Dors ! Partager sa chambre…

Kids Sleeping

Je me souviens avoir partager ma chambre avec un de mes frères pendant quelques années. J’en garde un souvenir ni bon, ni mauvais. Et pourtant quand j’ai eu des enfants j’aurais aimé qu’ils aient chacun leur chambre.

Quand j’étais enceinte de Melody nous vivions dans un appartement avec deux chambres, et il n’était pas question de déménager. Nous avions donc 2 possibilités : faire partager la même chambre à Lise et Melody, ou laisser notre chambre à Melody et aller dormir dans le salon.

Les 3 premiers mois, Melody dormait dans notre chambre. Nous pensions la transférer dans la même chambre que Lise quand elle ferait ses nuits. Mais pas de chance les nuits furent plus longues à arriver que pour Lise (qui a fait ses nuits à 1 mois). Quand nous nous couchions le soir, cela reveillait et je dormais mal : un bébé fait du bruit la nuit et à chaque bruit j’étais aux aguets me demandant si elle allait se réveiller pour réclamer à manger. De plus nous avions réservé un chalet pour les vacances et là bas nous n’aurions pas d’autre choix que de faire dormir les puces ensemble. Donc quelques semaines avant nous avons installé les deux filles ensemble dans la mêem chambre.

Au début, le coucher était très compliqué.

Nous avons essayé de coucher Melody avant Lise. L’objectif était d’attendre que Melody dorme profondément avant que Lise ne se couche. En effet, Lise était une grande bavarde au coucher. Elle parlait ou chantait pour s’endormir et nous avions peur que ça empêche Melody de s’endormir. Malheureusement, Melody mettait parfois longtemps à s’endormir et Lise se couchait alors très tard.

Ensuite nous avons essayé de coucher Lise avant Melody. L’objectif était d’attendre que Lise dorme profondément avant que Melody ne se couche. Comme ça, il n’y aurait pas de bruit au moment de coucher Melody. Mais ce n’était pas non plus la solution, Lise pouvait parlait très longtemps avant de s’endormir et Melody était trop fatigué.

Jamais je me suis dit que de les coucher en même temps pourrait fonctionner, nous nous sommes cassé la tête à chercher une solution. Et puis nous nous sommes rendu à l’évidence, nous n’avions qu’à les coucher en même temps, cela ne serait peut être pas « pire ». Et ce fut la solution miracle. Melody qui avait du mal à s’endormir sans râler, s’endormait maintenant sans un bruit. Elle écoutait sa soeur papoter et ça devait lui faire le même effet qu’une berceuse. Nous n’avions pas de problèmes pour la sieste non plus. Melody qui faisait encore la sieste le matin, faisait une plus petite sieste l’après midi que sa soeur, mais nous pouvions aller la lever sans que cela réveille Lise (et cela se passait pareil la nuit tant que Melody ne faisait pas ses nuits).

Pourtant il y a eu des périodes où nous avons regretté qu’elles soient dans la même chambre (Dors ! Quand le sommeil ne vient pas…). Lise a eu de gros soucis d’endormissement que nous gérions très mal. Quand Lise avait 2 ans et demi et Melody 1 an, Elle avait découvert que si elle allait faire mal à sa soeur dans son lit, nous débarquions dans la chambre très en colère. Cela a duré plusieurs mois où nous avons regretté qu’elles soient dans la même chambre.

Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre. Nous avons parfois du mal à les coucher. Mais cela ne serait pas différent si elles étaient séparées.  Ce que je trouve drôle c’est qu’elles nous font le coup chacun leur tour. Même si sur un coup de colère, elles disent parfois qu’elles ne veulent plus partager leur chambre, je crois qu’elles auraient du mal à trouver leur sommeil sans la présence de l’autre. Je ne peux pas dire si cela influe sur leur complicité. Elles ont beaucoup de tendresse et commencent à partager des jeux avec leur petit frère même s’il ne partage pas leur chambre.

