Ecoute-moi ! Observer les jeux de ses enfants…

Pour les Vendredis Intellos, j’ai partagé un article à propos d’un extrait du livre Le bébé philosophe de A. Gopnik.

Cet article m’a fait beaucoup réfléchir sur moi et mon « imagination débordante » très développée de mon enfance à mon adolescence. Mais cela pourrait faire l’objet d’un billet à part entière. Il m’a également fait réfléchir si l’imagination de mes propres enfants.

Depuis l’âge d’un an, mes deux filles ont commencé à extérioriser leur imagination. Elles jouent à longueur de journée avec toutes sortes de personnages (Playmobils, Little People, Bébés, Peluches, Doudous, etc.). Je me souviens de la première fois où on a vu Lise mimer des choses avec un playmobils. Elle avait un an et demi et le playmobil montait et descendait les escaliers… Elle a également commencé à jouer avec son bébé plutôt, mais les gestes n’étaient pas assez précis. Melody a joué au playmobil et au bébé bien plutôt vers un an, et la précision de ses gestes nous a de suite étonné (son bébé ne s’est jamais retrouvé trimballé par un pied la tête en bas).

J’aime beaucoup m’arrêter et les écouter. Peut-être parce que quand j’étais enfant, mon « imagination débordante » était raillée par mes frêres. Mais quand j’écoute mes filles raconter leurs histoires c’est avec beaucoup de tendresse et beaucoup d’attention. Ces histoires ne sont absolument pas sans queue ni tête comme mes frères avaient tendance à le penser pour moi.

J’avais déjà remarqué que les sujets débattus entre Playmobils n’étaient pas pris au hasard. Jusqu’à présent, je pensais que ces petits personnages leur permettait de revivre des scènes du quotidien pour bien les assimiler. C’est comme ça que lorsque Melody était toute petite, les playmobils ont été très violents entre eux et se faisaient souvent punir (Lise avait quand à elle des gestes malheureux envers sa petite soeur). Depuis septembre, les peluches vont souvent à l’école ou chez le docteur. Je pensais qu’elles ne faisait que reproduire la réalité sans cesse.

Mais suite à ma lecture de ce cours extrait sur la causalité et les contrefactuels, j’ai repensé à toutes mes longues observations des histoires qu’elles racontent. Je suis persuadée maintenant qu’elles ne font pas que revivre la réalité. Elles la modifient sans cesse pour observer, intégrer ce que chacune de ces modifications peut impliquer. Quand elles nous demandent d’intervenir et de jouer avec elles, c’est souvent pour éclaircir un point.

Je me souviens quand Lise voulait sans cesse qu’on joue à la maîtresse. Je faisais la maîtresse, les peluches faisaient les élèves et elle faisait le « parent ». Nous étions avec elle en plein apprentissage de la politesse, nous lui demandions de dire bonjour à la maîtresse en arrivant et au revoir en repartant. Elle a eu besoin de cette longue phase d’exploration des possibilités avec nous, dans des rôles inversés pour comprendre et assimiler ce qu’on lui demandait. Ce qui se passait entre le moment où elle déposait ses peluches à « l’école » et celui où elle les récupérait, cela ne l’intéressait pas. Elles se focalisait sur ce qu’on lui demandait nous à l’arrivée et au départ départ à l’école. Maintenant qu’elle a fait le tour de tout cela, elle ne nous sollicite plus sur ce sujet.

C’est pour cela aussi que j’aime écouter leurs histoires. Non seulement je suis bluffée par le détail, la précision et la pertinence de ce qui s’y passe, mais cela me permet aussi de comprendre leurs préoccupations et de pouvoir aborder avec eux des discussions autour d’elles. Mais en général, je n’interviens pas dans ses histoires sans qu’elles me le demandent, parce que quand je le fais, j’ai l’impression de les déranger comme si j’avais surpris des conversations qu’elles n’avaient pas forcément envie qu’on entende.

Cela me confirme également qu’il faut savoir trouver un peu de temps pour chacun de ses enfants. Parce que quand elles se racontent des histoires à deux, les thèmes abordés sont moins parlant et traitent souvent des préoccupations d’une seule d’elle. Il faut donc savoir observer ses enfants indépendamment les uns des autres pour connaître les pensées de chacun.

