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Mange ! Les fruits et légumes moches…

Depuis quelques jours, on en parle, ils sont à l’honneur, mis en avant dans les étals de quelques magasins… Je veux bien sûr parler des Fruits et Légumes moches. Par chez moi, je les ai redécouverts via le supermarché Intermarché de ma ville et la campagne de publicité associée :

Mais ces fruits et légumes moches, je les connais depuis longtemps… Quiconque mange des légumes du jardin ou va dans des fermes de cueillettes savent à quoi ils ressemblent…

Mes enfants, qui sont nés en ville sans jardin ont d’abord connus ces fruits et légumes lisses, sans défaut apparemment. Ce n’est pas pour autant qu’ils en mangeaient… Et puis nous avons déménagé, et ils ont découvert le jardin, la cueillette et les imperfections de tous ces légumes non calibrés. Ils ont donc commencé à apprécier les fruits et légumes à travers ces fruits et légumes imparfaits.

Comment en est-on arriver à rechercher la perfection visuelle jusque dans nos assiettes ? Les particularités de ces fruits et légumes moches sont pourtant :

  • le résultat de l’adaptation de la nature à une difficulté rencontrée pendant leur croissance,
  • un excès de croissance,
  • un accroc à la récolte,
  • etc.

Rien qui n’altère la qualité intrinsèque du produit. Et en réalité ça donne quoi les fruits et légumes moches ?

 Alors si il y a bien une initiative que je soutiens, c’est celle là ! Vive les fruits et légumes moches !

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Mixe ! L’utilité des robots culinaires pour bébé…

Quand on est de jeunes parents, on est vite happé par la nécessité d’acheter plein de matériel spécifique pour notre enfant. Nous ne sommes pas passé à côté de cela pour notre aînée. Nous nous sommes laissés convaincre d’acheter un robot culinaire pour bébé. Il s’agissait d’un Bébédélice de Babymoov. Nous l’avions choisi parce qu’il faisait mixeur, chauffe biberon, stérilisateur, chauffe petit pot et cuiseur vapeur pour bébé. 4 ans après, le nombre de modèle s’est multiplié, les fonctionnalités se sont améliorées, mais le problème reste le même.

Pourquoi avons-nous à l’époque acheté un robot :