Ce que je retiens de tout ça, c’est qu’en tant que parent, je présume souvent qu’une situation va être compliquée. Pourtant, une fois que j’y suis confrontée, je me rends compte que mes enfants ont une grande capacité d’adaptation. Je me demande à quel point on se complique la vie pour éviter des situations que nos enfants sauraient très bien gérer…

Images : Svante Adermark

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Sois mon Valentin ! Comment choisissent-ils leur doudou…

doudou masculin : (Psychologie) Objet procurant un réconfort psychologique à un petit enfant (généralement une couverture ou une peluche).

Les doudous sont un peu les premiers amoureux de nos bambins. Donc aujourd’hui, c’est un peu leur fête à eux aussi ! Et c’est donc trois histoires d’amour de doudous que je vais vous raconter.

Avant même que l’enfant naisse, tous les parents commencent à penser à ce fameux doudou ! Parfois avec angoisse, car on a tous en mémoire ce cousin, ce neveu qui continue à traîner cet objet dégoûtant, puant, moche partout avec lui bien au delà de l’âge qu’on juge raisonnable. Il lui permet de se consoler en cas de chagrin mais peut également servir de défouloir, de mouchoir (oui, par ici les hauts le coeur), de bavoirs, de tétine, etc. Alors on se dit que chez nous, il n’y aura pas de ça. On le choisira avec soin ce doudou, il sera beau, il sera multiple pour qu’on puisse le laver, il restera dans le lit, etc.

Et puis c’est comme tout, il y a avant d’être parents et après… En matière de doudou, on peut un peu orienter nos enfants mais au final c’est eux qui décident qui il est, ce qu’il représente et combien ils en ont besoin. Il y a autant de façon de gérer son doudou que d’enfants.

Pour Lise, les doudous n’ont pas représenté grand chose jusqu’à ses 1 an. Elle avait deux paires de doudous : 1 choisie par ses cousins, l’autre par mes parents. Il y en avait un à la maison, l’autre chez la nounou. La nounou les lui mettait dans le lit, mais on voyait bien chez nous qu’ils ne signifiait pas grand chose. Et puis pendant l’été de ses un an, ceux choisis par ses grands-parents sont devenus « Doudou ». Je ne sais pas quel est exactement l’élément déclencheur, peut être le début de la seconde grossesse, peut-être le week-end où on est parti sans elle en la confiant à ses grands-parents, peut être le retour chez la nounou après 6 semaines à être gardé par nous ou par sa grand-mère… On ne le saura jamais. Et puis un jour, elle a découvert qu’ils étaient, en fait, deux et depuis elle les garde tous les deux. Depuis peu, s’est greffé une de ses petites couvertures en coton. Ils sont longtemps restés dans le lit. Puis ils sont devenus compagnons de jeux, compagnons d’aventures, de voyages extraordinaires. Ils viennent parfois en ballade avec nous.

Pour Melody, ses histoires d’amour sont multiples. La première a commencé très tôt. Les premiers mois, elle était très accrochée à la couverture que je lui avais fabriquée. Elle dormait beaucoup mieux enroulée comme un tacos dedans, et y logeait son petit nez. Cette histoire d’amour a duré jusqu’à ce qu’on prenne confiance que des nuits meilleures ne valaient pas de courir le risque qu’on faisait courir à ma fille en la faisant dormir. Et puis elle a trouvé son pouce. Et nous n’avons plus eu l’impression qu’il y avait un doudou dans son coeur. Puis à Noël, elle a eu son premier bébé corolle. Rapidement, elle a commencé à s’y intéresser et à jouer avec. Et puis au fur et à mesure, il a eu sa place dans le lit, et il était source de beaucoup de réconfort. Plus aucune sortie ne semblait pouvoir se faire sans lui et ils ont vécu ensemble les plus extraordinaires aventures qui ont laissé quelques cicatrices à ce « Bébé ». Rien ne semblait pouvoir mettre fin à cette grande histoire d’amour. Mais voilà, un jour de décembre, « Bébé » a fugué dans la salle d’attente du médecin, et il semblerait qu’un autre enfant ait eu un coup de foudre pour lui et l’ai ramené à la maison. Nous avons cru au drame pour notre douce Melody, nous lui avons acheté de suite un autre bébé, qui y ressemblait sans être tout à fait le même. Melody ne semble pas en être très affecté, elle sait que ce n’est pas le même et rien ne sera plus jamais pareil. Le nouveau bébé n’a plus systématiquement droit de cité dans le lit, et chaque jour, Melody emmène une autre peluche, un autre jouet pour dormir. Elle doit trouver son réconfort autrement : dans ce petit pouce qui retourne dans sa maison nocturne dès que la tête est posée sur l’oreiller ou dans ce petit bout de drap housse, tout doux, en bambou qui se fait tirer et agripper dès que le sommeil arrive.