Ecouter les histoires de ses enfants est aussi à double tranchant, on y voit aussi ce qu’on n’aimerait pas savoir et voir. Je parle notamment de notre propre attitude et notre propre comportement. Les enfants sont très doués pour la caricature. Comment s’appelle mon blog déjà ? Je devrais me le répéter en boucle…

Et vous, aimez-vous observer les jeux de vos enfants ? Y apprenez vous des choses ?
Images : Anthony Sigalas

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Caresse-moi ! La relation bébé-chats…

J’ai trois chats à la maison, pour moi comme pour mes enfants, ils font partie à part entière de la famille. Et c’est avec plaisir que je vois chaque jour la relation entre les enfants et les chats se créer parfois à l’initiative des chats eux-même.

Nous avons un mâle tigré de 5 ans. Le seul intérêt qu’il porte aux enfants est l’intérêt qu’il porte à leurs affaires. Il a bien apprécié l’arrivée de nos enfants parce que c’est synonyme de moelleux et de confort. Nacelle, turbulette, transat, coussin d’allaitement, tapis à langer, sont autant de lieux  assimilables au paradis des chats ! Quand les bébés sont en âge de s’intéresser à lui, il les évite, il se tient à une distance respectable des mains arracheuses de poils. Quand ils sont assez grand pour lui faire de vrais caresses, il les accepte mais ne vient pas les chercher.

Nous avons une femelle de 4 ans. C’est le chat dominant de notre maison. Elle est en recherche permanente de l’attention de nos enfants. Comme notre premier chat, elle adore le confort qu’apporte l’arrivée d’un bébé à la maison. Elle adorerait dormir au pied du lit de mes filles. Sa meilleure cachette pour dormir en ce moment c’est dans le tiroir sous le lit de mon aînée… Les nourrissons, elle n’en a rien à faire. Mais à partir de 6 mois, tout change. Elle ne lâche pas Jack. Dès qu’on le pose sur le tapis d’éveil, elle débarque. Il faut être très prudent. Elle lui tourne autour pour avoir des caresses. Sauf que le petit chou, les caresses, pour lui, ne sont pas très différentes du tirage de poils et de queue. Jack est ravi de voir cette peluche vivante débarquer dans son aire de jeu et il n’a de cesse de la toucher. Cela nous fait un peu flipper parce que notre femelle est un chat stressé et elle a tendance à se retourner un peu contre le tripatouilleur… On est donc extrèmement prudent avec lui. Avec les filles, la donne est un peu différente, elles savent faire des caresses. Dès que les filles dorment trop longtemps à la sieste, notre femelle part dans le couloir miauler l’air de dire (levez-vous bande de flemmardes). Une fois la porte ouverte, elle saute sur le lit de la grande pour avoir sa dose de caresse.

Pour finir, nous avons un petit mâle de 1 an. Il ressemble à un vrai petit nuage de douceur. Il commence à s’intéresser à Jack, mais il est beaucoup moins insistant que la femelle. Il adore les filles et c’est réciproque. Il vient lui aussi leur dire bonjour quand elles se lèvent. Il reste parfois sur leurs genoux quand elles prennent le biberon. Il leur tourne autour quand elles jouent et qu’il veut des caresses. Pire, il les laisse même parfois jouer à la poupée avec lui. Elles peuvent alors le mettre dans le lit des bébés ou dans le landau avec une petite couverture …

On pourrait croire qu’avec trois chats, mes enfants auraient leur compte de bêtes à poils, mais le leitmotiv du moment c’est « p’tit chien ! p’tit chien ! ». Et je ne vous dit même pas leur tête quand on va au rayon animaux des animaleries, je crois qu’ils pourraient adopter n’importe quelle bête (à poils, à plume ou à écaille d’ailleurs !).

Et vous, vous avez des animaux à la maison ?

Images : Peter Lee

Je veux redevenir un enfant ! Ce que nous leurs envions…

Il y a certains objets, certaines situations qui me donnent envie de redevenir un enfant.

