait qu’on résolve dès maintenant nos problèmes. Et le soucis n’était pas que nos filles ne mangent pas bien, mais que nous gérions ça par le conflit, en essayant de les obliger à manger, et que j’en ressente de la culpabilité. Ce n’est donc pas à mes enfants qu’il fallait de résoudre leur problème avec la nourriture, c’était à nous, leurs parents de ne pas en faire un problème.

Les attitudes adaptées
Dans la plupart des cas, un enfant ne se laisse pas mourir de faim. L’attitude la plus adaptée est donc de réduire est donc de réduire le conflit autour de la table et de limiter, pour la mère, la culpabilité qu’engendre un enfant qui mange trop peu. Cela peut être difficile et nécessite parfois un travail psychothérapeutique de la  maman.
Dans certains cas, l’enfant répond à une problématique propre à la mère. En permanence au régime et très préoccupée par les calories et par son apparence, elle transmet à son enfant un rapport conflictuel à l’alimentation et au corps.
L’enfant et les parents peuvent aussi avoir besoin d’une aide extérieure pour retrouver un rapport normalisé avec l’alimentation. Un accompagnement psychothérapeutique individuel ou familial peut être une réponse à la souffrance des membres de la famille.

Dans mon cas, l’attitude de mes filles ne s’est pas installée par imitation de la mienne. Bien que je n’ai jamais était complètement satisfaite de mon corps, j’ai toujours été incapable de me mettre au régime. J’ai toujours quelques complexes, mais ils ne sont pas omniprésents dans ma vie (et je dirais même que chaque enfant arrivé chez nous les a relegué un peu plus loin dans mes préoccupations). Par contre, j’ai été éduqué à l’ancienne : il faut finir son assiette, même si on n’aime pas, même si on n’a plus faim. Donc pour moi, naturellement, c’était les parents qui décident ce que mangent les enfants et ils n’ont pas leur mot à dire. Pas besoin de dire que mon point de vue à bien changé maintenant les règles qu’on suit sont celles que j’avais déjà décrit ici. Et surtout, il n’y a pas de petites victoires pour nous, nous faisons la fête à chaque nouvel aliment gouté (que cela soit un brocoli, un nuggets, une pomme, de la tartiflette, etc.).

Alors, oui, définitivement : Libérons l’assiette de nos enfants !

Et vous, arrivez-vous à prendre du recul ?

Images : Sophie Lenaerts / Cédric Simon

Au lit ! A quelle heure je devrais rentrer du travail…

Je lis actuellement le livre d’Elizabeth Pantley “Un sommeil paisible et sans pleurs”. Elle dit dans son livre que la plupart des bébés sont couchés trop tard et qu’ils devraient être couchés entre 18h30 et 19h30. J’ai alors bien rigolé…

Si on prend les hypothèses suivantes :

  • un bon repas est un repas familial et équilibré.
  • le bain se fait un jour sur deux (donc forcément, ça tombe aussi les jours où on travaille), donc en jonglant avec les trois enfants,  les filles prenant leur bain ensemble, il y a un bain tous les jours.
  • à moins de faire réchauffer des plats cuisinés, le moindre repas prend 30 minutes à se préparer.

Admettons que je veuille coucher mon bébé à 19h30 et mes deux grandes à 20h. Si je remonte le temps :

  • 20h : je couche mes filles,
  • 19h45 : dernier pipi pour la grande et lavage de dents,
  • 19h30 : je couche mon bébé,
  • 19h : toute la famille passe à table,
  • 18h30 : un donne le bain pendant que l’autre prépare à manger,
  • 18h : on rentre à la maison, on pose nos affaires et on fait un petit câlin à chacun.

