Travailler pour soi…

Mon début dScreenshot_2015-07-03-14-02-29‘année a été bien chargée. Alors que mon rythme de travail a considérablement ralenti à mon travail, j’ai rempli mon temps avec des préoccupations plus personnelles.

Je me suis remise au développement (quand je dis remis, je n’y avais pas touché depuis ma sortie de l’école). Je ne sais pas où cela me mènera mais j’ai été très enthousiaste de redécouvrir le sentiment d’apprendre quelque chose, de progresser (en passant bien évidemment par des phases de désespérance où j’avais l’impression que jamais je ne sortirais quoi que ce soit), d’être à l’origine d’un projet plutôt que de travailler sur les projets initiés par les autres. C’est un projet qui me tient à cœur et je suis persuadée qu’elle peut être utile, sympa et distrayante. Comme un complément naturel à la lecture d’histoires aux enfants.

Je me suis sentie comme un soir de Noël, quand enfin j’ai publié cette première application sur le Google Store. Ce n’est qu’un début, une première version, mais elle permet tout de même de bien comprendre le concept. Je vous propose de la découvrir ici – Living Book.

Il existe également une communauté google « La fourmilière » qui vous permettra d’accéder aux versions Bêta ou de vous tenir au courant des nouveautés sur ce projet. N’hésitez pas à vous abonner.

Ma volonté est vraiment de créer une application utile, utilisable par leurs utilisateurs donc n’hésitez pas à me contacter pour me faire vos remarques, suggestions, etc.

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Egalité ! Etre une fille ou un garçon…

Ma mère m’a toujours dit que je devrais me battre pour être l’égale des hommes, obtenir les mêmes droits, les mêmes salaires, n surtout jamais m’arrêter de travailler, être indépendante financièrement, etc. J’ai aujourd’hui un regard critique sur le discours que j’ai entendu mais je reconnais que ça a du avoir de l’influence sur le métier que j’ai choisi, et sur ce que je veux pour mes enfants plus tard.

Depuis que Lise est née, il y a chez nous toute sorte de jouets : voitures, poupées, puzzle, playmobils, cuisinières et dinettes, lego, trains, balles, poussettes, etc. Nous n’avons jamais tenu un discours disant que telle chose était pour les filles ou telle autre pour les garçons. Malgré tout, c’est l’école qui a mis de la zizanie là dedans. Le bleu est devenu une couleur de garçon, le rose une couleur pour les filles. Elle s’est mise à aimer les paillettes et les princesses. Malgré tout, à force de lui dire qu’elle n’était pas obligé de se plier à se genre de convention, elle continue à jouer aux voitures, elle aime les dragons tout en se racontant des histoires de princesses.

En tant que parent, il faut partir du constat que la société actuelle incite les filles et les garçons à se comporter d’une certaine manière. J’estime que c’est notre rôle (à leur père et à moi) d’ouvrir les yeux à nos enfants (filles ou garçon) sur ces conventions et de leur rappeler qu’ils ont le droit de ne pas s’y plier. Cependant, j’aimerais parfois que la société nous aide un peu à ne pas conditionner nos enfants depuis leur plus jeune âge.

Il n’y a pas longtemps je suis tombée sur ce rayon à la Fnac près de chez moi :
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Premier constat choquant, on a donc des livres spécial p’tit garçon, et spécial p’tite fille, bien séparés dans les rayons.

Si on regarde de près les livres pour « filles » :

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Les petites filles ont le droit de « jouer » :

  • Lisa à la maîtresse,
  • Lola joue à la dinette,
  •  Lilou joue à la poupée,
  • Clara joue à la danseuse,
  • Jade joue à la coiffeuse,
  • etc.

Si on regarde côté « garçon » :

2013-01-24 13.29.44 Les petits garçons ne « jouent » pas, ils possèdent :

  • Le train de Bastien,
  • Le bus de Marius,
  • Le taxi de Rémi,
  • L’ambulance de Maxence,
  • L’avion de Gaston,
  • etc.

Certains diront que c’est un détail, que ça répond à une demande et que commercialement ça doit se justifier. Nous avons deux livres « filles » de cette collection. Si on ignore ce problème de sexisme, ils sont très bien fait, les enfants aiment beaucoup les illustrations en pâte à modeler et répondre aux questions à la fin pour montrer qu’ils ont bien écouté l’histoire. Mais j’ai décidé d’éviter désormais cette collection de livre parce que je crois qu’ils ne se vendraient pas moins bien si Lison avait un camion et si Gaston jouait à la poupée.

Et vous avez vous rencontrés des exemples aussi flagrants ?

 

Lis moi un livre ! Je veux pas aller à l’école de Stéphanie Blake

Je vous ai déjà fait partager mon retour sur une série de livre : les histoires de Simon le petit lapin (de Stéphanie Blake). Nous  avons découvert un épisode qui est vraiment d’actualité.

Dans cet épisode, Simon le petit lapin doit faire sa rentrée à l’école. Mais bien évidemment, à chaque fois que ses parents lui en parlent il répond « Ca va pas non ! ». La frayeur de la nouveauté ne lui donne pas envie de découvrir cette nouvelle expérience. Mais une fois là-bas, « Ca va pas non ! » : il n’est plus question de rentrer à la maison.Ce nouvel épisode reprend toutes les recettes des autres opus : des images très colorées, des dialogues simples mais bien pensés, compris et retenus par les enfants. Ce livre est vraiment adapté aux enfants de 2-3 ans.Nous l’avons acheté pour Lise, qui, bien qu’enthousiaste à l’idée d’aller à l’école, au bout de 3 jours pleurait avant même qu’on parte de la maison. Du jour où nous lui avons pris et lu ce livre, elle n’a plus pleuré du tout. Le matin, quand elle a un peu de mal à se lever et qu’elle aimerait bien rester à la maison, elle nous le réclame comme pour se rappeler pourquoi elle va à l’école et que ça va bien se passer là bas.

