Jouons ! Les stéréotypes vus par les enfants…

Pour que la séparation et les retrouvailles se fassent sur une note positive, nous avons achetés des cadeaux pour nos enfants. Lise et Melody on eu une barbie. Plus précisément, Lise a eu un ensemble Ken et Barbie en maillots de bain (il faut dire que Toys’r us faisait -50% sur tous les produits Barbie…). Je sais que Barbie ne donne pas une bonne image des femmes, en plus d’avoir souvent un rôle très stéréotypé, elle a un physique impossible. Mais c’est un jouet que j’aimais quand j’étais petite, et les enfants les aiment également. Je me suis toujours demandée si les enfants savaient faire la part des choses.

Alors que Lise contemplait l’arrière de la boite ses remarques nous ont donné la réponse

P1020016

Lise : C’est bizarre, ils sont tous pareils : les garçons sont tous musclés, et les femmes ont tous des longs bras fins

Moi : Ah bon ? Et ils ressemblent à des vrais ?

Lise : Non : ils n’ont pas de poils…

Moi : Et dans la vraie vie, les gens ils sont comment ?

Lise : Ils sont tous différents.

Je ne sais pas si l’allure des poupées sont très importantes au final pour les enfants. Ils ont bien conscience qu’elles ne représentent pas la réalité. La preuve en est, elle ne manque pas d’humour quand elle joue : P1020017

Sauve-moi ! L’objet indispensable pour sauver vos enfants de la noyade…

Bracelet Aqua Alert

En tant que consommateur, on se demande parfois comment certains objets n’ont pas été inventés plus tôt, ou pourquoi personne n’a trouvé de solutions à des problèmes vraiment récurrents et graves.

Et puis il y a d’autres objets qui sont de vraies fausses bonnes idées.

Je ne sais pas vous, mais moi je sais dans quelle catégorie classer le Bracelet Alarme Aqua Alert.

A premier abord, l’idée est louable : éviter des noyades, compléter la surveillance des parents.
Ce bracelet émet un son strident s’il est mouillé, ce qui avertit les parents d’un danger et les incite à intervenir. Jusque là tout va bien, mais quand on commence à regarder dans les détails j’ai comme un doute, et tout pleins de contre exemples qui m’amènent à penser que ce bracelet finira bien vite au fond d’un tiroir.

Cas 1 : mon enfant tombe dans une piscine. Cela semble l’exemple parfait d’utilisation de cette montre et pourtant, il faut lire ce petit avertissement qu’on ne trouve pas sur le site officiel mais qu’on trouve sur d’autres sites ou sur cette fiche produit :

L’alarme ne peut pas être entendue quand le bracelet est sous l’eau

→ Conclusion : ça ne marche pas si mon enfant tombe dans la piscine

Cas 2 : mon enfant joue avec de l’eau. Il fait chaud, c’est l’été, je surveille mes enfants dans le jardin. Je leur mets une bassine d’eau pour jouer et se rafraîchir, résultat le bracelet se déclenche sans arrêt.

→ Conclusion : je lui enlève le bracelet, je suis avec lui donc ça ne sert à rien de lui mettre et de passer mon temps à lui enlever ou à l’essuyer. Je ne suis pas plus à l’abri d’un moment d’inattention et de l’accident.

Cas 3 : mon enfant joue dehors et il n’est pas sensé toucher à de l’eau (ni boire de l’eau, ni baver sur son bracelet, ni à côté d’une piscine où les adultes éclaboussent partout, ni près d’un arrosage automatique). Je lui mets le bracelet, il touche à l’eau ça se déclenche. Le bracelet est efficace mais :

  • mon enfant est sourd. Il y a un autre avertissement pour ce bracelet

Extrêmement bruyant, Tenir éloigné des oreilles

La sonnerie s’entend à 30m, elle est très stridente. Un enfant n’a jamais sa main bien loin de son oreille (c’est physique), mais en plus, le premier réflexe que tout le monde a en entendant un bruit « extrêmement bruyant » qui dure est de mettre ses mains sur ses oreilles → dommage pour l’enfant, le son est maintenant à quelques centimètres de son oreille.

