En passant

Faites de chats ! Adoptez des enfants…

A la maison, nous avons trois chats. Deux qui sont arrivés avant qu’on ait des enfants, un avant la naissance de Jack. Je me suis toujours dit qu’avoir des chats à la maison, c’est un peu comme avoir des enfants en bas âge (bien sûr j’exagère). Mais ils ont beaucoup de points en commun :

  • ils ne vont pas aux WC,
  • ils ont tout le temps faim,
  • ils confondent le jour et la nuit,
  • ils mâchouillent ce qu’ils ne doivent pas mâchouiller (les fils électriques, les télécommandes, les sacs en plastiques),
  • ils râlent en voiture,
  • ils abîment les plantes vertes, les meubles, les bibelots,
  • il faut les emmener régulièrement chez le médecin,
  • ils nous laissent des cadeaux empoisonnés qu’on découvre toujours au mauvais moment, du mauvais pied,
  • ils se chamaillent,
  • ils essayent de squatter notre lit,
  • ils savent nous manipuler, obtenir ce qu’ils veulent quand ils veulent,
  • il faut les faire garder pendants les vacances !

Alors quand les enfants sont en vacances chez les grand-parents, on peut toujours compter sur les chats pour nous rappeler qu’une vie sans contrainte n’existe jamais vraiment !

Images :  Wilson Afonso

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Caresse-moi ! La relation bébé-chats…

J’ai trois chats à la maison, pour moi comme pour mes enfants, ils font partie à part entière de la famille. Et c’est avec plaisir que je vois chaque jour la relation entre les enfants et les chats se créer parfois à l’initiative des chats eux-même.

Nous avons un mâle tigré de 5 ans. Le seul intérêt qu’il porte aux enfants est l’intérêt qu’il porte à leurs affaires. Il a bien apprécié l’arrivée de nos enfants parce que c’est synonyme de moelleux et de confort. Nacelle, turbulette, transat, coussin d’allaitement, tapis à langer, sont autant de lieux  assimilables au paradis des chats ! Quand les bébés sont en âge de s’intéresser à lui, il les évite, il se tient à une distance respectable des mains arracheuses de poils. Quand ils sont assez grand pour lui faire de vrais caresses, il les accepte mais ne vient pas les chercher.

Nous avons une femelle de 4 ans. C’est le chat dominant de notre maison. Elle est en recherche permanente de l’attention de nos enfants. Comme notre premier chat, elle adore le confort qu’apporte l’arrivée d’un bébé à la maison. Elle adorerait dormir au pied du lit de mes filles. Sa meilleure cachette pour dormir en ce moment c’est dans le tiroir sous le lit de mon aînée… Les nourrissons, elle n’en a rien à faire. Mais à partir de 6 mois, tout change. Elle ne lâche pas Jack. Dès qu’on le pose sur le tapis d’éveil, elle débarque. Il faut être très prudent. Elle lui tourne autour pour avoir des caresses. Sauf que le petit chou, les caresses, pour lui, ne sont pas très différentes du tirage de poils et de queue. Jack est ravi de voir cette peluche vivante débarquer dans son aire de jeu et il n’a de cesse de la toucher. Cela nous fait un peu flipper parce que notre femelle est un chat stressé et elle a tendance à se retourner un peu contre le tripatouilleur… On est donc extrèmement prudent avec lui. Avec les filles, la donne est un peu différente, elles savent faire des caresses. Dès que les filles dorment trop longtemps à la sieste, notre femelle part dans le couloir miauler l’air de dire (levez-vous bande de flemmardes). Une fois la porte ouverte, elle saute sur le lit de la grande pour avoir sa dose de caresse.

Pour finir, nous avons un petit mâle de 1 an. Il ressemble à un vrai petit nuage de douceur. Il commence à s’intéresser à Jack, mais il est beaucoup moins insistant que la femelle. Il adore les filles et c’est réciproque. Il vient lui aussi leur dire bonjour quand elles se lèvent. Il reste parfois sur leurs genoux quand elles prennent le biberon. Il leur tourne autour quand elles jouent et qu’il veut des caresses. Pire, il les laisse même parfois jouer à la poupée avec lui. Elles peuvent alors le mettre dans le lit des bébés ou dans le landau avec une petite couverture …

On pourrait croire qu’avec trois chats, mes enfants auraient leur compte de bêtes à poils, mais le leitmotiv du moment c’est « p’tit chien ! p’tit chien ! ». Et je ne vous dit même pas leur tête quand on va au rayon animaux des animaleries, je crois qu’ils pourraient adopter n’importe quelle bête (à poils, à plume ou à écaille d’ailleurs !).