  • texture : parce que nous étions convaincus qu’il fallait faire aux bébés des purées très moulinées, bien lisses, et pour ça, rien ne vaut un robot spécialisé.
  • cuisson : parce que nous étions convaincus qu’il fallait absolument faire des petits pots et compotes maison pour nos bébés et cuire les légumes à la vapeur .
  • chauffe biberon : parce que nous avions en plus besoin d’un chauffe biberon après le sevrage de notre fille puisque le micro onde est à proscrire et que le chauffage au bain marie est long.
Mais voilà, au final, ce ne serait pas un achat que je referais. C’est même le symbole des objets qui peuvent paraître indispensables mais qui peuvent être parfaitement inutiles…
Pourquoi je ne rachèterais pas ce genre de robot si c’était à faire :
  • texture : Les petits bébés auront effectivement plus de facilité à manger des purées très lisses. Mais une fois habitués à une texture lisse, ils ont beaucoup de mal à passer aux morceaux. Il paraît même qu’habituer très tôt les enfants à des textures différentes permettrait de limiter la néophobie alimentaire (cette phase où les enfants refusent de manger quelque chose de nouveau). Est-ce une coincidence si nous avons eu énormément de problème d’alimentation avec Lise qui a eu des purées très lisses ? Et un peu moins de problème avec Melody pour qui on a laissé tomber le mixeur spécial bébé ? Ce que je peux dire avec certitude c’est que les problèmes ont commencé à l’âge où nous avons commencé à introduire des morceaux.
  • durée de vie : quand on travaille, on ne peut pas se permettre de faire des petits pots tous les jours. La seule façon que j’ai trouvé pour arriver à faire des pots maison à mes enfants est de préparer à l’avance pour plusieurs jours. Cela devient long quand on doit faire plusieurs tournées de légumes à la suite, puis de compotes parce que le volume de ces robots reste limité. Certains légumes prennent énormément de place crus et réduisent considérablement à la cuisson. Au début de la diversification, quand le bébé ne mange que quelques cuillères, la production d’une fournée dans le robot suffit largement pour plusieurs jours, mais je me suis vite retrouvée à utiliser une cocotte minute pour faire de gros volumes de purée (200g de purée par repas sur 2-3 jours).
  • cuisson : la cuisson à la vapeur est la cuisson qui respecte le mieux les qualités nutritives des légumes. Mais soyons honnêtes, la cuisson à la vapeur manque parfois un peu de saveur. Pour certains légumes un peu fades (par exemple la courgette), si vous goûtez la purée juste cuite à la vapeur ou la purée faîte avec des légumes revenus au beurre avec un peu d’oignon, vous verrez de suite laquelle est la plus agréable à manger ! Il ne faut pas oublier, que les cerveaux de nos petits bambins ont besoin de gras pour bien se développer.
  • cuisine familiale : en terme d’éducation, la démonstration par l’exemple est la technique qui fonctionne le mieux. Si vous voulez que vos enfants mangent des légumes, il faut en manger. Ce n’est pas avec un tel robot que vous pourrez préparer de bon légumes pour toute la famille.
Même si ces robots ont de nombreux avantages, ils peuvent être remplacés par des ustensiles classiques (qu’on a souvent avant même d’avoir des enfants) qui me semblent beaucoup plus efficaces, plus polyvalents et plus durables :
  • cuisson : une cocotte minute,  un cuiseur vapeur ou un micro onde pour cuire à la vapeur. Une poêle, une casserole pour faire revenir les légumes ou les faire cuire à l’eau…
  • mixeur : un robot mixeur classique, un presse purée, un mixeur à soupe…
Je rajouterais que le problème de tout objet multi « tâches », c’est que :
  • soit on se retrouve avec plusieurs objets qui peuvent couvrir le même besoin,
  • soit quand il tombe en panne on se retrouve en galère parce qu’on n’a plus de mixeur, plus de cuiseur, plus de chauffe biberon, plus de stérilisateur (pour ceux à qui c’est utile).
Il y a des inventions que n’avaient pas nos aïeux, et qu’ils auraient bien aimé avoir pour leur facilité la vie. On ne peut pas dire honnêtement que les robots culinaires soient dans cette catégorie. Ils sont pratiques dans certains cas mais vraiment loin d’être indispensables.
Et vous avez-vous achetés un robot spécial bébé ? Avec du recul, pensez-vous que cela était indispensable et pourquoi ?

Images : babymoov.com

Libérons l’assiette de nos enfants ! Que faire face à un enfant qui ne mange pas…

Je poursuis ici ma réflexion sur les problèmes d’alimentation de mes enfants initiée pour les vendredis intello que vous pouvez trouver ici. J’en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog, avec Lise notre plus gros soucis est son alimentation :

Dans le dernier article, je pensais que pour Melody se serait plus simple et je peux maintenant répondre que non…

L’année dernière, j’ai gagné sur internet un livre intitulé « Libérons l’assiette de nos enfants » écrit par Laurence Haurat (Psychologue-Nutritionniste) et Laura Annaert (Mamanchef). Il est rédigé comme  un dictionnaire et traite de l’alimentation des 3-10 ans. Voilà des extraits de l’article Anorexie de l’enfant – Manque d’appétit pathologique.

Un diagnostic difficile

L’anorexie se traduit par une perte d’appétit ou une sélection féroce des aliments qui peut parfois être confondue avec la néophabie. L’enfant trie, refuse de goûter ce qu’il ne connait pas, se détourne d’un groupe entier d’aliments après une mauvaise expérience avec l’un d’entre eux et peut même aller jusqu’à vomir si on le force à s’alimenter. Par ailleurs, l’enfant est vif, réussit bien ses apprentissages, mais à tendance à s’isoler socialement et peut souffrir, surtout les garçons, de moqueries sur sa petite taille ou son petit poids.

