Travailler pour soi…

Mon début dScreenshot_2015-07-03-14-02-29‘année a été bien chargée. Alors que mon rythme de travail a considérablement ralenti à mon travail, j’ai rempli mon temps avec des préoccupations plus personnelles.

Je me suis remise au développement (quand je dis remis, je n’y avais pas touché depuis ma sortie de l’école). Je ne sais pas où cela me mènera mais j’ai été très enthousiaste de redécouvrir le sentiment d’apprendre quelque chose, de progresser (en passant bien évidemment par des phases de désespérance où j’avais l’impression que jamais je ne sortirais quoi que ce soit), d’être à l’origine d’un projet plutôt que de travailler sur les projets initiés par les autres. C’est un projet qui me tient à cœur et je suis persuadée qu’elle peut être utile, sympa et distrayante. Comme un complément naturel à la lecture d’histoires aux enfants.

Je me suis sentie comme un soir de Noël, quand enfin j’ai publié cette première application sur le Google Store. Ce n’est qu’un début, une première version, mais elle permet tout de même de bien comprendre le concept. Je vous propose de la découvrir ici – Living Book.

Il existe également une communauté google « La fourmilière » qui vous permettra d’accéder aux versions Bêta ou de vous tenir au courant des nouveautés sur ce projet. N’hésitez pas à vous abonner.

Ma volonté est vraiment de créer une application utile, utilisable par leurs utilisateurs donc n’hésitez pas à me contacter pour me faire vos remarques, suggestions, etc.

Jouons ! Les stéréotypes vus par les enfants…

Pour que la séparation et les retrouvailles se fassent sur une note positive, nous avons achetés des cadeaux pour nos enfants. Lise et Melody on eu une barbie. Plus précisément, Lise a eu un ensemble Ken et Barbie en maillots de bain (il faut dire que Toys’r us faisait -50% sur tous les produits Barbie…). Je sais que Barbie ne donne pas une bonne image des femmes, en plus d’avoir souvent un rôle très stéréotypé, elle a un physique impossible. Mais c’est un jouet que j’aimais quand j’étais petite, et les enfants les aiment également. Je me suis toujours demandée si les enfants savaient faire la part des choses.

Alors que Lise contemplait l’arrière de la boite ses remarques nous ont donné la réponse

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Lise : C’est bizarre, ils sont tous pareils : les garçons sont tous musclés, et les femmes ont tous des longs bras fins

Moi : Ah bon ? Et ils ressemblent à des vrais ?

Lise : Non : ils n’ont pas de poils…

Moi : Et dans la vraie vie, les gens ils sont comment ?

Lise : Ils sont tous différents.

Je ne sais pas si l’allure des poupées sont très importantes au final pour les enfants. Ils ont bien conscience qu’elles ne représentent pas la réalité. La preuve en est, elle ne manque pas d’humour quand elle joue : P1020017

Vis ! Respecter la nature…

20140402_083911_AndroidVoilà maintenant 1 an et demi que nous avons déménager, nous éloignant de 20km d’une ville de petite couronne. Malgré le transport, la perte de temps dans les bouchons je n’ai aucun regret. Je ne suis pas écologiste, je ne mange pas bio (ou peu), je ne vis pas à la campagne (je vis dans une ville de 22000 habitant, une maison mitoyenne). Et pourtant, même si on en avait l’occasion, que les loyers y étaient moins chers, je ne me verrais pas retourner où nous étions avant. Dans les raisons, il y a le fait de vivre dans un espace presque deux fois plus grand (sans compter le jardin), d’avoir les enfants dans une plus petite école, et d’avoir redécouvert la vraie place de la nature.

Je ne suis pas une fanatique de la protection des animaux ou de la nature. Mais j’ai grandi dans le département le moins peuplé de France, donc au vert (c’est le moins qu’on puisse dire). Et je n’avais pas mesuré jusqu’à présent à quel point il manquait quelque chose d’évident à mes enfants : la connaissance et le respect de la nature, ses habitants, le cycle des saisons… En grande ville, la nature est présente mais cantonnée à des endroits bien spécifiques : des arbres en bordure de route ou dans les squares, quelques animaux visibles (essentiellement des pigeons, des moineaux, des chiens en laisse, des canards dans le moindre point d’eau) et elle est toujours domestiquée (des parterres de fleurs complètement renouvelés tous les 3-6 mois, sans herbes folles, des pelouses parfois interdites ou pourries par des crottes de chien, des platanes sévèrement taillés). Depuis un an et demi, mes enfants me font tout redécouvrir. Toutes ces merveilles dont la redécouverte par leurs questionnements me fait prendre conscience à quel point ils me manquaient :