  • mon enfant ne veut plus porter le bracelet. Qui aurait envie d’avoir une nouvelle expérience traumatisante ?

Et plus je l’imagine en situation, plus j’imagine des scènes assez cocasses. Pour arrêter la sonnerie « stridente » et donc très agaçante, il faut au choix : essuyer le bracelet ou le secouer fortement. Pour la deuxième méthode, je pense qu’il est conseillé d’enlever le bracelet à son enfant avant… C’est un très bon test de résistance au stress… J’imagine l’enfant gigotant dans tous les sens, les doigts des parents trempés qui ont du mal à enlever l’attache, etc… Mais rien n’est perdu si les parents n’arrivent pas à enlever la montre du bras de l’enfant : il y a une autre solution bien plus efficace pour arrêter l’alarme que je vous laisse deviner (indice : l’alarme ne s’entend pas quand la montre est sous l’eau…).

Je serais curieuse d’avoir des retours de vrais utilisateurs.

Images : http://parameo.com

Egalité ! Etre une fille ou un garçon…

Je deviens de plus en plus sensible à tous les discours qui conditionnent très tôt les filles et les garçons. Surtout quand il serait facile de dire les choses autrement.

Je suis très à cheval ce que mange nos enfants, c’est pourquoi une fois par semaine nous mangeons au mac do… J’ai trois enfants, et on commande invariablement trois Happy Meal. Et invariablement l’opératrice me pose la même question. Fille ou Garçon ? Et invariablement cela m’agace.

Il est évident que la plupart des garçons vont préférer une petite voiture Hotwheel plutôt qu’une mini Barbie, une toupie Beyblade plutôt qu’une toupie Furreal. C’est ce qu’on attend d’eux. Mais on ne leur laisse pas le choix. Si on leur proposait un Happy Meal Beyblade ou Furreal, la petite fille qui demanderait une Beyblade et le petit garçon qui demanderait une toupie Furreal ne se sentiraient pas « hors norme ».

Cela ne demanderait pas un grand effort au personnel de Mac Do de changer de discours…

Défends-toi ! Ces jours où tout tourne à l’envers…

Il y a des jours où on a l’impression que le monde s’est trompé de sens et où tout tourne à l’envers. Lundi dernier était un de ces jours.

Lundi, après le goûter, mes trois enfants sont allés au parc à côté de chez nous avec leur auxiliaire parentale (on l’appellera Synthia). Jusque là, rien d’anormal, c’est un moment de jeu pour tout le monde. Ce square est tout petit, mais très apprécié de mes enfants avec son bac assemble sa vraie balançoire, et sa grande construction en forme de bateau. Ils ont en plus l’habitude d’y retrouver les copains d’école. Ce parc est clairement destiné aux enfants de moins de 10 ans.

Comme d’habitude Synthia s’installe à côté de mes filles sur le bord du bac à sable. C’est le genre de nounou qui joue avec les enfants, ne les lache pas des yeux pour discuter avec les « copines » des derniers ragots familiaux. Jack étant réveillé, elle le prend sur les genoux (et ne le laisse pas dans un coin dans la poussette avec un bout de pain dans les mains pour éviter qu’il ne proteste par envie de rejoindre les copains dans les jeux). Deux enfants de 10-12 ans commencent alors à jouer au ballon. Ils commencent à jouer au foot. Ils commencent à jouer au foot avec un gros ballon de cuir bien glonflé. Une première fois, Melody a échappé à un ballon dans la tête. Soucieuse de la sécurité de mes enfants, Synthia reprend alors les enfants, leur expliquant qu’ils risquent de faire mal à tous les enfants en train de jouer au sable.