Quand j’ai lu ce paragraphe, je me suis vraiment dit qu’on parlait de Lise. Hormis les vomissement et l’isolement social, tout y était. Mais c’est justement ce qui me fait dire qu’on n’a jamais été jusqu’au stade de l’anorexie. Cependant, si on ne prenait pas les choses en main, je pense qu’on aurait pu y arriver. Cela m’a conforté dans l’idée de prendre les choses en main dès maintenant. Ce qui m’a également poussé à changer d’attitude est de voir Melody commencer à son tour à vouloir s’affirmer au niveau de l’alimentation.

Enracinée dans la petite enfance
L’anorexie succède souvent à une diversification alimentaire difficile pendant laquelle l’enfant a pu être forcé à manger. Les refus répétés de l’enfant pour ouvrir sa palette alimentaire tournent rapidement au conflit ouvert, la plupart du temps avec sa mère. Celle-ci souffre de ce qu’elle analyse comme une incapacité à nourrir son enfant. Elle pense ne pas être une « bonne mère » et en veut à son enfant de le lui démontrer de manière répétée.
L’enfant peut aussi manifester une souffrance psychopathologique dont l’anorexie devient un symptôme. Il appelle à l’aide de cette manière et l’anorexie est alors souvent associée à une dépression.

Tout ça me parle également. Sauf peut être le dernier paragraphe, mais n’était pas psychologue, et n’en ayant pas consulté pour les problèmes d’alimentation de mes filles, je ne pourrais pas me prononcer. Si je ne voulais pas faire de mes filles de futures anorexiques, il fallait qu’on résolve dès maintenant nos problèmes. Et le soucis n’était pas que nos filles ne mangent pas bien, mais que nous gérions ça par le conflit, en essayant de les obliger à manger, et que j’en ressente de la culpabilité. Ce n’est donc pas à mes enfants qu’il fallait de résoudre leur problème avec la nourriture, c’était à nous, leurs parents de ne pas en faire un problème.

Les attitudes adaptées
Dans la plupart des cas, un enfant ne se laisse pas mourir de faim. L’attitude la plus adaptée est donc de réduire est donc de réduire le conflit autour de la table et de limiter, pour la mère, la culpabilité qu’engendre un enfant qui mange trop peu. Cela peut être difficile et nécessite parfois un travail psychothérapeutique de la  maman.
Dans certains cas, l’enfant répond à une problématique propre à la mère. En permanence au régime et très préoccupée par les calories et par son apparence, elle transmet à son enfant un rapport conflictuel à l’alimentation et au corps.
L’enfant et les parents peuvent aussi avoir besoin d’une aide extérieure pour retrouver un rapport normalisé avec l’alimentation. Un accompagnement psychothérapeutique individuel ou familial peut être une réponse à la souffrance des membres de la famille.

Dans mon cas, l’attitude de mes filles ne s’est pas installée par imitation de la mienne. Bien que je n’ai jamais était complètement satisfaite de mon corps, j’ai toujours été incapable de me mettre au régime. J’ai toujours quelques complexes, mais ils ne sont pas omniprésents dans ma vie (et je dirais même que chaque enfant arrivé chez nous les a relegué un peu plus loin dans mes préoccupations). Par contre, j’ai été éduqué à l’ancienne : il faut finir son assiette, même si on n’aime pas, même si on n’a plus faim. Donc pour moi, naturellement, c’était les parents qui décident ce que mangent les enfants et ils n’ont pas leur mot à dire. Pas besoin de dire que mon point de vue à bien changé maintenant les règles qu’on suit sont celles que j’avais déjà décrit ici. Et surtout, il n’y a pas de petites victoires pour nous, nous faisons la fête à chaque nouvel aliment gouté (que cela soit un brocoli, un nuggets, une pomme, de la tartiflette, etc.).

Alors, oui, définitivement : Libérons l’assiette de nos enfants !

Et vous, arrivez-vous à prendre du recul ?