Il faudrait donc qu’on soit tous les deux à la maison à 18h. Ce qui veut dire que moi je pars à 17h45 et mon mari 17h30. Ceci est impossible. Voilà comment mes filles se retrouvent facilement au lit vers 21h – 21h30. Il n’y a pas de mystères…

Et encore, il n’y a pas de devoirs à faire, nos enfants sont déjà à la maison quand on rentre, on n’a pas besoin d’aller les chercher chez une nounou ou à la crèche, je travaille à 15 minutes à pied de chez moi…

Et vous, vous arrivez à coucher vos enfants avant 20h ?

Images : lozwilkes

Nourris-moi ! L’allaitement tout simplement…

J’allaite en ce moment Jack, comme j’ai allaité mes deux grandes. L’allaitement est un vaste terrain de polémique dans le monde virtuel. Ça ne l’est pas dans mon entourage qui contient aussi bien des mamans qui ont allaité que des mamans qui ont donné le biberon.

Avant d’être enceinte, le sujet de l’allaitement ne m’est jamais venu à l’esprit. Je n’avais aucun avis sur le biberon ou sur l’allaitement. Quand j’étais enceinte, la question s’est posée. L’allaitement me paraissait logique parce que c’est naturel, pour les anticorps. Mais je me disais que si c’était compliqué, que si ça ne se faisait pas simplement, et bien je donnerais un biberon et puis c’est tout.

Quand Lise est née, elle était fatiguée par l’accouchement donc elle dormait beaucoup, mangeait peu. Les auxiliaires de puériculture me disaient de la réveiller, de la stimuler mais rien n’y faisait quand elle avait décidé de dormir, elle dormait. Heureusement, on ne m’a pas harcelé avec ça, ni avec des biberons de compléments, et comme elle commençait à perdre moins de poids à la fin des 3 jours à la maternité, on est sorties comme ça sans consignes particulières. La suite de l’allaitement s’est très bien passé, j’ai commencé le sevrage progressif vers 2 mois en prévision du retour au travail. Je ne me voyais pas utiliser un tire-lait pour me « traire », devoir retourner à la maison le midi pour le faire. Nous avons gardé la tétée du matin et du soir jusqu’à ses 6 mois.

Quand Melody est née, j’avais un bon souvenir de l’allaitement de mon aînée, mais encore une fois, je ne me suis pas dit que j’allaiterais à tout prix. Tout s’est bien passé, et comme les filles étaient gardées à la maison, je me suis dit que cette fois-ci je pourrais tenter de tirer mon lait pour prolonger le temps passé sans biberon. Je pouvais rentrer le midi à la maison, profiter de mes filles et tirer mon lait quand elles allaient à la sieste. Les conditions étaient en tout cas les meilleures possibles. Je me suis fixée une date buttoir : les 6 mois de ma fille. J’ai tenu jusque là, mais je dois avouer que c’était fatigant pour moi, c’était une course tous les midis, et j’ai été soulagé d’arrêter de tirer mon lait. On a gardé les tétées du matin et du soir encore quelques mois.

Quand Jack est né, je ne me suis pas imaginée ne pas allaiter. C’est donc naturellement que les choses se sont faîtes. Je ne sais pas jusqu’à quand j’allaiterais. Le congé maternité prolongé pour le troisième enfant devrait me permettre d’aller jusqu’à 6 mois sans difficulté.

Je garde de très bon souvenirs de mes deux allaitements (et déjà de celui là). Ce sont des moments et des sensations que je ne pensais pas apprécier comme ça. Ce sont des moments uniques avec chacun de mes enfants. Est-ce que j’aurais ces mêmes souvenirs si j’avais donné le biberon ? Non, ils seraient différents mais ils ne seraient pas moins uniques et agréables.

