Jouons ! Les stéréotypes vus par les enfants…

Pour que la séparation et les retrouvailles se fassent sur une note positive, nous avons achetés des cadeaux pour nos enfants. Lise et Melody on eu une barbie. Plus précisément, Lise a eu un ensemble Ken et Barbie en maillots de bain (il faut dire que Toys’r us faisait -50% sur tous les produits Barbie…). Je sais que Barbie ne donne pas une bonne image des femmes, en plus d’avoir souvent un rôle très stéréotypé, elle a un physique impossible. Mais c’est un jouet que j’aimais quand j’étais petite, et les enfants les aiment également. Je me suis toujours demandée si les enfants savaient faire la part des choses.

Alors que Lise contemplait l’arrière de la boite ses remarques nous ont donné la réponse

P1020016

Lise : C’est bizarre, ils sont tous pareils : les garçons sont tous musclés, et les femmes ont tous des longs bras fins

Moi : Ah bon ? Et ils ressemblent à des vrais ?

Lise : Non : ils n’ont pas de poils…

Moi : Et dans la vraie vie, les gens ils sont comment ?

Lise : Ils sont tous différents.

Je ne sais pas si l’allure des poupées sont très importantes au final pour les enfants. Ils ont bien conscience qu’elles ne représentent pas la réalité. La preuve en est, elle ne manque pas d’humour quand elle joue : P1020017

Publicités
En passant

Faites de chats ! Adoptez des enfants…

A la maison, nous avons trois chats. Deux qui sont arrivés avant qu’on ait des enfants, un avant la naissance de Jack. Je me suis toujours dit qu’avoir des chats à la maison, c’est un peu comme avoir des enfants en bas âge (bien sûr j’exagère). Mais ils ont beaucoup de points en commun :

  • ils ne vont pas aux WC,
  • ils ont tout le temps faim,
  • ils confondent le jour et la nuit,
  • ils mâchouillent ce qu’ils ne doivent pas mâchouiller (les fils électriques, les télécommandes, les sacs en plastiques),
  • ils râlent en voiture,
  • ils abîment les plantes vertes, les meubles, les bibelots,
  • il faut les emmener régulièrement chez le médecin,
  • ils nous laissent des cadeaux empoisonnés qu’on découvre toujours au mauvais moment, du mauvais pied,
  • ils se chamaillent,
  • ils essayent de squatter notre lit,
  • ils savent nous manipuler, obtenir ce qu’ils veulent quand ils veulent,
  • il faut les faire garder pendants les vacances !

Alors quand les enfants sont en vacances chez les grand-parents, on peut toujours compter sur les chats pour nous rappeler qu’une vie sans contrainte n’existe jamais vraiment !

Images :  Wilson Afonso

Egalité ! Etre une fille ou un garçon…

Le temps est venu pour Lise de changer de vélo. Pour le moment, elle naviguait entre son premier vélo à qui on a oté les roulettes depuis 2-3 ans mais qui était trop petit, et un vélo qu’on nous a donné mais qui est un vélo à rétropédalage qui était source de chute.

Nous avons profité d’un week-end libre d’enfants pour nous rendre à Decathlon pour lui prendre un vélo 20 pouces plus adapté  à son âge. Nous avons été surpris, car à notre dernière visite, le choix était un peu moins restreint mais là nous avions le choix entre :

> le vélo mistigirl 3: un joli vélo sur fond blanc avec des touche de rose et de bleu ciel
 le vélo mistigirl 500 : un joli vélo rose fuschia avec tous les accessoires pour une ballade en ville
 le vélo racing boy 5 S : un vélo noir, vert blanc, avec des gros pneus et une fourche suspendu pour rouler sur tout type de terrain
 le vélo full suspended : un joli vélo rouge tout suspendu pour faire du vélo partout

J’ai été déçue, parce que j’avais le choix entre un vélo très fifille ou des vélos avec de gros autocollants Racing Boy. En plus, ayant deux enfants après Lise, nous voulions un vélo plus mixte. Je ne vois pas Jack à 6 ans rouler sur un vélo marqué Mistigirl tout rose. Le vélo que nous voulions était celui là Racing boy 3, bleu ciel, ciglé garçon mais avec une couleur vive qui soit sympa pour les filles comme pour les garçons, mais il n’était plus en stock.

Ce qui m’a énervé c’est :

  • de privilégier dans les rayons des vélos orientés ville pour les filles, et sportif pour les garçons
  • de ne proposer aucun modèle mixte en rayon
  • de ne proposer des modèles vraiment tout terrain qu’orientés garçons dans toute leur gamme
  • de n’avoir dans leur gamme qu’un seul modèle qui ne soit pas ciblé fille ou garçon et c’est un modèle basique sans vitesse

Je plains le vendeur qui a eu l’amabilité de s’intéresser à nous et de nous conseiller. Je n’ai pas pu m’empêcher d’exprimer le fond de ma pensée. Je sais qu’il n’y ait pour rien même si il véhicule lui même des clichés comme « Ne prenez pas le tout suspendu pour une fille, il sera trop lourd pour elle » ou « On vend ce que les gens veulent acheter ».