Images : Sophie Lenaerts / Cédric Simon

Soyons logique ! Un petit message pour les concepteurs d’articles de puériculture…

Voilà environ 4 ans que, par la force des choses, je suis concernée par les articles de puériculture. Et je me dis parfois que les concepteurs de ces articles ne doivent pas avoir d’enfants. Voici une liste d’aberrations que j’ai relevé :

  • Petits pots pour bébé : Il n’y a pas toujours adéquation entre l’âge d’introduction des aliments du carnet de santé et celui des petits pots. M. Bledina et Mme Nestlé sont ainsi beaucoup plus souples que les pédiatres que j’ai croisé et n’hésitent pas à introduire fruits exotiques et fruits rouges très tôt dans la diversification. Et si on veut suivre les recommandations qui consistent à n’introduire qu’un légume à la fois, on est bien obligé de faire les petits pots soi-même.
  • Divers matériels :
    • Beaucoup de matériel de puériculture en contact direct avec nos bébés n’est pas déhoussable et ne se lave pas facilement, ils sont pourtant souvent machouillés ou soumis aux régurgitations ou autres projections accidentelles. Avez-vous déjà essayé de laver un lit parapluie ( que cela soit un matelas, ou le tissu autour) ? Le fond rembourré d’un parc ? Les jouets en tissu qui ne sont lavables qu’en surface ? Les transats non déhoussables ? La housse rembourrée et le harnais d’une chaise haute ?
    • Nous vivons en appartement, donc nous avons besoin de matériel « compact », mais je suis toujours surprise par la place que prend ce matériel compact une fois plié. Je pense notamment à ma chaise haute qui prend quasiment autant de place pliée que dépliée (j’avoue j’exagère un peu, mais à peine) !
  • Jeux d’éveil et apprentissages : De nombreux jeux électroniques destinés aux tous-petits (0-2 ans) demandent à l’enfant d’appuyer sur  une couleur ou un nombre. Je sais que mes enfants sont les plus beaux, les plus merveilleux et les plus intelligents, malgré tout ils n’arrivent pas à deux ans à trouver les bonnes couleurs ou les bons nombres… Je me suis donc mise de suite à la recherche de cours de soutien pré-scolaire ! Les hochets en tissu et les tapis d’éveil contiennent  souvent un petit « pouet » qui ne fait plus de bruits une fois passé en machine.
  • Jouets pour le bain : Il existe bon nombre de jeux pour le bains qui sont de type « aspergeurs ». Le principe est de les remplir d’eau et de s’asperger avec. Non seulement c’est tellement dur que les enfants ne peuvent les utiliser seul mais en plus, il est quasiment impossible de les vider complètement à la fin du bain. Du coup, les algues prolifèrent à l’intérieur et on ne peut l’empêcher éternellement, même en les stérilisant régulièrement. Ce sont donc pour moi des jouets jetables par excellence.
  • Pyjamas : La plupart des pyjamas des tous petits sont boutonnés dans le dos. Or, il est préconisé de coucher les nourrissons sur le dos. Cela signifie que nos enfants dorment sur une magnifique rangée de boutons pressions, pile sur leur colonne vertébrale. Cela ne doit pas être très agréable. J’imagine que cela doit dater de l’époque où on préconisait de coucher les enfants sur le ventre, mais au bout de quelques décennies, ils auraient quand même pu s’adapter.
  • Body : Les bodys les plus courants sont des bodys à emmanchures américaines. Pourtant ce type de body n’a pour moi que des inconvénients :
    • Quand on a un jeune bébé qui sort tout droit de la maternité, il n’y a rien de pire que d’essayer de le tortiller dans tous les sens pour lui enfiler un body par la tête alors qu’on nous répète sans cesse que sa tête est fragile.
    • Quand on a un jeune bébé allaité qui, comme mes trois enfants, sont spécialistes pour avoir des débordements de couches à tout va, vous pouvez être sûr qu’en lui changeant le body tâché par ses magnifiques selles dorées, vous lui en mettez plein les cheveux et il est bon pour un bain. (Je vous avoue qu’après trois bébés, j’ai enfin compris qu’on pouvait éventuellement enlever ces bodys par le bas)
    • Le col de ces bodys est large, et le système de croisement des pans à l’encolure fini toujours par bailler. On se retrouve alors avec des bébés au cou très dénudé.
  • Turbulettes avec manches : Je dois avoir des enfants à bras court parce que dans toutes les turbulettes avec manche que j’ai, les manches sont deux fois trop longues. Je dois avoir des enfants qui tiennent plus des tyrannosaures que des gorilles.

Ce sont les exemples qui me viennent de suite en tête, mais je suis sûre qu’on pourrait en trouver des millions. Vous en avez quelques uns en tête ?