Et vous, vous avez des animaux à la maison ?

Images : Peter Lee

Achète-moi ! L’utilité du parc…

Quand j’étais enceinte de Lise, comme beaucoup de future maman, j’étais enquête de « Liste » me permettant de savoir, parmi tout le matériel de puériculture, quoi acheter ou pas. Je faisais ça par soucis d’économie d’argent mais surtout par économie de place. Nous vivons dans un appartement et l’espace y est cher !

Nous nous sommes posé la question du parc. Initialement, nous ne pensions pas en acheter, ou en tout cas pas dès la naissance. Un bébé doit être constamment surveillé, même avant qu’il ne commence à se déplacer, donc pourquoi « parquer » mon enfant dans un parc (et encore à plus forte raisont s’il ne se déplace pas) ? Et pourtant, le parc a fait son apparition dans notre maison pratiquement dès la naissance de Lise. Voici quelques raisons pour acheter un parc :

  • Les chats : quand Lise est née nous avions déjà deux chats (trois maintenant). Ils sont adorables et absolument pas agressifs envers les bébés. Les bébés ne les intéressent que pour une seule chose : le confort. Ils adorent se loger, là où on met habituellement un bébé (nacelle, cosy, transat, tapis à langer) mais uniquement quand le bébé n’est pas là. Cependant, les propriétaires de chats verront de quoi je parle quand je vais vous évoquer les quarts d’heures de folie d’un chat. Un chat passe énormément de temps à dormir, mais quand ils ont décidé de jouer, il n’y a plus rien qui compte, ils courent dans tous les sens et sur tout ce qui se trouve sur leur chemin. Nous avons donc acheté un parc pour mettre à l’intérieur le tapis d’éveil de Lise (et Lise dessus, cela va sans dire). Cela faisait une barrière « psychologique » pour les chats qui marchait très bien pendant leur crise de folie : ils l’évitaient. C’était une précaution utile parce qu’il est arrivé plus d’une fois aux chats de « courir » sur Lise quand celle-ci était exceptionnellement allongée sur son tapis d’éveil au milieu du salon (et non dans son parc). Dans ces cas là, on a beau surveillé notre enfant, on ne peut pas être aussi rapide qu’un chat !
  • Les autres enfants : quand Melody est née, on ne pouvait pas laisser les deux filles sans surveillance un instant. Dès que Lise voyait sa soeur dans les parages, elle était toujours après elle. Le parc permettait donc d’isoler un peu Melody pour qu’elle ait quelques instants de répit (et nous aussi).
Hormis ces deux cas, je ne vois pas trop l’utilité d’un parc. Si c’est pour que les enfants puissent laisser leur enfant sans surveillance quelques instants (pour prendre une douche ou préparer à manger par exemple), le transat ou le lit peuvent parfaitement suffire. Si on ne veut pas introduire de confusion pour le lit entre moment de jeux et de sommeil, on peut également mettre une barrière de sécurité à l’entrée de la chambre et mettre son enfant à jouer dans sa chambre (qui doit être un lieu sécurisé pour l’enfant.
Chez nous, le parc est présent uniquement dans les 6-9 premiers mois de l’enfant. Parce qu’ensuite, nous avons remarqué que ça limitait trop nos enfants dans leurs découvertes. Lise n’a commencé à se déplacer que quand on a arrêté de la mettre dans le parc. Dans le parc, tous les jouets restaient à proximité pourquoi se déplacer ?
Certains parcs permettent aux enfants à se mettre debout en s’accrochant aux barreaux. Mais les enfants trouveront en dehors du parc autant d’objet pour apprendre à se déplacer.
Au niveau gain de place, nous avons choisi ce parc :
Il se plie comme un lit parapluie (tout en étant plus petit une fois déplié).
Alors chez vous parc or not parc ? A quoi vous sert le parc ?

Respecte-moi ! La cohabitation chats-enfants…

A la maison, nous sommes 2 adultes, 3 enfants et 3 chats. Une vraie petite tribu en appartement.

