Egalité ! Etre une fille ou un garçon…

Le temps est venu pour Lise de changer de vélo. Pour le moment, elle naviguait entre son premier vélo à qui on a oté les roulettes depuis 2-3 ans mais qui était trop petit, et un vélo qu’on nous a donné mais qui est un vélo à rétropédalage qui était source de chute.

Nous avons profité d’un week-end libre d’enfants pour nous rendre à Decathlon pour lui prendre un vélo 20 pouces plus adapté  à son âge. Nous avons été surpris, car à notre dernière visite, le choix était un peu moins restreint mais là nous avions le choix entre :

> le vélo mistigirl 3: un joli vélo sur fond blanc avec des touche de rose et de bleu ciel
 le vélo mistigirl 500 : un joli vélo rose fuschia avec tous les accessoires pour une ballade en ville
 le vélo racing boy 5 S : un vélo noir, vert blanc, avec des gros pneus et une fourche suspendu pour rouler sur tout type de terrain
 le vélo full suspended : un joli vélo rouge tout suspendu pour faire du vélo partout

J’ai été déçue, parce que j’avais le choix entre un vélo très fifille ou des vélos avec de gros autocollants Racing Boy. En plus, ayant deux enfants après Lise, nous voulions un vélo plus mixte. Je ne vois pas Jack à 6 ans rouler sur un vélo marqué Mistigirl tout rose. Le vélo que nous voulions était celui là Racing boy 3, bleu ciel, ciglé garçon mais avec une couleur vive qui soit sympa pour les filles comme pour les garçons, mais il n’était plus en stock.

Ce qui m’a énervé c’est :

  • de privilégier dans les rayons des vélos orientés ville pour les filles, et sportif pour les garçons
  • de ne proposer aucun modèle mixte en rayon
  • de ne proposer des modèles vraiment tout terrain qu’orientés garçons dans toute leur gamme
  • de n’avoir dans leur gamme qu’un seul modèle qui ne soit pas ciblé fille ou garçon et c’est un modèle basique sans vitesse

Je plains le vendeur qui a eu l’amabilité de s’intéresser à nous et de nous conseiller. Je n’ai pas pu m’empêcher d’exprimer le fond de ma pensée. Je sais qu’il n’y ait pour rien même si il véhicule lui même des clichés comme « Ne prenez pas le tout suspendu pour une fille, il sera trop lourd pour elle » ou « On vend ce que les gens veulent acheter ».

Il y aurait pourtant une solution simple pour vendre des vélos qui plaisent à tous sans être sexiste et sans augmenter le nombre de modèle. Alors s’il vous plait, mettez en rayon des vélos sans décoration, et vendez à côté de beaux stickers pour personnaliser les vélos aux goûts des enfants (Decathlon vend déjà des stickers à mettre sur les vélos, il faudrait juste avoir en rayon des vélos neutres). Comme ça, les enfants pourront avoir :

  • de jolis vélos rose avec des autocollants  de voiture de courses
  • des vélos noirs avec des princesses à paillettes
  • des vélos bleus avec des animaux dessus
  • etc.

Et les enfants pourront choisir des vélos orientés ville ou orientés sport sans avoir l’impression de devoir prendre un vélo qui ne leur est pas destiné…

 

 

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Profitons ! Un air d’été…

On l’attend, on l’espère, on le croit arrivé mais il repart aussi vite ! Vive l’été en Île de France…

Chaque année, je me dis qu’on n’a pas eu un super été, trop tardif, trop humide. Mais maintenant, je crois comprendre que c’est juste ça un été dans cette région. Je rêve de sud, de plage, de sable, de rivières à rivages de galets !

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Explique-moi ! La mort…

Si on parlait de la mortIl y a quelques mois, ma grand-mère, chez qui j’ai dû passer 2 ans de ma vie (au rythme dequasiment  2 mois tous les étés) est décédée. Mes enfants, ont eu la chance de la connaître. C’est la première personne de notre famille qui est morte depuis qu’ils sont nés. Lise a 5 ans et demi, Melody 4 ans et Jack 2 ans et demi. Je ne sais pas ce que Jack a compris de la situation, mais les filles par leur question nous ont bien montré qu’elles avaient très bien compris ce qui se passait. Il faut dire que les questions avaient déjà commencées.  Je me souviens en vrac de :

Melody : Quand on est mort on ne sent plus rien ?

Moi : oui ma chérie

Melody : On n’a plus faim ?

Moi : et non !

Lise : Quand on est mort, on ne voit plus rien ? on n’aime plus rien ?

Moi : oui

Lise : Alors il faut profiter de la vie !

L’annonce du décès de ma grand-mère a été un peu compliqué, et pour cause. Elles se sont couchées en pensant que le lendemain on les amenait chez cette grand-mère, retrouver mes parents qui devaient les garder là-bas pour une semaine. Au lever, nous avons du leur expliquer ce qui s’était passé et qu’elles n’iraient pas là-bas pour les vacances… Lise et Jack n’ont pas pleuré mais Melody a eu un gros chagrin. Je pense qu’elle a surtout pleuré de déception de ne pas aller en vacances avec mes parents.

Par la ssuite, elles n’ont jamais dit clairement leur tristesse mais nous les avons senties perturbées. Quand un oiseau est venu se tuer sur notre fenêtre quelques jours après, cela a été le drame. L’une des deux nous a demandé si pour ma grand-mère, ça avait été pareil, elle avait fermé les yeux puis elle était morte. Et puis elles ont beaucoup pleuré.

Je suis surprise par les questions qu’ils m’ont posé. Que des questions très concrètes

Comment on avait fait pour l’enterrer à côté de son mari alors qu’il était mort il y a très longtemps ?

