Déménage ! Quand on commence à être à l’étroit…

J’écris pour la première fois depuis notre nouvelle maison. Elle est encore vide, mais dès ce soir, mes enfants commenceront à prendre leurs marques dedans et les déménageurs apporteront tout les meubles demain et après demain.

Jusqu’à présent, nous vivions dans un appartement de 79m². Pas de quoi se plaindre à priori, mais voilà, nous étions à l’étroit. Tout d’abord, avec seulement deux chambres, nous (les parents) avons du migrer dans le salon… Ensuite, je dois reconnaître que nos enfants doivent être pourris gâtés, car nous sommes envahis de jouets. Je crois que la moitié des cartons que j’ai fait sont des cartons de jouets. Bien souvent, nous avions l’impression de vivre dans une maison de nain en nous cognant, un coup au coin de table, un coup sur le jouet qui traîne par terre, un coup sur le fauteuil du salon. Chaque recoin était utilisé, nous avons souvent fait des parties de Tetris pour essayer de caser plus de rangement, un nouveau jouet un peu encombrant, gagner de l’espace. Mais quand ce n’est plus possible, on a beau faire ce qu’on veut, ça ne rentre plus.

On s’est rendu à l’évidence qu’on ne pourrait pas trouver un appartement de trois chambres dans notre budget et dans la ville où nous habitions. Du moins, si nous pouvions, mais il fallait alors habiter au 10ème étage, avec un micro ascenseur où une poussette canne ne rentre pas dépliée. Ou alors il fallait habiter dans un immeuble un peu glauque, sale, etc. Soit nous restions où nous étions, soit nous louions une maison, beaucoup plus loin de notre travail, avec un petit jardin, et de l’espace ! Voilà le choix que nous avons fait.

Mais déménager avec trois enfants de moins de  4 ans, et en partant d’un appart déjà trop petit, ce n’est pas du repos. Les deux plus jeunes vivent assez bien le déménagement. La phase avant le déménagement en tout cas, mais je pense qu’ils auront plus de mal pour la phase après le déménagement. Mais pour la « grande » tout est compliqué. Elle ne veut pas quitter cet appartement où elle a toujours vécu. Elle aime sa chambre, elle a ses habitudes dans la maison, et à l’extérieur (les parcs, les manèges, l’école, etc.). Elle nous dit qu’elle préfère vivre dans une petite « maison » (notre appartement), que c’est sa maison, que sa chambre est belle, qu’elle préfère aller au parc plutôt que de jouer dans le jardin, qu’il y a assez de place pour jouer dans l’appartement, et que nous ne sommes pas si mal à dormir dans le salon… Cela se traduit par une recrudescence de bêtises et des couchers très compliqués depuis bientôt deux mois (cela peut durer jusqu’à 23h).

Un livre nous a quand même aidé à parler du déménagement avec les deux filles : Changer de maison de Dolto. Je n’avais pas encore acheté de livre de cette série, car je déteste les graphismes. Mais je dois avouer, que les choses sont bien expliquées, et cela permet aux parents, d’ouvrir la discussion avec les enfants. En tant qu’adultes, on ne se rend pas toujours compte des questions que peuvent se poser les enfants. Par exemple, nous deux filles n’avaient pas compris, imaginé quand changeant de maison, on allait quand même prendre toutes les affaires qu’il y a dans notre appartement et les mettre dans la maison. Imaginez comment cela peut être angoissant pour un enfant de penser qu’il va laisser tout ses jouets, son lit, ses affaires aux futurs habitants de son ancienne maison, et devoir utiliser les affaires des anciens habitants de sa nouvelle maison ?

A la fatigue des cartons, se rajoute alors le stress des soirées compliqués, les nuits parfois entrecoupées par notre plus jeune fils, qui a parfois besoin de ses parents la nuit, les maladies infantiles.

En quelques chiffres ce déménagement sera pour nous :

  • 1 maison
  • 60m² habitables en plus
  • 200m² de terrain de jeu
  • 3 chambres
  • 1 salon deux fois plus grand
  • 1 salle d’eau supplémentaire (et 1 WC supplémentaire)
  • La forêt à portée de vélo pour faire les ballades

mais aussi

  • 3 jours de déménagement
  • 3 varicelles
  • 2 mois à faire des cartons
  • environ 140 cartons
  • 22 km de transport en plus (et 30 minutes de trajet en voiture)
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Lis moi un livre ! Simon, le petit lapin de Stéphanie Blake

Je lis beaucoup. Pas de la grande littérature, mais les livres sont un de mes principaux passe-temps. C’est donc tout naturellement, que la bibliothèque de mes enfants est déjà bien remplie, et je n’ai donc pas fini de vous faire partager nos bonnes expériences sur ce sujet. Il est parfois difficile de sortir des classiques Tchoupi, et des livres à toucher, tant que les enfants n’ont pas la patience d’écouter une histoire trop longue.