  • le cycle des saisons qui n’est  pas soudain mais progressif
  • la diversité des plantes, et des animaux
  • la patience  exigée pour des observations (oiseaux qui viennent manger)
  • le silence (des hommes) et la bruyance (de la nature)
  • le cycle alimentaire

Les très grandes villes sont faites par les hommes, pour les hommes. Dès qu’on s’en éloigne, peu à peu, la nature prend plus d’importance et c’est un message important à faire passer aux enfants. Le monde ne nous appartient pas. L’araignée, est plus chez elle dans le jardin que nous. Elle nous préserve des mouches et des moustiques, alors même si on ne l’aime pas, on n’a pas de raison de la chasser de notre jardin. La mort fait partie de la vie, une petite bête qui mange un escargot, n’est ni méchante ni gentille, c’est la vie. La pluie n’est pas uniquement une phénomène météo qui nous empêche de jouer dans le jardin, elle est aussi nécessaire. Les fleurs sont bien souvent, plus belles dans le jardin, et dépéri plus vite dans un vase. Les légumes ont beaucoup plus de goûts quand ils ont poussé dans notre jardin. Quand on ouvre les yeux, les oreilles, on découvre une infinité de trésors qu’on ne soupçonnait pas …

Promenons-nous ! La cité des enfants…

Petit, j’habitais loin de Paris, mais nos parents nous emmenaient régulièrement sur Paris pour voir une exposition, visiter un musée, visiter des monuments. Parmi nos sorties préférées, il y avait la cité des sciences et de l’industrie, et plus particulièrement la cité des enfants. Pour ceux qui ne connaissent pas voilà l’objectif de cet espace :

contribuer au développement des enfants, éveiller leur curiosité et les préparer aux futurs apprentissages en leur donnant l’occasion de vivre des situations d’exploration riches, variées et adaptées à leur âge.

Je me souviens de cet espace comme un endroit riche en expérience, riche en sensation, où les enfants sont rois et peuvent s’absorber dans des expériences et des observations.

J’attendais avec impatience l’âge où nos enfants seraient suffisamment grands pour faire d’autres genre de sortie que les parcs, les zoos, etc. Jack arrivant doucement sur ses deux ans, et la cité des enfants ayant un espace 2-7 ans, nous avons décidé de nous y rendre dimanche dernier.

Nous avons passé un très bon moment, les enfants ont eu du mal à repartir. Les différentes expériences sensorielles sont telles que je m’en rappelais et adaptées à l’âge de mes enfants (2 ans, 3 ans et demi, 5 ans). Chacun d’eux y a trouvé son intérêt. Les filles sont ressorties enchantées.

Nous un peu moins.

Le cadre

La cité des enfants est située dans Paris, donc pour y aller en voiture, c’est comme toujours, une petite galère en soi, ce n’est pas très bien indiqué et ça ne s’améliore pas une fois arrivé dans le parking. Dans le genre parking glauque où rien n’est indiqué c’est pas mal. Quand on a des petits, on essaye un peu d’optimiser nos déplacements dans des parkings sombres remplis de voitures avec des enfants surexcités de faire une sortie dans un musée où on peut toucher à tout. Là-bas, soit il faut connaître, soit il faut avoir de la chance car rien n’est indiqué. J’ai vu beaucoup de parents faire des aller-retour en poussette. Une fois dans le bâtiment ce n’est pas beaucoup mieux.

L’ambiance dans le bâtiment a un petit arrière goût d’usine désaffectée. Les bâtiments sont sombres, mal éclairés, la décoration d’un autre temps. Quand on me parle de sciences et d’industrie, je pense tout de suite innovation, modernité, effets spéciaux… Là, je pense que ça n’a pas bougé depuis l’époque où j’y allais enfant (soit les années 90 en fait).

L’attente avant la séance

La cité des enfants est séparé en deux espaces en fonction de l’âge des enfants. Il faut savoir qu’on ne rentre pas comme on veut dans ces espaces. Il faut choisir son horaire (un dimanche à 10h30 pour nous), et on dispose d’une tranche d’1h30 pour faire la visite. Nous avions pris les billets sur internet, et nous avons donc attendu dans la salle prévu à cet effet que l’heure soit arrivée. Dans cet espace qui a l’air assez récent, on voit qu’il y a une vrai réalité d’accueillir des enfants correctement (d’immenses bancs, des télés, etc.). Il y a même des WC juste pour les enfants. Ces WC m’ont pourtant parus assez incongrus. L’intimité des enfants est limité, il y a juste une petite cloison entre chaque WC, mais surtout, il y a un distributeur de papier WC pour toute la ligne. Donc si l’enfant y va seul, il est bien em***** (c’est le cas de le dire).