Mais voilà, les enfants ont souvent du mal à accepter qu’on leur interdise ce qui est un jeu pour eux, mais peut être un danger pour les autres. Je ne leur reprocherais pas. Ce qui devait arriver se produisit. Jack s’est pris ce gros ballon dans la tête. A la marque sur sa joue (encore 2 jours après et pour quelques jours encore), j’imagine bien la puissance du choc. A sa tête toute triste, une demi-heure après le choc, j’imagine la peur et la douleur  qu’il a eu. Il a donc hurlé. Après l’avoir consolé, calmé, rafraîchi, Synthia est allé voir les enfants pour les disputer et leur demander de vraiment arrêter de jouer avec ce ballon.

C’est à ce moment où on ne comprend pas bien ce qui se passer dans la tête des autres. La mère des enfants a engueulé la nounou de mes enfants. C’était sa faute (celle de Synthia) si mon bébé s’était pris le ballon dans la tête. Mon fils n’avait pas à être sur ses genoux. Il aurait dû être dans sa poussette (vous savez bien c’est cette poussette qui est équipée d’une bulle de protection inviolable anti-ballon… Vous ne la connaissez pas ? Ah, ben moi non plus en fait !). Mon fils n’avait d’ailleurs rien à faire dans le parc. Oui, parfaitement il aurait du rester à la maison (et mes filles aussi d’ailleurs). Alors que ses enfants, trop grand pour jouer avec les jouets de ce parc, n’auraient rien eu à faire sur le terrain de foot situé 500m plus loin. Les terrains de foot s’est fait pour… faire du foot ? Et puis je suis sûre que si cette maman c’était pris le même ballon dans la tête, elle aurait eu une réaction complètement calme et posée et aurait remercié ses enfants de vouloir jouer avec elle.

C’est bien connu, la meilleure défense c’est l’attaque.

Mais voilà, ce n’est pas la seule chose qui ne tournait pas rond dans cette journée. Le même jour, dans ce même parc, Maryse l’auxiliaire parentale des meilleurs amis de Lise s’est faite agressée. Il faut dire que Maryse, elle est noire (bon d’accord ce n’est pas la seule auxiliaire parentale noire dans notre quartier). Maryse est d’origine africaine. Et puis Maryse elle parle un français irréprochable. Et Maryse, elle s’occupe bien des enfants qu’elle garde. Donc après tout, elle le méritait bien de se faire agresser.

Elle n’avait qu’à pas intervenir quand un homme d’un certain âge a enlevé la petite fille qu’elle garde de la balançoire sans un mot et sans ménagement. Elle n’avait qu’à pas se relever quand cet homme l’a poussé par terre à plusieurs reprises. Elle n’avait qu’à répondre quand il l’a traité de « sale négresse qui doit retourner dans son pays » au lieu de s’en aller avec les deux enfants apeurés qu’elle garde qui ne comprenaient pas ce qui était en train de se passer. Elle n’avait qu’à pas aller au commissariat porter plainte apeurée par ce type qui l’a suivi avec les enfants alors qu’elle partait du parc. Et puis elle n’avait qu’à pas aller au parc alors qu’il était entièrement vide. Ah non, pardon, il n’était pas vide le parc. Il était rempli d’enfants, de parents et d’auxiliaires parentales qui sont intervenus pour la défendre. Ah non pardon, je me trompe là, ils ont juste regardé la scène avec attention. Avec un regard soutenu, qui a mis la honte à l’agresseur. Ah non, je me trompe encore, c’est Maryse qui s’est sentie gênée, qui a eu honte…

Alors oui, je ne sais pas ce qu’il avait ce monde lundi et pourquoi il a soudain décidé de tourner à l’envers…

Images :  Soccer Ball

Caresse-moi ! La relation bébé-chats…

J’ai trois chats à la maison, pour moi comme pour mes enfants, ils font partie à part entière de la famille. Et c’est avec plaisir que je vois chaque jour la relation entre les enfants et les chats se créer parfois à l’initiative des chats eux-même.