Lis moi un livre ! Simon, le petit lapin de Stéphanie Blake

Je lis beaucoup. Pas de la grande littérature, mais les livres sont un de mes principaux passe-temps. C’est donc tout naturellement, que la bibliothèque de mes enfants est déjà bien remplie, et je n’ai donc pas fini de vous faire partager nos bonnes expériences sur ce sujet. Il est parfois difficile de sortir des classiques Tchoupi, et des livres à toucher, tant que les enfants n’ont pas la patience d’écouter une histoire trop longue.

Nous avons découvert, il y a un an, Simon (de Stéphanie Blake), ce petit lapin espiègle qui vit des aventures dans lesquelles les plus jeunes se reconnaissent assez bien. Les livres sont pleins de couleurs, très colorés, avec des dessins et un langage moderne. Ils sont aussi pleins d’humour et font travailler l’imagination des tous petits. Pour ne pas gâcher le plaisir, il existe en format compact (super pratique pour mettre dans le sac à dos quand on part en voiture) et à un prix raisonnable (environ 5€). Et encore, raisonnable est un adjectif tout relatif, je compare aux livres à toucher, par exemple, qui coûtent facilement plus de 10€. Voilà donc ceux que nous avons à la maison.

Dans cet épisode, Simon le petit lapin répond à toutes les questions par « Caca Boudin ». Ce qui va lui jouer un drôle de tour qui va lui faire passer l’envie de dire ces mots (pour mieux les remplacer par un autre…).Ce livre nous a initié, notre fille et nous, aux aventures de Simon. Il a été tout de suite adopté. Mais nous lui devons peut-être le comportement actuel de Lise qui dit que nous allons aux « Caca-nageurs » tous les samedi matin, parce que c’est franchement plus drôle comme ça !
Tout le monde a été confronté à un enfant mono maniaque sur le plan alimentaire. Simon n’y échappe pas, pas question de manger de la soupe, des légumes, de la viande. Il a décidé qu’il voulait des pâtes et rien d’autre ! C’est quand même d’un super lapin dont on parle, pas question de se laisser faire ! A moins qu’il ne se rende compte qu’il pourrait se priver de quelque chose de bien plus intéressant…
 Il se passe quelque chose dans la maison de Simon. Un petit squatteur semble s’être installé, et personne ne songe à le ramener à l’hôpital. En plus, ce petit squatteur n’est même pas protégé des loups qui rodent la nuit autour du lit de Simon. Qu’à cela ne tienne, malgré qu’il ne veuille pas de cet intrus dans sa maison, Simon est bien décidé à protéger ce bébé Cadum coûte que coûte !
Cette fois-ci ce n’est pas Simon qui rencontre un problème mais son petit frère. Pas question de faire dodo sans doudou ! Pourtant doudou est resté dehors, dans la cabane. Mais Simon, le super lapin, va prendre son courage à deux mains et va devenir Simon le super grand frêre. A l’assaut du noir, il va essayer de vaincre la nuit pour rendre son doudou à son petit frère.

Le point fort de ces livres est vraiment l’humour et la légèreté avec lesquels sont abordés les sujets. Ils ne sont jamais culpabilisants pour l’enfant (ni pour les parents d’ailleurs) et permettent vraiment d’aborder les sujets en dédramatisant ces petits tracas par lesquels on passe tous.

Lis moi un livre ! Le changement de statut pour les grands frêres et les grandes soeurs.

Pour ma seconde comme ma troisième grossesse, nous nous sommes beaucoup servis de livre pour aider nos filles à aborder la problématique de la grossesse et l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur.

J’en ai lu beaucoup, mais peu m’ont satisfait. Je suis peut être difficile, mais entre les graphismes trop enfantins, ou trop grossiers,  les discours non adaptés à un enfant de l’âge des miens (1 an et 2ans1/2) ou les livres qui s’adressent plus aux parents qu’à l’enfant, j’ai eu du mal à trouver un livre qui me plaise.

Le meilleur que j’ai trouvé est « Il y a une maison dans ma maman » de  Giles Andreae, Vanessa Cabban, Marie-France Floury. Dans ce livre, un petit garçon explique avec ses mots ce qu’il entend, ce qu’il voit et ce qu’il comprend de l’arrivée d’un bébé dans sa famille. Il exprime toutes ces étrangetés qu’il perçoit autour de lui.

Il est très bien écrit, tout en rythme et en rimes. Si bien écrit que Lise, envoûtée par ce récit mélodieux, connaît certaines pages par coeur et nous les récite avant qu’on ait le temps de les lui lire. Il permet à l’enfant de poser ses questions sur tous ces changements que lui-même observer (Pourquoi maman est si fatiguée ? Pourquoi le bébé n’a pas de lit dans le ventre ? etc.). Cependant, je lui reproche de ne pas aborder les doutes et les peurs du grand-frère ou de la grande soeur (Est-ce que je vais rester le bébé de la maison ? Est-ce que mes parents m’aimeront encore ? etc.) et de les rassurer sur ces sujets.