Au milieu de la salle d’attente, il y a une magnifique statue (voir image de ce billet). Elle est colorée, elle est immense, et elle est animée. Elle attire les enfants. Mais voilà, les enfants (et pas seulement les miens) ont du mal à comprendre que dans ce musée où on a le devoir de tout toucher, il y a une magnifique statue qu’on ne peut pas toucher…

La visite

A l’heure indiquée, les portes de la cité s’ouvre et toutes les personnes de la salle d’attente s’engouffrent dans cet espace. Nous étions à une séance où, paraît-il, il n’y a pas trop de monde. Forcément, il y a du bruit, de l’excitation, des pleurs, on ne s’attendait pas à moins. Les expériences sont très variées et exploitent les différents sens. Les enfants touchent, sentent, regardent, écoutent, escaladent, bâtissent, arrosent, etc.

En 1h30, l’espace est suffisamment grand pour ne pas s’ennuyer, il est même un peu trop grand, une seule visite ne suffirait pas pour que les enfants découvrent tout. Les enfants sont très stimulés (- excités) donc il y a intérêt à être vigilent pour ne pas en perdre un).

Côté enfants

Côté enfant, les trois en ont bien profité en fonction de leur âge. Mais Lise (5 ans) a eu beaucoup de frustrations. L’espace est à la fois trop grand et il y a trop d’enfants. Les expériences reproduites sont super mais souvent, le nombre d’enfant sur une expérience ne permet pas à chacun d’en explorer le fonctionnement, la logique, les conséquences. Lise aurait parfois aimé être seule sur un atelier pour en explorer toutes les possibilités, pour apprendre, comprendre et aller plus loin.

Côté parents

Je comprends complètement la frustration de Lise. Je trouve que la cité des enfants ne permet pas d’exploiter à fond cette initiation des enfants à la science, à la découverte du monde, à l’analyse. En 1h30, soit il faut survoler chaque expérience, soit on ne peut faire qu’une toute partie de l’espace et cela demanderait de revenir plusieurs fois mais le coût est alors multiplié. Les expériences sont conformes à mes souvenirs. J’ai même l’impression qu’elles sont identiques. J’exagère un peu, mais nous sommes entourés d’interactivité et d’innovation avec nos téléphones, nos consoles. Je ne sais pas si c’est voulu, mais à la cité des enfants on reste principalement sur des expériences archaïques. J’imagine qui c’est un parti pris qui se défend. D’autre part, certaines manipulations sont physiquement trop difficiles pour des enfants (je pense notamment à celles autour du vent).

En conclusion, je suis contente d’y être allée, mes enfants en gardent un bon souvenir (même si Lise se souvient de sa frustration). Mais je ne pense pas que j’y retournerais. J’attendrais que nous puissions aller à l’espace 5 – 12 ans.

Je suis également déçue de l’image que ce musée donne de la sciences. Je sais que mes enfants n’ont pas vu cet aspect là, mais inconsciemment, ce musée de la sciences et de l’industrie véhicule une image de la sciences terne, grise, vieillotte, à l’image des locaux dans lesquels il se trouve

Travailler ou ne pas travailler ! Mon équilibre instable…

Portrait de Famille

Avant d’avoir des enfants, mon choix a toujours été clair. Jamais je n’arrêterais de travailler. J’ai été formaté dans ce sens par ma mère qui regrette encore aujourd’hui (de manière plus ou moins rationnelle) son choix de s’être arrêté de travailler. Depuis que je suis petite, elle m’a rabâché qu’il ne fallait jamais s’arrêter sinon on était dépendante à vie de son mari (il est si terrible que ça mon père ?) et que s’il lui arrivait quelque chose elle se retrouverait sans rien, qu’une femme devait bosser deux fois plus qu’un homme pour avoir la même chose, etc.

Puis Lise est arrivée, et je n’ai pas changé d’avis. Le congé maternité a été beaucoup de stress pour moi, beaucoup d’ennui. Je ne sortais pas beaucoup de la maison, je ne voyais personne, je ne mangeais pas beaucoup non plus pendant les repas, préférant le grignotage (quel intérêt de se faire à manger juste pour une personne). Je suis repartie au travail après le congé maternité (sachant que j’ai bénéficié des 3 semaines de report du congé prénatal en congé postnatal).