Nous avons un mâle tigré de 5 ans. Le seul intérêt qu’il porte aux enfants est l’intérêt qu’il porte à leurs affaires. Il a bien apprécié l’arrivée de nos enfants parce que c’est synonyme de moelleux et de confort. Nacelle, turbulette, transat, coussin d’allaitement, tapis à langer, sont autant de lieux  assimilables au paradis des chats ! Quand les bébés sont en âge de s’intéresser à lui, il les évite, il se tient à une distance respectable des mains arracheuses de poils. Quand ils sont assez grand pour lui faire de vrais caresses, il les accepte mais ne vient pas les chercher.

Nous avons une femelle de 4 ans. C’est le chat dominant de notre maison. Elle est en recherche permanente de l’attention de nos enfants. Comme notre premier chat, elle adore le confort qu’apporte l’arrivée d’un bébé à la maison. Elle adorerait dormir au pied du lit de mes filles. Sa meilleure cachette pour dormir en ce moment c’est dans le tiroir sous le lit de mon aînée… Les nourrissons, elle n’en a rien à faire. Mais à partir de 6 mois, tout change. Elle ne lâche pas Jack. Dès qu’on le pose sur le tapis d’éveil, elle débarque. Il faut être très prudent. Elle lui tourne autour pour avoir des caresses. Sauf que le petit chou, les caresses, pour lui, ne sont pas très différentes du tirage de poils et de queue. Jack est ravi de voir cette peluche vivante débarquer dans son aire de jeu et il n’a de cesse de la toucher. Cela nous fait un peu flipper parce que notre femelle est un chat stressé et elle a tendance à se retourner un peu contre le tripatouilleur… On est donc extrèmement prudent avec lui. Avec les filles, la donne est un peu différente, elles savent faire des caresses. Dès que les filles dorment trop longtemps à la sieste, notre femelle part dans le couloir miauler l’air de dire (levez-vous bande de flemmardes). Une fois la porte ouverte, elle saute sur le lit de la grande pour avoir sa dose de caresse.

Pour finir, nous avons un petit mâle de 1 an. Il ressemble à un vrai petit nuage de douceur. Il commence à s’intéresser à Jack, mais il est beaucoup moins insistant que la femelle. Il adore les filles et c’est réciproque. Il vient lui aussi leur dire bonjour quand elles se lèvent. Il reste parfois sur leurs genoux quand elles prennent le biberon. Il leur tourne autour quand elles jouent et qu’il veut des caresses. Pire, il les laisse même parfois jouer à la poupée avec lui. Elles peuvent alors le mettre dans le lit des bébés ou dans le landau avec une petite couverture …

On pourrait croire qu’avec trois chats, mes enfants auraient leur compte de bêtes à poils, mais le leitmotiv du moment c’est « p’tit chien ! p’tit chien ! ». Et je ne vous dit même pas leur tête quand on va au rayon animaux des animaleries, je crois qu’ils pourraient adopter n’importe quelle bête (à poils, à plume ou à écaille d’ailleurs !).

Et vous, vous avez des animaux à la maison ?

Images : Peter Lee

Achète-moi ! L’utilité du parc…

Quand j’étais enceinte de Lise, comme beaucoup de future maman, j’étais enquête de « Liste » me permettant de savoir, parmi tout le matériel de puériculture, quoi acheter ou pas. Je faisais ça par soucis d’économie d’argent mais surtout par économie de place. Nous vivons dans un appartement et l’espace y est cher !

Nous nous sommes posé la question du parc. Initialement, nous ne pensions pas en acheter, ou en tout cas pas dès la naissance. Un bébé doit être constamment surveillé, même avant qu’il ne commence à se déplacer, donc pourquoi « parquer » mon enfant dans un parc (et encore à plus forte raisont s’il ne se déplace pas) ? Et pourtant, le parc a fait son apparition dans notre maison pratiquement dès la naissance de Lise. Voici quelques raisons pour acheter un parc :