Images : WorldSkills International

Et 1 et 2 et 3 (enfants) ! Ce qui a changé

Les parents grandissent et apprennent en même temps que les enfants. Pourquoi je dis ça ? Je me rends compte qu’on n’a plus la même vie, qu’on n’est plus les mêmes parents maintenant qu’il y a trois ans, quand nous n’avions que Lise. Parfois les changements sont prévisibles, d’autres fois je suis assez surprise.

  • On s’y attendait :
    • La voiture :
      Avec le nombre des enfants, la taille de la voiture augmente.

      • Sans enfant : on avait un cabriolet (la voiture plaisir par excellence).
      • Avec un enfant : Adieu le cabriolet, bonjour la voiture familiale. On aurait pu garder la voiture, mais on n’aurait pas pu l’utiliser toit ouvert, et ce n’est pas facile pendant les vacances de faire rentrer poussette, lit parapluie et bagages dans un coffre de cabriolet.
      • Avec deux enfants : pas de changement, deux sièges autos rentrent facilement dans une voiture familiale
      • Avec trois enfants : il faut croire que les familles n’ont que deux enfants, ou en tout cas que deux enfants qui ont besoin de s’asseoir dans autre chose qu’un réhausseur sans dossier car trois sièges auto ne rentrent pas facilement dans une voiture familiale. Nous sommes donc passés au grand monospace.
    • Le temps de préparation :
      • Sans enfant : quand on partait en ballade cela prenait maximum 10 minutes entre « on part » et notre sortie du parking.
      • Avec un enfant : ce temps de préparation est passé à 15 minutes pour les petites sortie, 30 minutes quand la sortie dépasse la demi-journée.
      • Avec trois enfants : il nous faut minimum une demi heure pour rassembler toutes les petites têtes blondes (ou brunes d’ailleurs), les habiller, chausser, les glisser dans un porte bébé ou une poussette pour de petites sorties et une heure quand on s’en va pour une journée minimum.
    • La qualité des repas :
      Avec le nombre des enfants, la qualité des repas s’améliore.

      • Sans enfant : On a toujours aimé cuisiner, mais la cuisine quotidienne se limitait à des plats de base et simples. On ne mangeait pas des légumes tous les jours, il n’y en avait d’ailleurs pas tout le temps à la maison.
      • Avec un enfant : on n’a pas changé grand chose à nos habitudes alimentaires. Il y avait un peu plus de légumes et fruits dans notre cuisine, mais uniquement pour faire des purées et des compotes pour Lise. Mais quand elle n’a plus voulu en manger, nous avons d’abord commencé par essayer de manger plus de légumes pour lui donner l’exemple et nous avons progressivement baissé les bras pour en revenir au point de départ.
      • Avec deux enfants : un lent mais à priori durable changement s’est amorcé. Il y a toujours des fruits et légumes chez nous. Nous essayons d’avoir des légumes à chaque repas (mais il y a des périodes où on est plus ou moins sérieux, en fonction de la fatigue et l’envie de chacun).
      • Avec trois enfants : j’ai bien l’intention de continuer à améliorer l’équilibre de nos repas. Le plus grand challenge sera d’essayer de donner envie aux filles de manger quelques légumes.
  • On ne s’y attendait pas :
    • Le sac à langer :
      Avec le nombre des enfants, la taille du sac à langer diminue.
      Nous avons un grand modèle de sac à langer.
      • Sans enfant : on prenait nos sacs à main et rien de plus.
      • Avec un enfant : il accompagnait chaque sortie, il était rempli presque à ras bord avec les couches, les tenues de rechange, les petits pots, les biberons etc. Que la sortie dure une heure ou 1 journée entière il était plein à ras bord.
      • Avec deux enfants : il a accompagné uniquement les sorties qui incluaient un repas pendant les premiers mois de la seconde jusqu’à ce qu’elle ait un an et demi. Il était toujours aussi plein, mais contrairement à avant, il n’était pas refait systématiquement. Il y avait du laisser-aller et souvent on se retrouvait avec un sac plein de choses inutiles (couches ou vêtements trop petits, repas incomplet, etc.).
      • Avec trois enfants : Tant que Jack ne boit que le lait de sa maman, pas besoin de gros sac à langer. Il n’est de sortie que pour les ballades de plus d’une journée. Il est remplacé par un petit sac à langer qui contient le minimum : des couches pour les deux plus petits, un petit tapis à langer, des lingettes et un change pour Jack.
    • La féminité :
      Avec le nombre des enfants, ma féminité (surtout mon envie d’être féminine) augmente.