Qu’est-ce que je vais dire à mes filles quand elles seront adultes ? Faut-il allaiter ou pas ? Je leur dirais que c’est leur choix, que j’ai adoré le faire pour elles et leur frêre. L’allaitement a beaucoup d’avantage au niveau de la santé, au niveau pratique. Mais c’est un choix personnel, je comprends qu’on ne veuille pas allaiter. Nous vivons dans une société où nous pouvons faire le choix entre allaiter et donner le biberon sans mettre en danger la vie de son enfant. Le lait infantile a sûrement participé à l’émancipation de la femme sans recourir à une nourrice (au sens initial du terme). Nous devons nous estimer heureux que chaque mère ait se choix. Donc plutôt que de lancer la polémique, estimons nous heureux d’avoir de multiples possibilités (allaitement, allaitement mixte, biberons, etc.) en toute simplicité, en toute sécurité !

Images : Amy Bundy

Je m’en fous ! La notion de risque…

Nous sommes entourés de recommandations de tout genre :

  • Il ne faut pas coucher son bébé sur le ventre, mettre de peluches dans son lit, le faire dormir avec une couette,
  • Il ne faut pas laisser son enfant dans un cosy plus d’une heure,
  • Il faut manger 5 fruits et légumes par jour,
  • Les bébés doivent boire 500 ml de lait par jour,
  • Il ne faut pas manger de crudités mal lavées pendant la grossesse si on n’est pas immunisé contre la toxoplasmose,
  • Il ne faut pas utiliser de biberons avec BPA
  • Il ne faut pas utiliser des produits avec du paraben,
  • Il ne faut pas accoucher à domicile,
  • Il ne faut pas utiliser de trotteur,
  • Il ne faut pas acheter un siège auto d’occasion,
  • Il ne faut pas boire d’alcool pendant la grossesse.
Ces recommandations sont souvent assorties de justifications plus ou moins médicales, d’études statistiques.
Nous entendons tellement ce genre de recommandation qu’il semble y avoir une sorte de « trop plein ». Les messages essentiels ne passent plus et sont rejetés dans la masse de tous les messages moins utiles. J’entends partout autour de moi, une tendance qui consiste à dire « Moi j’ai fait comme ça, et il n’y a pas eu mort d’homme ».
Cela me chagrine beaucoup. Dans les exemples que j’ai donné au dessus, il y a des messages avec lesquels je suis d’accord et d’autres non. Pour faire le tri je me base souvent sur la notion d’équilibre entre le bénéfice espéré et le risque encouru.
Le bénéfice peut être défini par l’ « Avantage que procure une personne ou une chose. » Cela répond à la question « Qu’est-ce que j’espère obtenir, améliorer en faisant cela ? »
Le risque peut être défini par le « Danger éventuel, plus ou moins prévisible, inhérent à une situation ou à une activité. » Cela répond à la question « Que peut-il arriver de négatif en faisant cela? »
Si le bénéfice attendu est plus élevé que le risque encouru, je ne suis pas les recommandations. Pour ma part, aucun bénéfice ne peut contrebalancer un risque qui atteindrait fortement la santé de mon enfant. Et je pense que beaucoup de parents ont le même raisonnement.
Pourtant, il arrive parfois d’entendre des discours qui vont à l’encontre de ce principe.
A titre d’exemple, j’entends souvent « J’ai fait dormir mon bébé avec une couette et il n’en est pas mort ». Le risque reconnu et encouru de faire dormir son nouveau-né avec une couette est la mort subite du nourrisson, l’étouffement. Pour quel bénéfice ? Ça peut être parce que l’enfant dort mieux dans une couette que dans une turbulette et que les parents épuisés veulent un peu de répit. Est-ce que cela en vaut le coup ?
Il ne faut pas se tromper, je ne juge pas ce type de raisonnement et pour preuve, Melody a souvent dormi pendant ses trois premiers mois enroulée dans une couverture parce qu’elle dormait plus que ça ! Mais un jour on a arrêté, parce qu’on a pris conscience que c’était trop de risques pour un bénéfice nul pour notre fille, c’était un choix assez égoïste.
Un autre exemple, par rapport à la grossesse, qui n’a pas entendu « un petit verre ne te fera pas de mal » ou « ce n’est pas parce que tu vas manger une fois un sushi que tu vas attraper quelque chose ». Le risque encouru est la santé de notre futur bébé. Le bénéfice ? un petit plaisir gustatif. J’ai attrapé la toxoplasmose en cours de grossesse. Sûrement à cause d’un petit écart de conduite pour le plaisir de mes papilles, parce que je n’avais pas attrapé la toxoplasmose en 30 ans, ça aurait été vraiment pas de chance de l’attraper maintenant !
Pourquoi donc prenons-nous de tels risques pour un bénéfice souvent faible ? Tout simplement parce qu’on oublie ce que signifie le risque. Ce n’est pas parce que ça ne nous est jamais arrivé (ni à nous, ni à notre entourage), parce que la probabilité d’occurence est faible que cela ne peut pas se produire.
En conclusion, je dirais que peu importe les choix que chacun fait, mais il faut que chacun soit conscient du risque possible et qu’il se pose la question : Si jamais je passe outre les recommandations, est-ce que je serais en mesure d’en assumer la pire des conséquences ? Est-ce que je serais toujours capable de me regarder dans une glace ? Est-ce que je serais capable de soutenir, malgré ce qui est arrivé, que mon choix était le bon ?
Images : VaXzine