Pour Jack, nous essayons d’organiser un mariage arrangé. Le doudou est déjà inclus dans le rituel de coucher que nous avons mis en place suite à ma lecture du livre d’Elizabeth Pantley. Et j’ai comme l’impression qu’il se l’approprie peu à peu. Je retrouve souvent le doudou au dessus de sa tête (et non sur sa tête), entourant son petit crâne  d’un petit halo de douceur. Seul l’avenir pourra nous dire ce que Jack fera de ce doudou.

Il y a autant d’histoires d’amour que de couples « Doudou-Enfant ». Et chez vous, est-ce que c’est une passion sans mesure, un amour raisonnable ou un mariage arrangé ?

Images : Baudouin

Au lit ! A quelle heure je devrais rentrer du travail…

Je lis actuellement le livre d’Elizabeth Pantley “Un sommeil paisible et sans pleurs”. Elle dit dans son livre que la plupart des bébés sont couchés trop tard et qu’ils devraient être couchés entre 18h30 et 19h30. J’ai alors bien rigolé…

Si on prend les hypothèses suivantes :

  • un bon repas est un repas familial et équilibré.
  • le bain se fait un jour sur deux (donc forcément, ça tombe aussi les jours où on travaille), donc en jonglant avec les trois enfants,  les filles prenant leur bain ensemble, il y a un bain tous les jours.
  • à moins de faire réchauffer des plats cuisinés, le moindre repas prend 30 minutes à se préparer.

Admettons que je veuille coucher mon bébé à 19h30 et mes deux grandes à 20h. Si je remonte le temps :

  • 20h : je couche mes filles,
  • 19h45 : dernier pipi pour la grande et lavage de dents,
  • 19h30 : je couche mon bébé,
  • 19h : toute la famille passe à table,
  • 18h30 : un donne le bain pendant que l’autre prépare à manger,
  • 18h : on rentre à la maison, on pose nos affaires et on fait un petit câlin à chacun.

Il faudrait donc qu’on soit tous les deux à la maison à 18h. Ce qui veut dire que moi je pars à 17h45 et mon mari 17h30. Ceci est impossible. Voilà comment mes filles se retrouvent facilement au lit vers 21h – 21h30. Il n’y a pas de mystères…

Et encore, il n’y a pas de devoirs à faire, nos enfants sont déjà à la maison quand on rentre, on n’a pas besoin d’aller les chercher chez une nounou ou à la crèche, je travaille à 15 minutes à pied de chez moi…

Et vous, vous arrivez à coucher vos enfants avant 20h ?

Images : lozwilkes

Ne tournez pas le dos au sommeil !

J’ai déjà évoqué dans cet article Je m’en fous ! La notion de risque…, la difficulté qu’on a tous de prendre en compte les risques de certains de nos actes. Je suis en train de lire le livre d’Elizabeth Pantley « Un sommeil paisible et sans pleurs ». J’ai été surprise de lire que le premier chapitre traitait des problèmes de sécurité.