      • Sans enfant : je n’ai jamais été hyper féminine. Mais je pense que je suis passée d’un mode un peu garçon manqué à un mode un peu plus féminin, mais sans porter trop souvent ni robe ni talon.
      • Avec un enfant : pendant la grossesse, j’ai toujours essayé de m’habiller correctement mais sans être trop féminine. Pendant le congé maternité, je sortais peu et donc je faisais peu d’effort. A la reprise du travail, il y a eu un peu d’améliorations mais rien de transcendent.
      • Avec deux enfants : pendant la grossesse, j’ai investi dans quelques robes. Par contre, après l’accouchement j’ai eu besoin de me sentir un peu moins mère et un peu plus femme.
      • Avec trois enfants : sûrement parce que c’était le dernier, je me suis fait plaisir avec de belles robes, de beaux hauts pendant la grossesse. Après l’accouchement, trois enfants obligent, j’ai perdu les kilos de grossesse rapidement, et j’ai vraiment envie de retrouver des formes qui me plaisent. J’attends avec impatience la fin de la rééducation pour pouvoir me remettre au sport (ce qui n’était pas le cas pour les grossesses précédentes). Je ne peux pas encore refaire complètement ma garde robe à cause de l’allaitement bien que je me sois fait plaisir sur le plaisir Mamanana.
    • Le temps pour soi :
      Pas besoin de détailler, plus on a d’enfants moins on a de temps pour soi. Cependant, l’envie d’avoir du temps pour soi augmente !

      • Sans enfant : on ne s’en rend pas compte, on a même parfois l’impression de manquer de temps, et pourtant on déborde de temps où on fait ce qu’on veut.
      • Avec un enfant : on se sent accaparé par ce petit être dépendant de nous. Et pourtant, on rechigne à le confier. Il est si jeune, si fragile, si dépendant de nous ! Et surtout on n’a pas fait un enfant pour le refiler à une tierce personne à la première occasion. On accepte tout juste de le confier à son conjoint pour profiter de quelques instants de liberté.
      • Avec deux enfants : on culpabilise de ne pas consacrer autant de temps à ce petit deuxième. Alors on confie le premier de temps en temps, tout en culpabilisant de le laisser. Mais on rechigne toujours autant à laisser le second si petit, donc on n’a pas plus de temps pour soi.
      • Avec trois enfants : on a fini par comprendre qu’il est important de prendre du temps pour soi, si on ne veut pas complètement se laisser aller, ni se sentir emprisonné par ce rôle de parent. On saisit la moindre occasion pour laisser les trois à son conjoint (ceux qui se battent pour descendre les poubelles me comprendront de suite !). On essaye de refiler les deux grands aux grands-parents qui eux aussi ont compris qu’ils ne sont plus autant en forme, ni aussi patient que quand ils avaient leur propre descendance. Quoiqu’il en soit, on a toujours le petit dernier dans les pattes et on rêve du jour où il sera assez grand pour suivre les aînés… Même si on se rend compte que toute cette petite tribu grandi très vite, et sans qu’on s’en rende compte, ils quitteront le nid. On aura tout le temps qu’on veut pour nous et pourtant on cherchera à les avoir à nouveau auprès de nous !
    • Les sorties :
      Plus on a d’enfants, plus on se bouge pour sortir !