Mange ! La diversification à 3 ans.

Comme je le disais dans mes précédents billets sur les problèmes d’alimentation de Lise (épisode 1, épisode 2, épisode 3), nous avons beaucoup galéré pour faire manger Lise. Je ne peux pas dire que cela soit du passé, mais nos bonnes résolutions pour l’année 2011 commencent à faire effet.

Depuis que nous avons commencé à prendre du recul avec le fait qu’elle ne mangeait que de la viande, des pâtes et des pommes de terre (et pas sous n’importe quelle forme !), la curiosité de Lise commence à revenir. Les repas varient un peu et ce qui pour nous est considéré comme des victoires ferait hérisser les cheveux : certains plats peu équilibrés ont fait leur entrée dans l’assiette de la miss (crêpes surgelées, gratins de pâtes et de pomme de terre, frites, oeufs cocottes en brioches, gaufres, etc.)

Mais ça ne s’arrête pas là, c’est aussi dans la façon de manger qu’il y a eu des changements. Le fait qu’il ne lui manque plus qu’une de ses prémolaires joue aussi, mais les bouchées sont plus grosses, il y a moins de pinaillage (par exemple : c’est trop dur, c’est trop gros, etc.). Alors qu’elle n’avait tendance à ne manger qu’une chose précise à chaque repas (que de pâtes à un repas, que du jambon à l’autre), elle mange plus varié. Elle accepte aussi plus facilement les différentes sortes de pâtes (y compris les pâtes aux légumes), les différentes sortes de gâteaux, les différentes sortes de viandes, les différentes sortes de bonbons.

Mais j’ai aussi gardé le meilleur pour la fin, la saison aidant, Lise s’est mise à manger des fruits. Elle ne les aime pas tous, mais elle mange volontiers les clémentines puis les pommes, les poires, les fraises et raffole des cerises… Vu d’où on vient, le chemin parcouru est énorme, la diversification est en cours. Je considère cette diversification comme une vraie diversification (pas celle subie à 6 mois par le bébé qui n’en n’est pas du tout acteur). Mais pour le moment, nous n’arrivons pas à lui faire manger des légumes. Quelques grignotages crus (carottes, radis, salade), mais sans plus. Mais peu importe pour nous, un jour, je n’en doute plus, ça viendra.

Nous gérons la diversification de Melody complètement différemment. Seul l’avenir pourra nous dire si nous avons tord ou raison. Mais tout ce qu’elle veut manger, elle le mange (dès l’instant que ce n’est pas dangereux pour elle). A 14 mois, elle grignotte déjà des frites après son repas, si c’est ce qu’il y a à notre menu, elle goûte les gâteaux apéritifs, elle mange du chocolat, de la brioche, des petits gâteaux. Les morceaux ne lui font pas peur (et à nous non plus) que cela soit du fromage, du jambon ou un peu de fruit.