Nous avons découvert, il y a un an, Simon (de Stéphanie Blake), ce petit lapin espiègle qui vit des aventures dans lesquelles les plus jeunes se reconnaissent assez bien. Les livres sont pleins de couleurs, très colorés, avec des dessins et un langage moderne. Ils sont aussi pleins d’humour et font travailler l’imagination des tous petits. Pour ne pas gâcher le plaisir, il existe en format compact (super pratique pour mettre dans le sac à dos quand on part en voiture) et à un prix raisonnable (environ 5€). Et encore, raisonnable est un adjectif tout relatif, je compare aux livres à toucher, par exemple, qui coûtent facilement plus de 10€. Voilà donc ceux que nous avons à la maison.

Dans cet épisode, Simon le petit lapin répond à toutes les questions par « Caca Boudin ». Ce qui va lui jouer un drôle de tour qui va lui faire passer l’envie de dire ces mots (pour mieux les remplacer par un autre…).Ce livre nous a initié, notre fille et nous, aux aventures de Simon. Il a été tout de suite adopté. Mais nous lui devons peut-être le comportement actuel de Lise qui dit que nous allons aux « Caca-nageurs » tous les samedi matin, parce que c’est franchement plus drôle comme ça !
Tout le monde a été confronté à un enfant mono maniaque sur le plan alimentaire. Simon n’y échappe pas, pas question de manger de la soupe, des légumes, de la viande. Il a décidé qu’il voulait des pâtes et rien d’autre ! C’est quand même d’un super lapin dont on parle, pas question de se laisser faire ! A moins qu’il ne se rende compte qu’il pourrait se priver de quelque chose de bien plus intéressant…
 Il se passe quelque chose dans la maison de Simon. Un petit squatteur semble s’être installé, et personne ne songe à le ramener à l’hôpital. En plus, ce petit squatteur n’est même pas protégé des loups qui rodent la nuit autour du lit de Simon. Qu’à cela ne tienne, malgré qu’il ne veuille pas de cet intrus dans sa maison, Simon est bien décidé à protéger ce bébé Cadum coûte que coûte !
Cette fois-ci ce n’est pas Simon qui rencontre un problème mais son petit frère. Pas question de faire dodo sans doudou ! Pourtant doudou est resté dehors, dans la cabane. Mais Simon, le super lapin, va prendre son courage à deux mains et va devenir Simon le super grand frêre. A l’assaut du noir, il va essayer de vaincre la nuit pour rendre son doudou à son petit frère.

Le point fort de ces livres est vraiment l’humour et la légèreté avec lesquels sont abordés les sujets. Ils ne sont jamais culpabilisants pour l’enfant (ni pour les parents d’ailleurs) et permettent vraiment d’aborder les sujets en dédramatisant ces petits tracas par lesquels on passe tous.

Lis moi un livre ! Le changement de statut pour les grands frêres et les grandes soeurs.

Pour ma seconde comme ma troisième grossesse, nous nous sommes beaucoup servis de livre pour aider nos filles à aborder la problématique de la grossesse et l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur.

J’en ai lu beaucoup, mais peu m’ont satisfait. Je suis peut être difficile, mais entre les graphismes trop enfantins, ou trop grossiers,  les discours non adaptés à un enfant de l’âge des miens (1 an et 2ans1/2) ou les livres qui s’adressent plus aux parents qu’à l’enfant, j’ai eu du mal à trouver un livre qui me plaise.

Le meilleur que j’ai trouvé est « Il y a une maison dans ma maman » de  Giles Andreae, Vanessa Cabban, Marie-France Floury. Dans ce livre, un petit garçon explique avec ses mots ce qu’il entend, ce qu’il voit et ce qu’il comprend de l’arrivée d’un bébé dans sa famille. Il exprime toutes ces étrangetés qu’il perçoit autour de lui.

Il est très bien écrit, tout en rythme et en rimes. Si bien écrit que Lise, envoûtée par ce récit mélodieux, connaît certaines pages par coeur et nous les récite avant qu’on ait le temps de les lui lire. Il permet à l’enfant de poser ses questions sur tous ces changements que lui-même observer (Pourquoi maman est si fatiguée ? Pourquoi le bébé n’a pas de lit dans le ventre ? etc.). Cependant, je lui reproche de ne pas aborder les doutes et les peurs du grand-frère ou de la grande soeur (Est-ce que je vais rester le bébé de la maison ? Est-ce que mes parents m’aimeront encore ? etc.) et de les rassurer sur ces sujets.