  • Les chats : quand Lise est née nous avions déjà deux chats (trois maintenant). Ils sont adorables et absolument pas agressifs envers les bébés. Les bébés ne les intéressent que pour une seule chose : le confort. Ils adorent se loger, là où on met habituellement un bébé (nacelle, cosy, transat, tapis à langer) mais uniquement quand le bébé n’est pas là. Cependant, les propriétaires de chats verront de quoi je parle quand je vais vous évoquer les quarts d’heures de folie d’un chat. Un chat passe énormément de temps à dormir, mais quand ils ont décidé de jouer, il n’y a plus rien qui compte, ils courent dans tous les sens et sur tout ce qui se trouve sur leur chemin. Nous avons donc acheté un parc pour mettre à l’intérieur le tapis d’éveil de Lise (et Lise dessus, cela va sans dire). Cela faisait une barrière « psychologique » pour les chats qui marchait très bien pendant leur crise de folie : ils l’évitaient. C’était une précaution utile parce qu’il est arrivé plus d’une fois aux chats de « courir » sur Lise quand celle-ci était exceptionnellement allongée sur son tapis d’éveil au milieu du salon (et non dans son parc). Dans ces cas là, on a beau surveillé notre enfant, on ne peut pas être aussi rapide qu’un chat !
  • Les autres enfants : quand Melody est née, on ne pouvait pas laisser les deux filles sans surveillance un instant. Dès que Lise voyait sa soeur dans les parages, elle était toujours après elle. Le parc permettait donc d’isoler un peu Melody pour qu’elle ait quelques instants de répit (et nous aussi).
Hormis ces deux cas, je ne vois pas trop l’utilité d’un parc. Si c’est pour que les enfants puissent laisser leur enfant sans surveillance quelques instants (pour prendre une douche ou préparer à manger par exemple), le transat ou le lit peuvent parfaitement suffire. Si on ne veut pas introduire de confusion pour le lit entre moment de jeux et de sommeil, on peut également mettre une barrière de sécurité à l’entrée de la chambre et mettre son enfant à jouer dans sa chambre (qui doit être un lieu sécurisé pour l’enfant.
Chez nous, le parc est présent uniquement dans les 6-9 premiers mois de l’enfant. Parce qu’ensuite, nous avons remarqué que ça limitait trop nos enfants dans leurs découvertes. Lise n’a commencé à se déplacer que quand on a arrêté de la mettre dans le parc. Dans le parc, tous les jouets restaient à proximité pourquoi se déplacer ?
Certains parcs permettent aux enfants à se mettre debout en s’accrochant aux barreaux. Mais les enfants trouveront en dehors du parc autant d’objet pour apprendre à se déplacer.
Au niveau gain de place, nous avons choisi ce parc :
Il se plie comme un lit parapluie (tout en étant plus petit une fois déplié).
Alors chez vous parc or not parc ? A quoi vous sert le parc ?

Sois mon Valentin ! Comment choisissent-ils leur doudou…

doudou masculin : (Psychologie) Objet procurant un réconfort psychologique à un petit enfant (généralement une couverture ou une peluche).

Les doudous sont un peu les premiers amoureux de nos bambins. Donc aujourd’hui, c’est un peu leur fête à eux aussi ! Et c’est donc trois histoires d’amour de doudous que je vais vous raconter.

Avant même que l’enfant naisse, tous les parents commencent à penser à ce fameux doudou ! Parfois avec angoisse, car on a tous en mémoire ce cousin, ce neveu qui continue à traîner cet objet dégoûtant, puant, moche partout avec lui bien au delà de l’âge qu’on juge raisonnable. Il lui permet de se consoler en cas de chagrin mais peut également servir de défouloir, de mouchoir (oui, par ici les hauts le coeur), de bavoirs, de tétine, etc. Alors on se dit que chez nous, il n’y aura pas de ça. On le choisira avec soin ce doudou, il sera beau, il sera multiple pour qu’on puisse le laver, il restera dans le lit, etc.