Je n’ai pas jeté aux orties les recommandations de nos têtes pensantes, mais nous avons surtout décidé de lâcher du lest et laisser faire les envies de nos petites têtes impulsives. Et je ne me sens plus coupable face à notre échec des 5 fruits et légumes par jour !

Images : Frank Da Silva

Lis moi un livre ! Simon, le petit lapin de Stéphanie Blake

Je lis beaucoup. Pas de la grande littérature, mais les livres sont un de mes principaux passe-temps. C’est donc tout naturellement, que la bibliothèque de mes enfants est déjà bien remplie, et je n’ai donc pas fini de vous faire partager nos bonnes expériences sur ce sujet. Il est parfois difficile de sortir des classiques Tchoupi, et des livres à toucher, tant que les enfants n’ont pas la patience d’écouter une histoire trop longue.

Nous avons découvert, il y a un an, Simon (de Stéphanie Blake), ce petit lapin espiègle qui vit des aventures dans lesquelles les plus jeunes se reconnaissent assez bien. Les livres sont pleins de couleurs, très colorés, avec des dessins et un langage moderne. Ils sont aussi pleins d’humour et font travailler l’imagination des tous petits. Pour ne pas gâcher le plaisir, il existe en format compact (super pratique pour mettre dans le sac à dos quand on part en voiture) et à un prix raisonnable (environ 5€). Et encore, raisonnable est un adjectif tout relatif, je compare aux livres à toucher, par exemple, qui coûtent facilement plus de 10€. Voilà donc ceux que nous avons à la maison.

Dans cet épisode, Simon le petit lapin répond à toutes les questions par « Caca Boudin ». Ce qui va lui jouer un drôle de tour qui va lui faire passer l’envie de dire ces mots (pour mieux les remplacer par un autre…).Ce livre nous a initié, notre fille et nous, aux aventures de Simon. Il a été tout de suite adopté. Mais nous lui devons peut-être le comportement actuel de Lise qui dit que nous allons aux « Caca-nageurs » tous les samedi matin, parce que c’est franchement plus drôle comme ça !
Tout le monde a été confronté à un enfant mono maniaque sur le plan alimentaire. Simon n’y échappe pas, pas question de manger de la soupe, des légumes, de la viande. Il a décidé qu’il voulait des pâtes et rien d’autre ! C’est quand même d’un super lapin dont on parle, pas question de se laisser faire ! A moins qu’il ne se rende compte qu’il pourrait se priver de quelque chose de bien plus intéressant…
 Il se passe quelque chose dans la maison de Simon. Un petit squatteur semble s’être installé, et personne ne songe à le ramener à l’hôpital. En plus, ce petit squatteur n’est même pas protégé des loups qui rodent la nuit autour du lit de Simon. Qu’à cela ne tienne, malgré qu’il ne veuille pas de cet intrus dans sa maison, Simon est bien décidé à protéger ce bébé Cadum coûte que coûte !
Cette fois-ci ce n’est pas Simon qui rencontre un problème mais son petit frère. Pas question de faire dodo sans doudou ! Pourtant doudou est resté dehors, dans la cabane. Mais Simon, le super lapin, va prendre son courage à deux mains et va devenir Simon le super grand frêre. A l’assaut du noir, il va essayer de vaincre la nuit pour rendre son doudou à son petit frère.

Le point fort de ces livres est vraiment l’humour et la légèreté avec lesquels sont abordés les sujets. Ils ne sont jamais culpabilisants pour l’enfant (ni pour les parents d’ailleurs) et permettent vraiment d’aborder les sujets en dédramatisant ces petits tracas par lesquels on passe tous.