      • Sans enfant : Nous étions très casaniers. Nous sortions un peu faire les magasins, nous promener, mais dès que le temps était menaçant nous préférions rester à la maison.
      • Avec un enfant : Nous avons attendu que Lise ait quelques semaines pour les premières ballades dehors et qu’elle ait plus d’un mois  pour la sortir pour faire les magasins (pour éviter les microbes, les maladies, etc.). Nous avons dû attendre qu’elle ait plus d’un an et demi pour une vraie sortie en famille dans un zoo et pour aller dans des squares pour jouer.
      • Avec deux enfants : Nous n’avons pas mis Melody en « quarantaine » comme sa soeur. Lise avait besoin de sortir, de se dépenser, donc les sorties familiales se sont faîtes très tôt. A partir du moment où il ne tombe pas des trombes d’eau, tout le monde est dehors, même si c’est pour une courte ballade afin de faire courir les fauves et éviter qu’ils nous retournent la maison.
      • Avec trois enfants : Jack nous suit partout, le plus souvent dans le porte-bébé, depuis sa naissance. Il n’avait même pas trois mois que nous sommes allés passer une journée à Disneyland Paris alors que nous jugions, il y a encore peu de temps, Lise et Melody trop jeunes pour ce genre de sortie et  trop compliqué avec deux petits enfants d’aller dans un parc d’attraction toute la journée. Peu importe le temps menaçant, un habillage pluie, une veste de portage imperméable, les capuches sont de sorties.

Et vous, les enfants arrivant les uns après les autres dans votre foyer, y a t’il des choses qui ont changé dans votre vie et auxquelles vous ne vous y attendiez pas ?

Images : Loren Javier

Nourris-moi ! L’allaitement tout simplement…

J’allaite en ce moment Jack, comme j’ai allaité mes deux grandes. L’allaitement est un vaste terrain de polémique dans le monde virtuel. Ça ne l’est pas dans mon entourage qui contient aussi bien des mamans qui ont allaité que des mamans qui ont donné le biberon.

Avant d’être enceinte, le sujet de l’allaitement ne m’est jamais venu à l’esprit. Je n’avais aucun avis sur le biberon ou sur l’allaitement. Quand j’étais enceinte, la question s’est posée. L’allaitement me paraissait logique parce que c’est naturel, pour les anticorps. Mais je me disais que si c’était compliqué, que si ça ne se faisait pas simplement, et bien je donnerais un biberon et puis c’est tout.

Quand Lise est née, elle était fatiguée par l’accouchement donc elle dormait beaucoup, mangeait peu. Les auxiliaires de puériculture me disaient de la réveiller, de la stimuler mais rien n’y faisait quand elle avait décidé de dormir, elle dormait. Heureusement, on ne m’a pas harcelé avec ça, ni avec des biberons de compléments, et comme elle commençait à perdre moins de poids à la fin des 3 jours à la maternité, on est sorties comme ça sans consignes particulières. La suite de l’allaitement s’est très bien passé, j’ai commencé le sevrage progressif vers 2 mois en prévision du retour au travail. Je ne me voyais pas utiliser un tire-lait pour me « traire », devoir retourner à la maison le midi pour le faire. Nous avons gardé la tétée du matin et du soir jusqu’à ses 6 mois.

Quand Melody est née, j’avais un bon souvenir de l’allaitement de mon aînée, mais encore une fois, je ne me suis pas dit que j’allaiterais à tout prix. Tout s’est bien passé, et comme les filles étaient gardées à la maison, je me suis dit que cette fois-ci je pourrais tenter de tirer mon lait pour prolonger le temps passé sans biberon. Je pouvais rentrer le midi à la maison, profiter de mes filles et tirer mon lait quand elles allaient à la sieste. Les conditions étaient en tout cas les meilleures possibles. Je me suis fixée une date buttoir : les 6 mois de ma fille. J’ai tenu jusque là, mais je dois avouer que c’était fatigant pour moi, c’était une course tous les midis, et j’ai été soulagé d’arrêter de tirer mon lait. On a gardé les tétées du matin et du soir encore quelques mois.

Quand Jack est né, je ne me suis pas imaginée ne pas allaiter. C’est donc naturellement que les choses se sont faîtes. Je ne sais pas jusqu’à quand j’allaiterais. Le congé maternité prolongé pour le troisième enfant devrait me permettre d’aller jusqu’à 6 mois sans difficulté.

Je garde de très bon souvenirs de mes deux allaitements (et déjà de celui là). Ce sont des moments et des sensations que je ne pensais pas apprécier comme ça. Ce sont des moments uniques avec chacun de mes enfants. Est-ce que j’aurais ces mêmes souvenirs si j’avais donné le biberon ? Non, ils seraient différents mais ils ne seraient pas moins uniques et agréables.

