Travaille ! Un congé parental qui coule de source…

Après avoir décidé de me mettre en congé parental pour 4 mois et être passé de la peur, à l’attente, voilà que je me retrouvais en congé parental. J’ai décidé de prendre les choses en main pour profiter de mes enfants, tout en ayant l’impression d’être active et de faire des choses qui m’ont fait plaisir. Pour cela, je me suis fait un planning pour les tâches ménagères, j’ai instauré des rituels avec les enfants et surtout je me suis accordée une activité strictement personnelle et sans enfant tous les jeudis soirs. J’ai voulu également profiter pour essayer d’instaurer des règles que nous n’avions jamais pu mettre en place nos enfants (faute de temps, de patience, de suivi, etc.). C’est ainsi que pendant ce congé j’ai :

  • fabriqué un château playmobil,
  • rangé mon garage et mes combles,
  • fait du tri,
  • repeint les meubles de ma cuisine,
  • cousu deux sacs à doudou,
  • fabriqué des costumes de Père Noel et Mère Noël pour la fête de l’école vendredi,
  • désherbé et refait complètement deux parterres de fleurs,
  • fait de nombreux essais culinaires pour faire manger des légumes à mes enfants (il y a eu de vrais succès et de vrais échecs),
  • trouvé des astuces pour rendre mes filles plus autonomes pour s’habiller,
  • accompagné des sorties scolaires,
  • regardé beaucoup d’émissions débiles,
  • pris du temps, beaucoup de temps pour ne rien faire avec mes enfants, les regarder jouer, les regarder grandir, interagir, se chamailler, négocier. En bref, je les ai regardé grandir.

Ce fut vraiment un congé parental riche. J’ai beaucoup appris, sur moi et sur mes enfants :

  • quand il faut négocier, et quand il ne faut pas,
  • quand il faut les laisser gérer leurs différents et quand il faut intervenir,
  • quand il faut les occuper, ou les laisser libre,
  • quand ma patience s’est évaporée,
  • ce que je peux exiger d’eux, et ce qu’ils ne sont pas prêts à faire.

J’ai l’impression que ce congé parental fut une pause salutaire, un instant de paradis et une prise de conscience. Il y a eu des disputes, des engueulades, des colères côté parent comme côté enfant, mais il y a eu aussi beaucoup plus de tendresse, d’échanges et de partages. J’ai aimé ce congé parental. J’ai découvert mes enfants. Je crois que jusqu’à présent, j’aimais mes enfants car c’était mes enfants. Dès qu’il nait on aime son enfant (en tout cas dans la plupart des cas), c’est quasiment instinctif. Mais au cours de ce congé parental, cet amour a changé, je les aime différemment : pour ce qu’ils sont, pour leurs qualités et leurs défauts, je les aime en tant qu’individu unique. Je ne les aurais pas mis au monde, je les aurais aimé quand même. Je sais maintenant que je ne les aime pas seulement parce que ce sont mes enfants. Je trouve ça dingue qu’il m’ait fallu ce congé parental pour être consciente de tout ça. Mais j’ai l’impression que les soirées, les week-ends et les vacances ne m’avaient pas suffit à réaliser cela. Je n’en avais pas le temps, pas l’envie trop désireuse de me reposer moi, d’avoir du temps pour moi et trop prise par les obligations familiales (ménage, courses, médecin, repas, etc.)

J’ai aussi complètement changé d’avis sur le congé parental. Avant cela, je me suis toujours dit que les mères au foyer se marginalisaient, que l’idéal est de continuer à avoir une activité professionnelle à temps partiel. Je me suis toujours dit que pour les enfants, à partir du moment où ils étaient habitués petits à être gardés par une autre personne, il n’y avait pas de raisons que cela pose problème. Pourtant, je dois avouer que j’ai trouvé mes enfants plus heureux, plus épanouis, plus calmes, plus posés. Ils ont aussi beaucoup appris, beaucoup évolués.