Est-ce que des insectes pouvaient rentrer dans son cercueil et la manger ?

Est-ce qu’il ne restait déjà que des os dans le cercueil ?

Pourquoi j’étais triste ?

Est-ce que Dieu existe ?

J’ai trouvé ça très déroutant leurs questions. Je ne m’attendais pas à une approche aussi « froide » de la mort, aussi « concrète » et ancrée dans la réalité. Cela contrastait avec l’approche très subjective et émotionnelle des adultes. J’ai trouvé difficile de trouver les bonnes réponses à leur question, leur dire la vérité sans être trop choquant. Nous nous sommes appuyés sur un livre de  Catherine DoltoColline Faure-Poirée : si on parlait de la mort que j’ai présenté pour Les Vendredis Intellos

2 mois après, je sais que Lise y pense encore. Un soir, alors que nous parlions de tout autre chose, et qu’elle était pleine de colère, venu de nulle part elle m’a dit

Moi, je ne suis pas triste que mémé soit morte!

J’ai entendu le contraire…

Bientôt, nous allons ensemble voir la tombe de ma grand-mère. Je ne sais pas du tout comment ils vont réagir.

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Ne juges pas ! Mais quand même parfois…

Quand j’entends certains parents dire de grosses conneries dans la rue ou parfois avoir un comportement absurde, j’ai un peu le réflexe de me dire qu’ils sont cons. Puis je me rappelle que parfois, moi même je fais des choses complètement absurdes, insensées et un peu débile, donc je m’efforce de ne pas le juger. Mais parfois c’est trop dur…
Comme quand j’entends un homme dire dans la rue à deux de ses collègues :

Il faut avouer que nous les hommes on est fier d’avoir un fils…

J’aurais bien aimé lui demander si le fond de sa pensée est de dire que :

1 – les femmes ne sont pas fières d’avoir un fils ou bien que
2 – les hommes ne sont pas fiers d’avoir une fille.

Lien

Protège-moi ! Choquée…

Qui n’a pas entendu parlé de ces jeunes filles au Nigeria qui se sont faites enlevées au Nigeria. Voici un lien vers  une interview de Cécile Pouilly, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme .

Ce n’est pas le premier acte abominable qui va à l’encontre des droits de l’homme, des droits des femmes. Mais là je suis complètement choquée et triste. Je pense à ses jeunes filles, à leurs parents et je me demande si il peut y avoir une fin avoir une fin pas trop malheureuse à leur histoire. Je ne mesure pas la chance qu’on a de vivre ici… J’espère que les autorités compétentes font tout ce qu’il faut pour récupérer ces jeunes filles.

Ne fais pas de différence ! Il n’y a que les cons…

Avant d’avoir des enfants, on a tous notre idée sur l’éducation des enfants. Cette idée se base sur la façon dont on a été éduqué, sur les expériences observées dans notre entourage, sur ce qu’on peut entendre à la télé, lire dans les journaux. Pris dans la tourbillon de l’arrivée d’un enfant, et parfois d’autres enfants dans la foulée, on ne se rend pas compte de là où on est arrivé. Et puis un jour, on prend du recul, et on se marre…

Moi, pour me rassurer, je me dis qu’il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis.

Avant d’avoir des enfants, je pensais qu’il était important de faire en sorte que chacun des enfants que j’aurais soit éduqué de la même façon. Leur donner tous la même chose plus ou moins au même moment. Presque 6 ans après mon premier enfant, je me marre. Mes 3 enfants, pourtant proche en âge sont éduqués de façon complètement différente :

  • Je pense plus de temps en tête à tête avec l’un,
  • Je suis plus stricte avec l’un et je négocie plus avec l’autre,
  • Je suis intransigeante avec l’un et je fais plus souvent de compromis avec l’autre,
  • Je vais plus au devant de l’un pour connaître son état d’esprit, j’attends que l’autre vienne me voir de lui même pour trouver du réconfort,
  • Je vois encore l’un comme un bébé, alors qu’à son âge je considérais les ainés comme des « grands »,
  • Je crains pour certains des choses que je ne crains pas pour les autres,
  • Je surveille ce que l’un mange, et ne fais pas attention que l’autre n’a pas mangé à un repas,
  • etc.

Mon premier réflexe est de me dire que cela n’est pas normal, que je devrais faire un effort pour les traiter tous de la même façon. Et puis je trouve pleins de raisons qui font que j’arrive à me convaincre qu’il n’y a pas de raison de les traiter pareil :

  • Nous sommes des parents différents. Un peu comme dans les méthodes agiles, j’arrive à me convaincre que nous sommes dans une démarche d’amélioration continue (on se console comme on peu). Riche de l’expérience que chacun nous a apporté, et du recul qu’on a pour les suivants, on corrige, on ajuste, on abandonne des combats vains, on se lance plus tôt des défis qui demandent à être anticipés.
  • chacun d’eux est un individu différent, avec des personnalités différentes, des besoins différents, des demandes différentes.
  • Dans une moindre mesure, le monde dans lequel on évolue a changé au cours de ces 6 dernières années.

Ce qui compte au final, c’est ce que les enfants en pensent, et pour le savoir, il faut parfois attendre longtemps… ou pas. Ma grande est très jalouse et souvent elle exprime son ressenti face aux différences de traitement qu’elle pense observer entre eux. A nous de les justifier, les corriger si besoin, nous ajuster encore une fois, pour trouver l’équilibre qui convient à chacun…

Et vous, vous essayez de les élever tous pareil ?

Image : larune123