Puis Melody est arrivée, j’ai gardé Lise pendant le congé maternité. Garder les deux étaient très stressant. Lise (19 mois) commençait sa phase où elle ne mangeait pas grand chose, les repas était un stress, et elle éprouvait beaucoup de jalousie envers Melody donc je n’avais pas beaucoup de répit. Encore une fois, je suis repartie au travail après le congé maternité (toujours avec mes 3 semaines de report et 3 semaines de congés payés en plus). Ma belle-mère gardant les enfants, Je suis retournée travailler au 4/5ème pour qu’elle puisse avoir des week-ends de 3 jours. Je n’aurais pas eu envie de m’arrêter plus longtemps.

Puis Jack est arrivée, Lise étant rentré à l’école, nous avions une auxiliaire parentale pour les deux filles. J’ai donc eu un congé maternité de 6 mois très tranquille puisque j’étais en congé maternité et mes filles étaient gardées, chez moi, mais gardées 4 jours dans la semaine. D’un côté, je ne sais pas comment on aurait fait autrement étant donné tous les rendez-vous à l’hôpital où Jack a dû aller à cause de la toxoplasmose et toutes les visites chez le médecin pour les soucis de début d’hiver pour les trois (pendant 2 mois, le médecin des enfants nous a vu 2 fois par semaine, pour l’un ou pour l’autre).

A la reprise, je suis à nouveau reparti en 4/5ème. Tous les mercredis, j’étais seule avec les 3 et j’avais un peu l’impression d’être débordée, de ne pas m’en sortir. Puis nous avons déménagé, nous sommes passé d’un appartement à une maison avec jardin, d’une très grosse ville à une ville de taille moyenne, et j’ai apprécié mes mercredis. Je ne me voyais pas repartir à temps plein.

Et puis, une nouvelle surprise a bouleversé ce rythme qui nous allait si bien : notre auxiliaire parentale est tombé enceinte, elle partait en congé maternité pour 3 mois et demi (avec en prime un arrêt maladie un mois avant). Nous avons pensé à la remplacer, mais le surcoût nous a fait envisagé que je m’arrête pendant ce temps et c’est ce que nous avons décidé de faire. Je me retrouve donc actuellement en congé parental. J’appréhendais cette période avec beaucoup d’angoisse, avec la peur de ne pas y arriver, de ne pas savoir apprécier cette pause qui est en fait une vrai opportunité.

Finalement, j’ai des regrets. Non pas de m’être arrêtée mais de m’être engagée à retourner au travail après ce petit intermède. J’avais déjà beaucoup d’interrogation sur le sujet, mais elles ne font que se confirmer. Comment en est-on arrivé à une société qui considère que l’idéal pour nos enfants est d’être gardé à l’extérieur du foyer pendant que leurs parents travaillent ? Je ne remets pas en cause le fait que les parents qui le souhaitent puissent travailler et faire garder leurs enfants. Ce que je me demande c’est si c’est vraiment le bon modèle, si c’est vraiment le modèle qui doit être promu et facilité ? Chacun doit pouvoir faire ce qu’il veut. Mais on voit clairement que ce qui est valorisé en France c’est d’avoir des parents qui travaillent et des enfants qui sont gardés, en priorité en crèche.

Je constate avec mes enfants que leur vie est moins stressante, ils sont plus posés. Il y a moins de caprices et je sais beaucoup mieux les gérer parce que je les connais mieux. Je peux faire beaucoup plus de choses. Je vis dans une maison plus propre, mieux rangée, mieux aménagée. Le papa aussi a l’esprit plus tranquille. Le constat serait le même si c’était lui qui s’était arrêté.

J’ai l’impression de profiter de la vie, d’avoir plus de temps, de moins courir. Souvent, je prends conscience de ce que je n’aurais pas vu, pas entendu si j’étais au travail. J’ai l’impression d’avoir plus de temps où je peux profiter d’un de mes enfants en particulier mais aussi de les observer dans leur complicité, leurs interactions.

On a beau avoir de super nounous, je me demande si la plupart des enfants ne seraient pas mieux gardés par un de leur parent. Malgré ma conviction, et à moins d’un ultime rebondissement, je vais retourner au travail. Je ne culpabiliserai pourtant pas, mais je sais désormais que j’aurais très bien pu faire un choix différent bénéfique pour tous : m’arrêter jusqu’à ce que Jack entre à l’école. Les conditions financières ne l’auraient pas permises (justement parce qu’on vit dans une société qui dans mon cas me pousse à aller travailler) mais nous aurions tous apprécié la situation.

Images : By Eric Ward [CC-BY-SA-2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons

Sauve-moi ! L’objet indispensable pour sauver vos enfants de la noyade…

Bracelet Aqua Alert

En tant que consommateur, on se demande parfois comment certains objets n’ont pas été inventés plus tôt, ou pourquoi personne n’a trouvé de solutions à des problèmes vraiment récurrents et graves.