Quand nos enfants ont des problèmes de sommeil, nous aussi nous avons des problèmes de sommeil. Il est parfois difficile de garder toute notre lucidité et tout notre sommeil. On est prêt à tout pour récupérer quelques heures de repos, parfois au dépend des mesures de sécurité qui permettent de diminuer les risques, entre autres, de mort subite du nourrisson (MSN). Elizabeth Pantley a fait le tour des recommandations de différents organismes officiels et a fait une liste des bonnes pratiques à garder pour faire dormir son enfant en toute sécurité, dont voici les principaux éléments à retenir (certains paraissent évidents, d’autres sont plus souvent ignorés) :

  • Ne pas faire dormir son enfant sur le ventre
« De nombreux bébés dorment mieux et plus longtemps lorsqu’ils sont couchés sur le ventre. Toutefois, bon nombre d’études ont prouvé scientifiquement que ces bébés courent davantage de risques de succomber à la MSN. Il s’agit d’un pourcentage statistique qui ne sous-entend pas que tous les bébés qui dorment sur le ventre meurent de la MSN, ni que si vous évitez de coucher votre nourrisson dans cette position vous le protègerez à cent pour cent. Cependant, c’est la plus importante des recommandations que vous devez connaître. » […]
  • « Ne laissez personne fumer à proximité de votre bébé […].
  • Si votre enfant passe du temps avec […] une autre personne, insistez pour que ces gens suivent les mesures de sécurité dans leur milieu[…] 
  • Gardez votre bébé au chaud, sans exagérer […] 
  • Ne mettez pas de couvertures ni de douillettes sur ou sous le bébé […] 
  • Ne laissez pas votre bébé dormir sur une surface souple, par exemple un oreiller, un canapé, un lit d’eau ou de plume,[…] 
  • Ne laissez pas pas de jouets en peluche ni d’oreillers dans le lit du bébé. […] 
  • Placez […] tout appareil électrique loin du lit du bébé.[…] 
  • Ne secouez ni ne frappez jamais votre bébé […] 
  • N’attachez jamais une sucette à votre bébé avec une ficelle, un ruban, ou un cordon […] 
  • Ne laissez jamais votre bébé sans surveillance dans un siège d’auto, un fauteuil porte-bébé, une poussette ou une balançoire.
  • Ne laissez jamais un animal avoir accès à un bébé qui dort. »
Il y a également des mesures de sécurités concernant les lits des bébés (la version traduite que j’ai lue ne reprend pas toujours le vocabulaire français, à la place de tampons de protections nous parlons plutôt de tour de lit par exemple) :
  • « Vérifier que le berceau de votre bébé respecte toutes les mesures de sécurité […]
  • Assurez-vous que le matelas s’ajuste parfaitement au berceau ou au lit. […]
  • Assurez-vous que les draps sont bien fixés […]
  • Si vous utilisez des tampons de protection, vérifiez qu’ils entourent complètement le lit et sont fixés en plusieurs endroit […]
  • Ne suspendez aucun objet au dessus d’un bébé qui dort […] incluant des mobiles et autres jouets pour les lits d’enfant […]. »
Mais il y a aussi des recommandations pour les parents  pratiquant le « cododo ». Je ne suis pas pour le cododo, je ne pourrais pas le pratiquer. Cependant, je trouve intéressant que ce livre, plutôt que de le condamner tout simplement ou de l’encourager, donne les recommandations pour le faire dans de bonnes conditions et sans concession sur la sécurité :
  • « Votre matelas doit être plat, ferme et lisse. […]
  • Utilisez des garde-corps en filet pour empêcher le bébé de faire une chute […]
  • Assurez-vous qu’il n’y a pas d’espace entre le matelas et le mur ou le meuble […]
  • Les bébés doivent être placés entre leur mère et le mur ou le garde-corps. Les pères, frères et soeurs […] n’ont pas la même conscience pulsionnelle que les mères de l’endroit où se trouve le bébé […]
  • Ne dormez jamais avec votre bébé si vous avez consommé de l’alcool, des drogues ou des médicaments, […]
  • Ne dormez pas avec votre bébé si vous êtes d’une taille imposante ; l’excès de poids chez un parent a été cerné comme facteur de risque pour un bébé couché dans le lit parental. […]
  • Enlevez les oreillers et les couvertures durant les premiers mois. […]
  • Ne portez pas de vêtements de nuit munis de cordons ou de longs rubans, ni de bijoux […]
  • Ne laissez jamais votre bébé seul dans un lit d’adulte […]