Il y aurait pourtant une solution simple pour vendre des vélos qui plaisent à tous sans être sexiste et sans augmenter le nombre de modèle. Alors s’il vous plait, mettez en rayon des vélos sans décoration, et vendez à côté de beaux stickers pour personnaliser les vélos aux goûts des enfants (Decathlon vend déjà des stickers à mettre sur les vélos, il faudrait juste avoir en rayon des vélos neutres). Comme ça, les enfants pourront avoir :

  • de jolis vélos rose avec des autocollants  de voiture de courses
  • des vélos noirs avec des princesses à paillettes
  • des vélos bleus avec des animaux dessus
  • etc.

Et les enfants pourront choisir des vélos orientés ville ou orientés sport sans avoir l’impression de devoir prendre un vélo qui ne leur est pas destiné…

 

 

Image

Profitons ! Un air d’été…

On l’attend, on l’espère, on le croit arrivé mais il repart aussi vite ! Vive l’été en Île de France…

Chaque année, je me dis qu’on n’a pas eu un super été, trop tardif, trop humide. Mais maintenant, je crois comprendre que c’est juste ça un été dans cette région. Je rêve de sud, de plage, de sable, de rivières à rivages de galets !

Citation

Explique-moi ! La mort…

Si on parlait de la mortIl y a quelques mois, ma grand-mère, chez qui j’ai dû passer 2 ans de ma vie (au rythme dequasiment  2 mois tous les étés) est décédée. Mes enfants, ont eu la chance de la connaître. C’est la première personne de notre famille qui est morte depuis qu’ils sont nés. Lise a 5 ans et demi, Melody 4 ans et Jack 2 ans et demi. Je ne sais pas ce que Jack a compris de la situation, mais les filles par leur question nous ont bien montré qu’elles avaient très bien compris ce qui se passait. Il faut dire que les questions avaient déjà commencées.  Je me souviens en vrac de :

Melody : Quand on est mort on ne sent plus rien ?

Moi : oui ma chérie

Melody : On n’a plus faim ?

Moi : et non !

Lise : Quand on est mort, on ne voit plus rien ? on n’aime plus rien ?

Moi : oui

Lise : Alors il faut profiter de la vie !

L’annonce du décès de ma grand-mère a été un peu compliqué, et pour cause. Elles se sont couchées en pensant que le lendemain on les amenait chez cette grand-mère, retrouver mes parents qui devaient les garder là-bas pour une semaine. Au lever, nous avons du leur expliquer ce qui s’était passé et qu’elles n’iraient pas là-bas pour les vacances… Lise et Jack n’ont pas pleuré mais Melody a eu un gros chagrin. Je pense qu’elle a surtout pleuré de déception de ne pas aller en vacances avec mes parents.

Par la ssuite, elles n’ont jamais dit clairement leur tristesse mais nous les avons senties perturbées. Quand un oiseau est venu se tuer sur notre fenêtre quelques jours après, cela a été le drame. L’une des deux nous a demandé si pour ma grand-mère, ça avait été pareil, elle avait fermé les yeux puis elle était morte. Et puis elles ont beaucoup pleuré.

Je suis surprise par les questions qu’ils m’ont posé. Que des questions très concrètes

Comment on avait fait pour l’enterrer à côté de son mari alors qu’il était mort il y a très longtemps ?

Est-ce que des insectes pouvaient rentrer dans son cercueil et la manger ?

Est-ce qu’il ne restait déjà que des os dans le cercueil ?

Pourquoi j’étais triste ?

Est-ce que Dieu existe ?

J’ai trouvé ça très déroutant leurs questions. Je ne m’attendais pas à une approche aussi « froide » de la mort, aussi « concrète » et ancrée dans la réalité. Cela contrastait avec l’approche très subjective et émotionnelle des adultes. J’ai trouvé difficile de trouver les bonnes réponses à leur question, leur dire la vérité sans être trop choquant. Nous nous sommes appuyés sur un livre de  Catherine DoltoColline Faure-Poirée : si on parlait de la mort que j’ai présenté pour Les Vendredis Intellos

2 mois après, je sais que Lise y pense encore. Un soir, alors que nous parlions de tout autre chose, et qu’elle était pleine de colère, venu de nulle part elle m’a dit

Moi, je ne suis pas triste que mémé soit morte!

J’ai entendu le contraire…

Bientôt, nous allons ensemble voir la tombe de ma grand-mère. Je ne sais pas du tout comment ils vont réagir.

Citation

Ne juges pas ! Mais quand même parfois…

Quand j’entends certains parents dire de grosses conneries dans la rue ou parfois avoir un comportement absurde, j’ai un peu le réflexe de me dire qu’ils sont cons. Puis je me rappelle que parfois, moi même je fais des choses complètement absurdes, insensées et un peu débile, donc je m’efforce de ne pas le juger. Mais parfois c’est trop dur…
Comme quand j’entends un homme dire dans la rue à deux de ses collègues :

Il faut avouer que nous les hommes on est fier d’avoir un fils…

J’aurais bien aimé lui demander si le fond de sa pensée est de dire que :

1 – les femmes ne sont pas fières d’avoir un fils ou bien que
2 – les hommes ne sont pas fiers d’avoir une fille.