Et puis il y a d’autres objets qui sont de vraies fausses bonnes idées.

Je ne sais pas vous, mais moi je sais dans quelle catégorie classer le Bracelet Alarme Aqua Alert.

A premier abord, l’idée est louable : éviter des noyades, compléter la surveillance des parents.
Ce bracelet émet un son strident s’il est mouillé, ce qui avertit les parents d’un danger et les incite à intervenir. Jusque là tout va bien, mais quand on commence à regarder dans les détails j’ai comme un doute, et tout pleins de contre exemples qui m’amènent à penser que ce bracelet finira bien vite au fond d’un tiroir.

Cas 1 : mon enfant tombe dans une piscine. Cela semble l’exemple parfait d’utilisation de cette montre et pourtant, il faut lire ce petit avertissement qu’on ne trouve pas sur le site officiel mais qu’on trouve sur d’autres sites ou sur cette fiche produit :

L’alarme ne peut pas être entendue quand le bracelet est sous l’eau

→ Conclusion : ça ne marche pas si mon enfant tombe dans la piscine

Cas 2 : mon enfant joue avec de l’eau. Il fait chaud, c’est l’été, je surveille mes enfants dans le jardin. Je leur mets une bassine d’eau pour jouer et se rafraîchir, résultat le bracelet se déclenche sans arrêt.

→ Conclusion : je lui enlève le bracelet, je suis avec lui donc ça ne sert à rien de lui mettre et de passer mon temps à lui enlever ou à l’essuyer. Je ne suis pas plus à l’abri d’un moment d’inattention et de l’accident.

Cas 3 : mon enfant joue dehors et il n’est pas sensé toucher à de l’eau (ni boire de l’eau, ni baver sur son bracelet, ni à côté d’une piscine où les adultes éclaboussent partout, ni près d’un arrosage automatique). Je lui mets le bracelet, il touche à l’eau ça se déclenche. Le bracelet est efficace mais :

  • mon enfant est sourd. Il y a un autre avertissement pour ce bracelet

Extrêmement bruyant, Tenir éloigné des oreilles

La sonnerie s’entend à 30m, elle est très stridente. Un enfant n’a jamais sa main bien loin de son oreille (c’est physique), mais en plus, le premier réflexe que tout le monde a en entendant un bruit « extrêmement bruyant » qui dure est de mettre ses mains sur ses oreilles → dommage pour l’enfant, le son est maintenant à quelques centimètres de son oreille.

  • mon enfant ne veut plus porter le bracelet. Qui aurait envie d’avoir une nouvelle expérience traumatisante ?

Et plus je l’imagine en situation, plus j’imagine des scènes assez cocasses. Pour arrêter la sonnerie « stridente » et donc très agaçante, il faut au choix : essuyer le bracelet ou le secouer fortement. Pour la deuxième méthode, je pense qu’il est conseillé d’enlever le bracelet à son enfant avant… C’est un très bon test de résistance au stress… J’imagine l’enfant gigotant dans tous les sens, les doigts des parents trempés qui ont du mal à enlever l’attache, etc… Mais rien n’est perdu si les parents n’arrivent pas à enlever la montre du bras de l’enfant : il y a une autre solution bien plus efficace pour arrêter l’alarme que je vous laisse deviner (indice : l’alarme ne s’entend pas quand la montre est sous l’eau…).

Je serais curieuse d’avoir des retours de vrais utilisateurs.

Images : http://parameo.com

Egalité ! Etre une fille ou un garçon…

Je deviens de plus en plus sensible à tous les discours qui conditionnent très tôt les filles et les garçons. Surtout quand il serait facile de dire les choses autrement.

Je suis très à cheval ce que mange nos enfants, c’est pourquoi une fois par semaine nous mangeons au mac do… J’ai trois enfants, et on commande invariablement trois Happy Meal. Et invariablement l’opératrice me pose la même question. Fille ou Garçon ? Et invariablement cela m’agace.

Il est évident que la plupart des garçons vont préférer une petite voiture Hotwheel plutôt qu’une mini Barbie, une toupie Beyblade plutôt qu’une toupie Furreal. C’est ce qu’on attend d’eux. Mais on ne leur laisse pas le choix. Si on leur proposait un Happy Meal Beyblade ou Furreal, la petite fille qui demanderait une Beyblade et le petit garçon qui demanderait une toupie Furreal ne se sentiraient pas « hors norme ».

Cela ne demanderait pas un grand effort au personnel de Mac Do de changer de discours…