  • Pyjamas et turbulette : J’aime bien être bien au chaud pour dormir, et malheureusement, j’ai souvent froid aux pieds. Ce serait tentant d’avoir un pyjama aussi hermétique qu’un bébé, avec les pieds bien au chaud, et une turbulette qui nous empêcherait de nous découvrir la nuit. Pour ceux qui seraient vraiment nostalgiques et qui n’auraient pas peur pour leur couple, sachez qu’il est possible de trouver des grenouillères et turbulettes pour les adultes (il suffit de faire une recherche sur Grenouillère Adulte et Turbulette Adulte pour avoir l’embarras du choix).
  • Sorties en poussette : Quand on fait une longue ballade, ou dans les files d’attente qui n’a pas rêvé d’avoir un fauteuil pour pouvoir s’asseoir, se reposer un petit peu ? Et bien nos petits bambins ont cela sous la main la plupart du temps. En plus d’être assis, ils ont toujours une capotte ou une ombrelle pour s’abriter un peu du soleil ou de la pluie. Une bonne couverture ou une chancelière pour rester bien au chaud ! Qui peut dire qu’ils n’aimeraient pas profiter d’une ballade en plein air avec tout le confort possible ?
  • Sorties en voiture : En voiture, les enfants ont tout (en tout cas chez nous). Le siège auto parfois inclinable qui leur permet de piquer un roupillon, le lecteur DVD avec la sélection des plus grands best sellers, les petits gâteaux pour passer le temps et les pires des animateurs : leurs parents qui n’ont qu’un seul objectif : éviter les cris !
  • Soins : Quand on est un enfant et qu’on est malade, il y a toujours quelqu’un pour prendre soin de nous, on peut se faire dorloter, rester sous sa petite couette bien au chaud, pendant qu’on subvient à tous nos besoins. En tant que parent, c’est un peu différent, on a rarement le droit ou le temps d’être malade et à moins d’être alités il faut bien continuer la routine quotidienne.
  • Vacances scolaires : Que cela soit les petites vacances ou les vacances d’été, j’en garde de très bons souvenirs. Du point de vue des parents que nous sommes maintenant, je trouve l’alternance période scolaire – vacances assez bien rythmée. Quand on voit la fatigue de l’école s’accumuler, les vacances arrivent toujours à point. Quand vient le temps des vacances pour mes enfants, je rève aussi d’avoir les mêmes vacances, mais chacun sait que pour les parents, les vacances ne sont pas aussi oisives que pour nos chers bambins.
  • Emerveillement : J’ai parfois l’impression que les enfants ont une vision juste du monde. Un rien les émerveille, tout les passionnent, les étonnent. Le monde est à leurs yeux une merveille. J’aimerais avoir aussi cette vision du monde qui est un rempart à la morosité, à la routine.
Mais attention, je ne veux pas redevenir un enfant, on se souvient tous de ce qu’on enviait aux adultes…
C’est pourquoi sur certains sujets, avoir des enfants m’a permis de retourner un peu en enfance :
  • Gourmandises : J’ai toujours une bonne excuse à la maison pour avoir dans ses tiroirs kinder surprise, bonbons, gâteaux.
  • Jeux : J’adore jouer avec mes enfants aux playmobils, aux petits poneys, aux animaux de la ferme, faire de la peinture, du dessin, des collages.
  • Ballade : Nous redécouvrons les ballades aux zoos, dans les parcs, les aquariums, les parcs d’attraction.
  • Découverte du monde : les remarques, les questions de nos enfants nous font redécouvrir le monde avec un regard neuf et non déformé.

Et vous qu’enviez-vous à vos enfants ? Que vous ont il permis de redécouvrir ?