Les listes sont très longues. Chacun devrait les lire, et c’est parfois le cas. Pendant le séjour à la maternité, j’ai eu un papier qui donnait quelques recommandations parmi les plus connues.
J’ai lu ce papier, et pourtant j’ai mis une couverture à Melody pour dormir, parce qu’elle dormait mieux et que nous étions fatigués. Je culpabilisais et nous y avons mis un terme rapidement et sur les conseils de notre pédiatre qui a évalué les risques que notre enfant s’étouffe. Pour cela, je me souviens qu’elle a :
  • mis ma fille sur le ventre pour voir si elle levait bien la tête (ça c’était bon),
  • mis un lange sur la tête de ma fille pour voir si elle avait le réflexe de l’enlever, et ça n’a pas été le cas…

Mais dans ce papier, il n’y avait pas de mise en garde contre les tours de lits, les doudous et peluches, les mobiles… Tous ces articles sont vendus comme des articles de puériculture, on a donc tendance à penser que notre enfant ne risque rien si on les utilise. Pourtant, un tour de lit, une peluche, un mobile même utilisés comme préconisé par les fabricants peuvent être une source de risque pour les enfants. Il en revient à chacun de voir si le risque vaut le coup d’être couru ou non.

Ceci est ma contribution à mon premier vendredi intello

Images : Catherine Scott

Dors ! Quand le sommeil ne vient pas…

Quand on est parent, il y a, à chaque instant, des parties de l’éducation qu’on a l’impression de réussir et d’autres qui nous dépassent (pour moi, l’alimentation de mes enfants). Jusqu’à présent, côté sommeil, nous n’avons jamais eu de réels soucis.

Pour Lise, tout était simple, elle a fait ses nuits à 1 mois (et quand je parle de nuits, je ne parle pas des fameuses 6 heures d’affilées, mais plutôt de nuits 10-12h). Elle a rapidement appris à s’endormir seule, et elle ne se réveillait que rarement la nuit.

Pour Melody, cela a été un peu plus long, elle a fait ses nuits à 6 mois mais elle savait déjà se rendormir seule ce qui nous a permis de la faire dormir dans la chambre de sa soeur dès ses 3 mois. 98+-98

Mes filles sont incapables de dormir dans notre lit, pour la simple et bonne raison qu’on ne les a jamais prises dans notre lit. Je ne suis pas contre le cododo, mais j’ai déjà du mal à les faire dormir dans la même chambre que moi (pour des raisons d’intimité, mais aussi de qualité de sommeil de chacun) alors dans mon lit ! Ici chacun son lit, chacun sa chambre. Pendant le temps où Melody a dormi dans notre chambre, je dormais très mal, redoutant le moindre bruit qui pourrait indiquer son réveil ou celui de son estomac.

Mais depuis les 6 mois de Melody, nous dormions très bien et nous pouvions profiter de nos soirées comme de nos nuits. Vers 20h30, tout le monde dort, et vers 7h tout le monde se lève. Cela est toujours un peu tôt pour la marmotte que j’ai toujours été mais on avait cette certitude de ce moment de calme et de nos soirées en couple.

Mais voilà, je crois que personne n’y échappe à un moment ou un autre. Vous pouvez chercher dans Google « enfant qui se relève le soir« . Le nombre de sujets sur les forum à ce sujet est là pour en témoigner. Et bien souvent, cela concerne des enfants de 2-3 ans. Les problèmes de sommeil ont commencé il y a 6 mois pour Lise (est-ce l’arrivée du bébé qui a servi de déclencheur ?). Et cela est d’autant plus pénible quand on n’en a pas l’habitude !