Nous vivons dans une société qui pousse à l’activité des parents.  Un des métriques de la réussite de leur politique en faveur de l’égalité homme-femme est le taux d’activité des femmes. J’ai l’impression qu’on ne se pose jamais la question de savoir ce qui est le mieux pour les enfants. Il est important que tout le monde puisse faire ses propres choix. Mais j’aimerais vivre dans une société qui permette aux enfants d’avoir au près d’eux leurs parents quand ils ont besoin d’eux. Emmener ses enfants à l’école le matin sans rouspéter parce qu’on va être en retard au travail c’est important. Etre là à la sortie de l’école pour les entendre se décharger de cette longue journée c’est important. Etre là quand ils sont patraques, c’est important (même si j’ai horreur de ça). Participer à la vie de l’école, les voir dans cet environnement extérieur à la maison, c’est important. Discuter avec les parents des enfants qu’ils côtoient, c’est important.

N’est-ce pas paradoxal, par exemple,

  • Que ma nounou laisse ses propres enfants à une inconnue pour venir garder mes enfants ?
  • Que jusqu’à présent, je ne me sente pas capable de m’occuper à 100% de mes enfants ?
  • Que mes enfants passent plus de temps avec leur nounou qu’avec leurs parents ?

Pour en avoir discuté autour de moi, je ne suis pas la seule mère qui ne pensait pas être capable de garder ses enfants, n’en ont jamais eu envie, et qui, une fois confrontées à cette situation se sont rendus compte du bonheur que c’était et qui sont retournés au travail le cœur serré. Je parle de mère, mais en réalité, il en est de même pour les pères.

J’aimerais vivre dans un monde où les rythmes de travail seraient moins rigides et où on pourrait, par période, augmenter ou réduire notre capacité de travail et que cela se fasse naturellement, sans négociation car tout le monde se dirait que c’est un choix personnel, le choix idéal de chaque foyer…

Images : Hamed Saber

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Travaille ! Un congé parental attendu…

Je vous ai déjà expliqué comment je m’étais retrouvé en congé parental malgré moi. Entre le moment où la décision a été prise et le début du congé parental il y a eu 4-5 mois. Pendant ces quelques mois, mon esprit a navigué entre la crainte et l’attente.

Il m’a fallu un mois pour accepter complètement positivement ce congé parental. Pendant que je mettais tout ça en place, administrativement parlant (j’entends par là, avec mon entreprise), j’ai découvert que, légalement, mon entreprise pouvait me refuser ce congé parental. En effet, la loi autorise les parents à prendre un congé parental jusqu’au 3 ans de l’enfant. Ce qu’on sait plus rarement, c’est que cela est possible dans la limite de 3 renouvellements. Dans mon cas, j’avais besoin de 4 renouvellements (car chaque changement de rythme 4/5ème vers temps plein par exemple, correspond à un renouvellement). Quand j’ai cru que ce congé-parental-malgré-moi pourrait devenir recrutement-de-nounou-de-remplacement-malgré-moi, j’ai compris que finalement, au fond de moi, ce congé parental je le voulais vraiment.

J’aime bien que les choses soient carrées, logiques, j’aime bien l’équité. Cette mini-obsession a été très satisfaite par le fait qu’il y ait exactement 19 mois entre chacun de mes enfants… Ceci a également entraîné que :

  • j’ai ainsi pu profiter de Lise vers ses 18 mois quand j’étais en congé maternité de Melody.
  • J’ai pu profiter de Melody vers ses 18 mois (et aussi un peu de Lise qui entrait à l’école) quand j’étais en congé maternité de Jack.

Mais comme Jack est le petit dernier, je n’aurais jamais eu l’opportunité de profiter de lui avant son entrée à l’école sans ce congé parental impromptu. Je n’avais, que rarement, l’occasion de m’occuper de lui à 100% puisque ses sœurs ont toujours été dans les parages.