Et puis c’est comme tout, il y a avant d’être parents et après… En matière de doudou, on peut un peu orienter nos enfants mais au final c’est eux qui décident qui il est, ce qu’il représente et combien ils en ont besoin. Il y a autant de façon de gérer son doudou que d’enfants.

Pour Lise, les doudous n’ont pas représenté grand chose jusqu’à ses 1 an. Elle avait deux paires de doudous : 1 choisie par ses cousins, l’autre par mes parents. Il y en avait un à la maison, l’autre chez la nounou. La nounou les lui mettait dans le lit, mais on voyait bien chez nous qu’ils ne signifiait pas grand chose. Et puis pendant l’été de ses un an, ceux choisis par ses grands-parents sont devenus « Doudou ». Je ne sais pas quel est exactement l’élément déclencheur, peut être le début de la seconde grossesse, peut-être le week-end où on est parti sans elle en la confiant à ses grands-parents, peut être le retour chez la nounou après 6 semaines à être gardé par nous ou par sa grand-mère… On ne le saura jamais. Et puis un jour, elle a découvert qu’ils étaient, en fait, deux et depuis elle les garde tous les deux. Depuis peu, s’est greffé une de ses petites couvertures en coton. Ils sont longtemps restés dans le lit. Puis ils sont devenus compagnons de jeux, compagnons d’aventures, de voyages extraordinaires. Ils viennent parfois en ballade avec nous.

Pour Melody, ses histoires d’amour sont multiples. La première a commencé très tôt. Les premiers mois, elle était très accrochée à la couverture que je lui avais fabriquée. Elle dormait beaucoup mieux enroulée comme un tacos dedans, et y logeait son petit nez. Cette histoire d’amour a duré jusqu’à ce qu’on prenne confiance que des nuits meilleures ne valaient pas de courir le risque qu’on faisait courir à ma fille en la faisant dormir. Et puis elle a trouvé son pouce. Et nous n’avons plus eu l’impression qu’il y avait un doudou dans son coeur. Puis à Noël, elle a eu son premier bébé corolle. Rapidement, elle a commencé à s’y intéresser et à jouer avec. Et puis au fur et à mesure, il a eu sa place dans le lit, et il était source de beaucoup de réconfort. Plus aucune sortie ne semblait pouvoir se faire sans lui et ils ont vécu ensemble les plus extraordinaires aventures qui ont laissé quelques cicatrices à ce « Bébé ». Rien ne semblait pouvoir mettre fin à cette grande histoire d’amour. Mais voilà, un jour de décembre, « Bébé » a fugué dans la salle d’attente du médecin, et il semblerait qu’un autre enfant ait eu un coup de foudre pour lui et l’ai ramené à la maison. Nous avons cru au drame pour notre douce Melody, nous lui avons acheté de suite un autre bébé, qui y ressemblait sans être tout à fait le même. Melody ne semble pas en être très affecté, elle sait que ce n’est pas le même et rien ne sera plus jamais pareil. Le nouveau bébé n’a plus systématiquement droit de cité dans le lit, et chaque jour, Melody emmène une autre peluche, un autre jouet pour dormir. Elle doit trouver son réconfort autrement : dans ce petit pouce qui retourne dans sa maison nocturne dès que la tête est posée sur l’oreiller ou dans ce petit bout de drap housse, tout doux, en bambou qui se fait tirer et agripper dès que le sommeil arrive.

Pour Jack, nous essayons d’organiser un mariage arrangé. Le doudou est déjà inclus dans le rituel de coucher que nous avons mis en place suite à ma lecture du livre d’Elizabeth Pantley. Et j’ai comme l’impression qu’il se l’approprie peu à peu. Je retrouve souvent le doudou au dessus de sa tête (et non sur sa tête), entourant son petit crâne  d’un petit halo de douceur. Seul l’avenir pourra nous dire ce que Jack fera de ce doudou.

Il y a autant d’histoires d’amour que de couples « Doudou-Enfant ». Et chez vous, est-ce que c’est une passion sans mesure, un amour raisonnable ou un mariage arrangé ?

Images : Baudouin