Images : Harald Hoyer

Soyons logique ! Un petit message pour les concepteurs d’articles de puériculture…

Voilà environ 4 ans que, par la force des choses, je suis concernée par les articles de puériculture. Et je me dis parfois que les concepteurs de ces articles ne doivent pas avoir d’enfants. Voici une liste d’aberrations que j’ai relevé :

  • Petits pots pour bébé : Il n’y a pas toujours adéquation entre l’âge d’introduction des aliments du carnet de santé et celui des petits pots. M. Bledina et Mme Nestlé sont ainsi beaucoup plus souples que les pédiatres que j’ai croisé et n’hésitent pas à introduire fruits exotiques et fruits rouges très tôt dans la diversification. Et si on veut suivre les recommandations qui consistent à n’introduire qu’un légume à la fois, on est bien obligé de faire les petits pots soi-même.
  • Divers matériels :
    • Beaucoup de matériel de puériculture en contact direct avec nos bébés n’est pas déhoussable et ne se lave pas facilement, ils sont pourtant souvent machouillés ou soumis aux régurgitations ou autres projections accidentelles. Avez-vous déjà essayé de laver un lit parapluie ( que cela soit un matelas, ou le tissu autour) ? Le fond rembourré d’un parc ? Les jouets en tissu qui ne sont lavables qu’en surface ? Les transats non déhoussables ? La housse rembourrée et le harnais d’une chaise haute ?
    • Nous vivons en appartement, donc nous avons besoin de matériel « compact », mais je suis toujours surprise par la place que prend ce matériel compact une fois plié. Je pense notamment à ma chaise haute qui prend quasiment autant de place pliée que dépliée (j’avoue j’exagère un peu, mais à peine) !
  • Jeux d’éveil et apprentissages : De nombreux jeux électroniques destinés aux tous-petits (0-2 ans) demandent à l’enfant d’appuyer sur  une couleur ou un nombre. Je sais que mes enfants sont les plus beaux, les plus merveilleux et les plus intelligents, malgré tout ils n’arrivent pas à deux ans à trouver les bonnes couleurs ou les bons nombres… Je me suis donc mise de suite à la recherche de cours de soutien pré-scolaire ! Les hochets en tissu et les tapis d’éveil contiennent  souvent un petit « pouet » qui ne fait plus de bruits une fois passé en machine.
  • Jouets pour le bain : Il existe bon nombre de jeux pour le bains qui sont de type « aspergeurs ». Le principe est de les remplir d’eau et de s’asperger avec. Non seulement c’est tellement dur que les enfants ne peuvent les utiliser seul mais en plus, il est quasiment impossible de les vider complètement à la fin du bain. Du coup, les algues prolifèrent à l’intérieur et on ne peut l’empêcher éternellement, même en les stérilisant régulièrement. Ce sont donc pour moi des jouets jetables par excellence.
  • Pyjamas : La plupart des pyjamas des tous petits sont boutonnés dans le dos. Or, il est préconisé de coucher les nourrissons sur le dos. Cela signifie que nos enfants dorment sur une magnifique rangée de boutons pressions, pile sur leur colonne vertébrale. Cela ne doit pas être très agréable. J’imagine que cela doit dater de l’époque où on préconisait de coucher les enfants sur le ventre, mais au bout de quelques décennies, ils auraient quand même pu s’adapter.
  • Body : Les bodys les plus courants sont des bodys à emmanchures américaines. Pourtant ce type de body n’a pour moi que des inconvénients :
    • Quand on a un jeune bébé qui sort tout droit de la maternité, il n’y a rien de pire que d’essayer de le tortiller dans tous les sens pour lui enfiler un body par la tête alors qu’on nous répète sans cesse que sa tête est fragile.
    • Quand on a un jeune bébé allaité qui, comme mes trois enfants, sont spécialistes pour avoir des débordements de couches à tout va, vous pouvez être sûr qu’en lui changeant le body tâché par ses magnifiques selles dorées, vous lui en mettez plein les cheveux et il est bon pour un bain. (Je vous avoue qu’après trois bébés, j’ai enfin compris qu’on pouvait éventuellement enlever ces bodys par le bas)
    • Le col de ces bodys est large, et le système de croisement des pans à l’encolure fini toujours par bailler. On se retrouve alors avec des bébés au cou très dénudé.
  • Turbulettes avec manches : Je dois avoir des enfants à bras court parce que dans toutes les turbulettes avec manche que j’ai, les manches sont deux fois trop longues. Je dois avoir des enfants qui tiennent plus des tyrannosaures que des gorilles.

Ce sont les exemples qui me viennent de suite en tête, mais je suis sûre qu’on pourrait en trouver des millions. Vous en avez quelques uns en tête ?

Images : WorldSkills International