Ceci s’est combiné à une autre prise de conscience plus inquiétante. Moi, la mère de mes enfants, je redoutais de m’en occuper. Mes enfants, je les aime. Je n’ai aucun doute là-dessus, depuis qu’ils sont nés et même avant. Je les aime parce que ce sont mes enfants, ils sont petits, vulnérables, ils ont besoin de leurs parents. Mais, passer du temps avec eux, seule à seule m’a toujours fait peur, pour de multiples raisons. . Mes peurs étaient multiples :

  • peur de ne pas être à la hauteur : je ne sais pas si  nos parents ressentaient cela aussi, mais j’ai l’impression qu’on est une génération de parents angoissés, qui se mettent la pression, qui se comparent. Je me suis toujours mise la pression toute seule depuis qu’on a des enfants. Comme si j’étais seule responsable de la réussite de l’éducation de mes enfants : manger équilibré, bien dormir, être sage, être bien élevés, etc. Comme si chaque écart était comme un échec.
  • peur de n’avoir plus de temps pour moi : quand je travaille, je sais que j’ai quelques temps où je n’ai pas d’autres responsabilités que ma propre responsabilité (notamment, les temps de trajets et les temps de repas).
  • peur de décevoir mon mari qui pourtant n’avait aucune attente particulière. Il voulait juste que je garde mes enfants pour leur éviter une nouvelle adaptation pour une nouvelle nounou.
  • peur pour mon travail : je n’avais pas peur pour un licenciement, mais juste que cela freine encore plus ma carrière, que les projets sur lesquels je travaillais soient repris par d’autres.
  • peur de décevoir mes enfants : cela ne doit pas être agréable d’entendre ses enfants nous dire qu’ils préféraient la nounou.

Le déroulement de mes mercredis en étaient une illustration, même si ça s’améliorait depuis qu’on était dans la maison, je finissais souvent la journée épuisée, à bout de nerf, avec l’impression d’avoir rien fait, ou tout mal…

Les parents qui ne sont pas capables de s’occuper de leurs enfants sont rares. Tout dépend ensuite du niveau d’exigence qu’on vise, des critères qu’on se fixe pour déterminer si oui, ou non, on sait s’occuper de nos enfants. Le seul critère qui devrait compter c’est le respect de ses enfants, de leur santé, leur bien-être et leur bonheur. Mes enfants en ont rien à faire de savoir si je suis à jour dans les tâches ménagères. Mes enfants n’ont pas le sentiment d’avoir mal mangé quand ils mangent plusieurs fois des pâtes dans la semaine.

Je me suis demandée, comment on en arrive là : ne pas se sentir capable de s’occuper de ses propres enfants alors qu’à aucun moment on ne fait quelque chose de grave, de dangereux. Ma conclusion est que nous vivons dans une société qui a érigé le travail des femmes comme un objectif à atteindre. Le corollaire, c’est qu’on estime que le mieux pour nos enfants c’est d’avoir deux parents qui travaillent, et donc quelqu’un d’étranger au foyer qui s’occupe d’eux tout ce temps. Plus personnellement, à force d’entendre que je ne dois surtout pas faire l’erreur de m’arrêter un jour de travailler pour mes enfants, je me suis peut être inconsciemment persuadée que, de toute façon, je n’en serais pas capable et qu’il n’y avait donc rien à regretter.

A partir de là, je l’ai attendu ce congé parental. J’avais envie de voir si je pouvais prendre soin de mes enfants, les aider à grandir au mieux tout en étant heureuse de le faire. J’ai décidé de profiter de cette chance qui m’était donné sans trop me mettre la pression et sans non plus idéaliser un monde merveilleux où tout serait rose et chantant au quotidien.

La suite viendra dans quelques temps…

Images : Robert Wade

Travaille ! En congé parental malgré moi…

J’ai trois enfants, et trois reprise de travail après des congés maternité à mon actif.

1er congé : 16 semaines de congé maternité et un retour au travail à temps plein qui coule de source. J’avais une grande envie de voir du monde, retrouver un rythme qui n’est plus celui d’un bébé, manger à des heures décente sans être interrompue.