Qu’est-ce que je vais dire à mes filles quand elles seront adultes ? Faut-il allaiter ou pas ? Je leur dirais que c’est leur choix, que j’ai adoré le faire pour elles et leur frêre. L’allaitement a beaucoup d’avantage au niveau de la santé, au niveau pratique. Mais c’est un choix personnel, je comprends qu’on ne veuille pas allaiter. Nous vivons dans une société où nous pouvons faire le choix entre allaiter et donner le biberon sans mettre en danger la vie de son enfant. Le lait infantile a sûrement participé à l’émancipation de la femme sans recourir à une nourrice (au sens initial du terme). Nous devons nous estimer heureux que chaque mère ait se choix. Donc plutôt que de lancer la polémique, estimons nous heureux d’avoir de multiples possibilités (allaitement, allaitement mixte, biberons, etc.) en toute simplicité, en toute sécurité !

Images : Amy Bundy

Mange ! La diversification à 3 ans.

Comme je le disais dans mes précédents billets sur les problèmes d’alimentation de Lise (épisode 1, épisode 2, épisode 3), nous avons beaucoup galéré pour faire manger Lise. Je ne peux pas dire que cela soit du passé, mais nos bonnes résolutions pour l’année 2011 commencent à faire effet.

Depuis que nous avons commencé à prendre du recul avec le fait qu’elle ne mangeait que de la viande, des pâtes et des pommes de terre (et pas sous n’importe quelle forme !), la curiosité de Lise commence à revenir. Les repas varient un peu et ce qui pour nous est considéré comme des victoires ferait hérisser les cheveux : certains plats peu équilibrés ont fait leur entrée dans l’assiette de la miss (crêpes surgelées, gratins de pâtes et de pomme de terre, frites, oeufs cocottes en brioches, gaufres, etc.)

Mais ça ne s’arrête pas là, c’est aussi dans la façon de manger qu’il y a eu des changements. Le fait qu’il ne lui manque plus qu’une de ses prémolaires joue aussi, mais les bouchées sont plus grosses, il y a moins de pinaillage (par exemple : c’est trop dur, c’est trop gros, etc.). Alors qu’elle n’avait tendance à ne manger qu’une chose précise à chaque repas (que de pâtes à un repas, que du jambon à l’autre), elle mange plus varié. Elle accepte aussi plus facilement les différentes sortes de pâtes (y compris les pâtes aux légumes), les différentes sortes de gâteaux, les différentes sortes de viandes, les différentes sortes de bonbons.

Mais j’ai aussi gardé le meilleur pour la fin, la saison aidant, Lise s’est mise à manger des fruits. Elle ne les aime pas tous, mais elle mange volontiers les clémentines puis les pommes, les poires, les fraises et raffole des cerises… Vu d’où on vient, le chemin parcouru est énorme, la diversification est en cours. Je considère cette diversification comme une vraie diversification (pas celle subie à 6 mois par le bébé qui n’en n’est pas du tout acteur). Mais pour le moment, nous n’arrivons pas à lui faire manger des légumes. Quelques grignotages crus (carottes, radis, salade), mais sans plus. Mais peu importe pour nous, un jour, je n’en doute plus, ça viendra.

Nous gérons la diversification de Melody complètement différemment. Seul l’avenir pourra nous dire si nous avons tord ou raison. Mais tout ce qu’elle veut manger, elle le mange (dès l’instant que ce n’est pas dangereux pour elle). A 14 mois, elle grignotte déjà des frites après son repas, si c’est ce qu’il y a à notre menu, elle goûte les gâteaux apéritifs, elle mange du chocolat, de la brioche, des petits gâteaux. Les morceaux ne lui font pas peur (et à nous non plus) que cela soit du fromage, du jambon ou un peu de fruit.

Je n’ai pas jeté aux orties les recommandations de nos têtes pensantes, mais nous avons surtout décidé de lâcher du lest et laisser faire les envies de nos petites têtes impulsives. Et je ne me sens plus coupable face à notre échec des 5 fruits et légumes par jour !

Images : Frank Da Silva