Cela a commencé par des problèmes d’endormissement, Lise ne s’endormait plus qu’en pleurant, elle nous appelait, et nous devions y retourner plusieurs fois (de 3 fois dans les meilleurs cas à une dizaine de fois dans les autres cas). Cela nous menait parfois jusqu’à 23h… Je poussais pour que nous la laissions un peu pleurer et pour ne pas y aller systématiquement. Et cela semblait se calmer un petit peu. Mais cela était le calme avant la tempête.

Voilà qu’il y a environ 3 mois ce qui devait arriver, arriva. Alors que Lise dort dans un lit sans barreau depuis plus de 6 mois, elle vient de découvrir son immense pouvoir ! Elle peut se lever seule et revenir nous hanter dans le salon… Le cycle infernal a commencé. On la voyait débouler sans arrêt dans le salon, en riant aux éclats, et de plus en plus fréquemment. Et son se voyait monter en pression, en nous énervant de plus en plus. On commençait par rester zen, puis à crier, puis à hurler, puis une tape sur la couche.

Je suis contre tout châtiment corporel, mais là, prise dans cette boucle sans fin, la seule solution qui mettait fin à l’engrenage et à la surenchère était cette tape sur la couche qui mettait fin à l’amusement pour laisser place à la frustration et Lise finissait par s’endormir en pleurant. Mais voilà, une fois endormie, l’un comme l’autre nous ne nous sentions pas fiers de nous. La crise était temporairement résolue, mais au prix d’une frustration d’un côté, et d’un sentiment de culpabilité de l’autre. Bref, nous étions loin d’une solution gagnant-gagnant. De plus, avec le temps, il n’y avait au final aucune amélioration, même le coucher des siestes est devenu un véritable bras de fer. Nous étions stressés tous les soirs, nous sursautions au moindre bruit et nous n’avions plus de soirées.

C’est là où le dialogue dans un couple est très important. Nous nous sommes mis d’accord sur tout ce qui n’était pas une solution acceptable :