2eme congé : 16 semaines de congé maternité avec les deux filles en permanence, puis 3 semaines de congé payés. Le retour au travail s’est fait au 4/5eme et dans la douceur avec une période d’adaptation avec la nounou (ma belle-mère en l’occurence) qui garde les enfants chez nous. Je crois que j’étais soulagée de retourner au travail car Lise qui avait 2 ans était parfois difficile à gérer, elle avait beaucoup de colère et de jalousie envers sa soeur qui en pâtissait au quotidien. Et je rentrais souvent manger avec elles le midi.

3ème congé maternité : 6 mois de congé maternité, plutôt cool. La naissance ayant lieu après la rentrée scolaire nous avions déjà une nounou qui s’occupait des filles (à la maison) 4 jours sur 5 et que nous avions gardé pendant le congé maternité pour être sûrs de ne pas la perdre. Elle devait garder nos enfants jusqu’aux 3 ans de Jack, donc le coût financier valait bien le gain en stabilité pour nos enfants. Je me suis surtout concentrée sur mon bébé, mon retour au travail était clair, et Jack était accoutumé à la nounou, les filles avaient déjà leur rythme bien installé. Il n’y a eu donc aucun heurs, pas de déchirement, ni pour eux, ni pour moi.

Le point commun de ces trois reprises est l’évidence avec laquelle elles ont pris place, le sentiment de retourner à ma place et à une vie sociale. Bref de retourner dans la vraie vie.

Et puis il y a eu ce congé parental. Je ne l’avais pas prévu. Il ne venait pas de moi. Après que ma nounou précédente nous ai quitté (celle que Jack devait garder jusqu’à ses trois ans), ma nouvelle nounou est tombée enceinte en janvier, moins de 5 mois après le début de son travail. Elle nous a tout de suite dit qu’elle souhaitait continuer avec nous après son congé maternité. Le mieux, raisonnablement, pour nos enfants était que je m’arrête le temps de son congé maternité pour m’occuper des enfants (les autres alternatives étaient de la remplacer temporairement, ou définitivement en évoquant le changement de mode de garde puisque deux de nos filles seraient scolarisées en septembre de la même année).

Je le redoutais ce congé. Les mercredis, seule avec les 3, étaient très compliqués les 6 premiers mois (a l’appartement) mais cela s’était nettement amélioré depuis le déménagement dans la maison. Je redoutais de prendre en charge tout le quotidien, tous les jours : 4 aller retours à l’école, 2 repas, 1 goûter, les bains. Je ne pourrais plus me reposer sur la nounou pour faire une bonne moyenne sur l’équilibre alimentaire des repas. Ce serait a moi de trouver les recettes magiques pour leur faire manger quelques légumes. Je devrais prendre en charge une part plus importante des tâches ménagères puisque je serais la plus présente au foyer. Je devrais prendre en charge tous les petits maux et bobos du quotidien. Il n’y a pas de jours enfants malades pour une mère au foyer : c’est un peu le quotidien les journées enfant malade… Il n’y a pas non plus d’arrêts maladies.
Je me suis toujours sentie incapable d’être mère au foyer. Comment peut-on se sentir heureux comme ça ? Aujourd’hui encore, quand j’en parle à ma mère je perçois sans effort la rancoeur qu’elle garde face à cette situation qu’elle a choisi mais qui lui a semblé imposé. Cette rancoeur elle me l’a exprimée alors que j’habitais encore chez eux, et me l’a rappelé quand j’ai eu des enfants (pour me mettre en garde contre cette erreur à ne pas faire). Etre mère au foyer est souvent ingrat, non reconnu par la société. On est coupé du monde (du travail), soumis au rythme des enfants. On subit le même rythme quasiment toute la semaine, de la routine né l’ennui. Il y a beaucoup plus de contraintes à garder des enfants qu’à aller travailler.