Les chats (ou en tout cas deux d’entre eux) étaient là avant les enfants. Nous leur avons fait une bonne place à la maison, on ne peut pas ignorer qu’il y a des chats chez nous. Nous vivons en appartement, donc on ne peut pas passer à côté de la litière pour les chats, les arbres à chats pour sauvegarder nos meubles, les poils de chats sur nos vêtements, les souris en fausse fourrure au milieu du salon. Certains trouveront cela sûrement déplacé, mais j’ai trouvé qu’avoir des chats était une bonne entrée en matière pour comprendre les contraintes qu’amènent un enfant dans un foyer :

  • Prendre soin d’un être qui dépend de nous,
  • Prendre en considération de nouvelles contraintes dans la vie quotidienne, dans nos loisirs,
  • Faire face aux imprévus  de dernière minute,
  • Adapter sa maison à leurs occupants,
  • Poser des limites.

Je ne dis pas qu’un chat peut remplacer un bébé, loin de là. Et avoir un chat à la maison est beaucoup plus facile qu’avoir un enfant à la maison, cela ne fait aucun doute dans mon esprit. Cependant, si on n’est pas capable de bien s’occuper d’un animal ou qu’on ne le supporte pas, je ne vois pas comment on peut bien s’occuper d’un enfant !

Quand Elise a pointé le bout de son nez, il n’était absolument pas question de se débarrasser des chats, ils font partie de notre famille. Je constate chaque jour qu’avoir des chats avec des enfants en bas âge complique un peu les choses. Cela pose des problèmes de :

  • sécurité : je dois systématiquement vérifier que les chats ne sont pas dans la chambre avant de coucher Jack, je ne peux pas poser Jack seul sur le tapis d’éveil si je ne veux pas courir le risque qu’un chat lui coure dessus en jouant.
  • hygiène : les chats adorent les affaires des bébés que cela soit les nacelles, les turbulettes, les tapis à langer. Donc, il ne faut pas être maniaque et accepter d’avoir un enfant plein de poils de chat.
  • jalousie : il arrive que certains chats très possessifs soient jaloux de l’arrivée d’un bébé dans le foyer (ça n’a pas été notre cas, avec aucun de nos chats).
  • surveillance accrue : il faut faire attention à toutes les interactions entre les chats et les enfants, surtout lorsqu’ils sont suffisamment grands pour se déplacer mais pas assez pour connaître les limites.

Mais cela apporte tellement aux enfants que ces contraintes sont vite effacées. A n’importe quel âge, les animaux apportent beaucoup aux enfants, ils sont source d’apprentissage mais aussi de réconfort.

Dès le plus jeune âge, mes enfants ont été très intéressés par nos chats. Dès qu’ils sont en âge de suivre des yeux, ils les observent, les caressent si ils passent à portée de la main. Ils peuvent aussi commencer à apprendre que les animaux ont leur propre volonté et ne sont pas des peluches.

Lorsqu’ils commencent à se déplacer, ils sont irrémédiablement attirés par ces boules de poils, et mieux que tout, ils peuvent les suivre partout. J’ai été impressionnée par la patience de mes chats face aux bébés. Ils acceptent d’eux beaucoup plus de choses que des adultes.

Lorsque les enfants sont en âge de se déplacer, les choses se compliquent parce qu’ils peuvent harceler à leur guise leurs compagnons poilus. J’ai vu mes chats subir des palper-rouler à faire rougir les pires culottes de cheval. Et j’ai vu mes chats « éduquer » mes enfants comme ils le feraient sûrement avec des chatons. Avec fermeté et douceur, ils posent les limites en repoussant d’un coup de « patte douce » ou en miaulant de manière non équivoque.

Lorsque les enfants maîtrisent mieux leurs gestes et leurs conséquences, mes chats ont également changé d’attitude et sont devenus moins tolérants comme s’ils avaient compris que l’indulgence n’était plus de mise parce que les gestes malheureux étaient devenus volontaires. Les enfants apprennent donc le respect des autres, des limites et à assumer les conséquences de leurs excès. Mais mes chats sont devenus aussi plus demandeurs vis à vis de mes filles, ils viennent chercher des câlins ou réclamer des jeux et ça elles adorent !

Mes filles adorent les animaux et elles ont compris très tôt, grâce à leur expérience avec nos chats, qu’il faut les respecter, que ce ne sont pas des peluches. Elles savent aussi que nos chats et leurs réactions ne sont pas représentatifs de tous les chats. Chacun de nos chats a sa propre personnalité et elles ne peuvent pas se permettre les mêmes choses avec chaque chat. Donc elles n’iront jamais toucher à un animal sans nous demander si cela est possible.

Vous l’aurez compris, avoir des chats et des enfants à la maison c’est un vrai atout pour moi. C’est une grande source d’apprentissage mais aussi de tendresse et de bonheur pour les enfants.

Images : Etolane