  • continuer comme ça dans la surenchère,
  • la laisser se lever et rester avec nous jusqu’à ce que le sommeil soit le plus fort !
Nous nous sommes ensuite entendus sur une stratégie :
  • Fin de la tape sur les fesses. Cela ne résout rien et va à l’encontre de nos convictions ;
  • Fin de l’énervement de notre côté. Notre fille nous teste et quand il y a un comportement à éliminer, il vaut mieux ne pas montrer son agacement et son stress et faire plutôt preuve d’indifférence ;
  • On gère un soir chacun notre tour. Nous ne récupérerons pas tout de suite nos soirées de couples, mais au moins un des deux peut disposer de sa soirée comme il l’entend. Cela fait un peu gardien de dortoir, mais nous restions sur une chaise à côté de leur porte pour récupérer la petite évadée avant qu’elle ne puisse sortir de sa chambre et ainsi monter en pression le temps d’arriver jusque dans le salon. Si nous l’entendions se lever, nous lui disions de se recoucher sans ouvrir la porte.
  • Quand on s’énerve, l’autre prend le relais.
  • Rappel tous les soirs du rituel du coucher. Une fois ce rituel passé, chaque fois que Lise se relève cela est traité de la même façon : on l’empêche de sortir de sa chambre, on la recouche sans commentaire, sans s’attarder.
  • Tous les soirs, on lui rappelle que si elle a besoin de nous on reviendra une fois chacun mais qu’au delà c’est trop.
Nous avons de suite remarqué que le jeu devenait beaucoup moins drôle. Mais pas à l’abri d’idées nouvelles, Lise a trouvé un nouveau moyen de pression : aller tirer les cheveux de sa soeur. Je peux vous dire que ça fait mal au coeur de voir une poignée de cheveux de sa fille dans la main de son autre fille ! Et dans ce cas, difficile de ne pas revenir à l’ancienne méthode… Mais, il était hors de question de céder. Nous avons dû récupérer Melody plusieurs soirs de suite, pour qu’elle ne subisse pas les assauts de sa soeur. Elle n’a fait ça que deux soirs de suite (sûrement parce qu’elle l’aime malgré tout sa petite soeur 😉 ). Les choses se calmaient un peu, ou en tout cas, elles n’empiraient plus. Et puis le temps des vacances est venu…
Nous avons loué un gite de 3 chambres (donc plus grand que chez nous). Malgré tout, par habitude, nous avons couché les filles dans la même chambre le premier soir. Mais Lise empêchait sa soeur de s’endormir en lui lançant des oreillers dans le lit parapluie… Nous les avons donc séparées pendant une semaine. Cela nous a permis de gérer la crise plus sereinement. Les couchers sont devenus plus sereins, et la fréquence des levers ont nettement diminués.
Puis nous sommes allés une semaine en famille. Lise a dû pendant ce temps dormir dans un lit parapluie, donc il n’était plus possible de se lever aussi facilement. Même si elle nous rappelait quelque fois, cela a permis de calmer le jeu, et nous avons pu profiter de nos soirées.
Je craignais un peu le retour chez nous, mais au final, tout s’est bien passé. Je crois que les deux semaines loin de chez nous a permis à Lise de se rendre compte qu’elle aimait dormir avec sa soeur (nous l’avons sentie un peu vexée, par moment, de ne plus être avec sa soeur), et qu’en s’endormant sereinement, tout le monde se sent mieux…
Mais je soupçonne que tout ce comportement venait du fait que nous étions très occupés par nos travails respectifs dans les semaines précédent les vacances. Le temps de la reprise est arrivé, mais j’espère que les bases que nous avons réinstaurées pendant ces vacances seront assez solides pour ne pas être remises en cause dès maintenant !

Images : Fernando Mafra 

Dors !

File:John George Brown - Sleeping angel.jpgCe qui est difficile en tant que parents, c’est de trouver du temps pour soi. Certains parents ne changent rien à leur mode de vie à l’arrivée d’un enfant. Ils continuent à sortir autant, en emmenant leur enfant partout avec eux et leur enfant s’adapte à leur rythme. Les enfants n’en sont à priori pas malheureux.

Mais ce n’est pas ma vision de la vie. Je trouve important de respecter le rythme de mes enfants. J’ai le sentiment qu’ils ont besoin d’un sommeil calme et d’un rythme régulier pour bien grandir et bien évoluer. Peut être que je me trompe, peut être que je transpose mes propres besoins sur mes enfants.

Mes journées sont donc rythmées par celles de mes enfants (et mon travail, les jours où je travaille). Cependant, le soir, j’aime que le coucher se passe bien, rapidement, et dans le calme. J’attends, avec impatience, ce moment où le silence tombe dans le babyphone, où je me détends sur mon canapé et où mon temps m’appartient.  Ne pas avoir à bouger un orteil et que tout roule sur des rails.

Malheureusement, pour moi, les couchers ne sont pas toujours aussi sereins. La fatigue des uns et des autres n’aidant pas, il arrive que ça pleurniche, que ça crie, que ça court dans tous les sens, que ça réclame un dernier bisou aux chats, une énième peluche dans le lit, de l’eau, ou hurle depuis sa chambre « Je ne veux plus dormir » etc… Et dans ce cas, ma patience n’y résiste pas toujours. J’aimerais pouvoir dire  dors ! Et que par magie, ses yeux se ferment, je ferme la porte de la chambre et dispose de ma journée.

Alors pour moi, tous les soirs, j’essaye de suivre le fameux rituel du coucher et d’essayer de contourner les tentatives d’ajouts de nouvelles étapes, jeu à laquelle Lise est très douée.