Malgré cela, nous avons décidé (car c’est une décision de couple) que je me mette en congé parental car cela semblait le mieux pour nos enfants, notre famille, et que cela serait de toute façon une solution temporaire.

La suite : Un congé parental attendu…

Images : Dan Iggers

un, deux, trois ! Quelle transition fut la plus difficile…

Une question revient régulièrement. Quelle situation est la plus compliquée à accepter : passer de zéro à un enfant, de un à deux ou de deux à trois ? Cela pose la question de l’équilibre vie personnelle, vie de famille.

Quand on est célibataire, toute notre attention est centré sur soi. On est le centre de son propre monde, notre vie est rythmée par nos propres besoins, nos propres contraintes.

Quand on vit en couple, c’est un premier changement. Deux personnes autonomes et auto-suffisantes doivent apprendre à vivre ensemble. Quand on vit ensemble, beaucoup de choses se font désormais en commun ou se répartissent entre l’un et l’autre. Cependant, on garde, dans la plupart des cas, la possibilité de gérer ses propres besoins si l’autre n’est pas là. On partage donc son temps entre du temps pour soi et du temps pour l’autre. La proportion entre chaque dépend de chaque couple et donc aussi la position du centre de cette nouvelle association.

Quand un bébé arrive à la maison tout ceci est bouleversé. Un enfant n’est pas autonome, il ne peut rien faire seul, il a besoin de nous. Seul, un nouveau-né ne peut pas subvenir à ses besoins les plus primaires. Quand on accueille un enfant dans son foyer, on découvre donc le fait de devoir assumer cette responsabilité. En plus d’apprendre comment répondre aux besoins de son enfant, c’est une véritable remise en cause de son quotidien. On partage donc son temps entre du temps pour soi, du temps pour l’autre parent et du temps pour le bébé. Le centre d’attention du foyer se situe quelque part entre les deux parents et l’enfant.

Pour Lise, jusqu’à ses 1 mois tout était facile pour moi. Je m’occupais de ce petit bébé, c’était encore tout neuf pour moi, et elle dormait beaucoup. Le moral était bon. Autour de ses un mois, les choses sérieuses ont commencé. Lise pleurait beaucoup la journée (parallèlement, elle a commencé à faire ses nuits). Elle ne dormait que sur moi, dès que je la posais dans son lit, elle se réveillait. Je n’avais plus un instant pour moi et la situation avait perdu l’attrait de la nouveauté, je devais accepter que c’était cela ma nouvelle vie. Le midi, je mangeais sur le pouce, parfois tard dans l’après-midi. J’ai réalisé que maintenant ce n’était plus tout le temps moi qui décidait de l’organisation de ma journée et de mes priorités. Le moral était en berne. Il m’a bien fallu 15 jours pour accepter cette situation : la perte d’une grande proportion du temps pour soi et pour son conjoint.

Quand un second bébé arrive à la maison, il n’y a pas grand chose à apprendre d’un point de vue pratique (même si chaque enfant est unique et qu’on ne cesse d’apprendre), mais le temps à consacrer aux enfants augmentent un peu plus au détriment du temps pour soi et pour son conjoint, mais dans une moindre proportion. La plus grande différence pour moi, c’est qu’avec un enfant, il y a toujours la possibilité pour un des parents d’être « libre » de son temps, ce n’est plus le cas avec deux.

Pour Melody, je n’ai pas vraiment ressenti le même choc que pour Lise. Notre attention est toujours orientée la majeur partie du temps vers les enfants. Je n’ai pas l’impression d’avoir perdu beaucoup de temps pour moi, je dois avouer que ce sont plutôt les tâches ménagères qui en ont pâti.

A l’arrivée de Jack, j’ai eu bien sûr moins de temps pour moi, mais pour le moment, je n’en souffre pas. Notre organisation a changé et ma vision de tout cela aussi. Je n’ai plus beaucoup de temps où je me sens libre de toute contrainte extérieure.

Images : Robin Thunholm