Ne crie pas ! Histoire d’un blog…

Le nom de ce blog porte un de mes grands espoirs de mère. Ne crie pas !

Ce n’est pas à mes enfants que cet espoir s’adresse mais à moi-même. Les jours où je ne crie pas sur mes enfants sont rares. Trop rares. J’aimerais pouvoir dire l’inverse deux ans après, mais je ne suis pas sûre que les choses aient beaucoup changé. J’ai été élevé dans une famille où le verbe est haut, la langue bien pendue et le conflit un sport familial. La négociation n’a pas lieu d’être avec des enfants, ni avec les adultes d’ailleurs…

Voilà un trait que je voudrais ne pas être héréditaire mais il est difficile de sortir des ornières creusées depuis tant d’années. En terme d’éducation, j’ai déjà pris de la distance avec la façon dont j’ai été élevé. Mais arrêter de crier est la tâche la plus difficile que j’aimerais accomplir. J’ai essayé à plusieurs reprises mais j’ai toujours une bonne excuse pour déroger à la règle : la fatigue, un excès de bêtises, la colère, l’accumulation, le stress, le regard des autres etc… En écrivant tout ça, j’ai l’impression d’être addict. Y a t’il un club des crieurs anonymes ? Je devrais m’y inscrire de suite.

En attendant, j’aimerais vraiment arrêter de crier. J’ai plusieurs jokers dans ma poche :

  1. Le silence : Je regarde avec insistance l’enfant récalcitrant, droit dans les yeux et je me tais… Ça marche parfois, et parfois ça ne marche pas.
  2. L’excès de parole : cette technique ressemble beaucoup à la première sauf qu’au lieu de me taire, je le saoule de parole sur les règles à respecter, pourquoi il y a cet règle, pourquoi il ne faut pas recommencer… Ça marche parfois, et parfois ça ne marche pas.
  3. 1, 2, 3 … mais qu’y a t’il après le 3 ? Souvent une punition. Parfois les enfants s’arrêtent d’eux même mais jamais avant le 3… Ils ne sont pas fous, je leur donne la permission d’aller jusqu’à 3.
  4. La punition : Avec les plus grands, j’ai laissé le décompte jusqu’à 3. En général, ça ne sert qu’à me faire fulminer jusqu’à 3. Donc il n’y a plus qu’une demande pour arrêter les bêtises puis la punition tombe s’il y a une deuxième fois. La punition est soit la confiscation de l’objet de la bêtise, soit la mise à l’écart. Mais bon, comment fait-on quand l’enfant n’est pas décidé à être mis à l’écart ? Est-ce que c’est moi qui n’est pas compris quelque chose ou est-ce que mes enfants sont particulièrement revêches  ?
  5. L’évitement : Il arrive que je vois les bêtises venir. Comme dans ces moments où ils commencent à courir dans la maison, où à se sauter les uns sur les autres. Dans ce cas, j’essaye d’anticiper : détourner l’attention vers une autre occupation, diviser les troupes, encadrer le jeu.

Et malgré tout, je cries encore trop souvent parce que j’ai tendance à ne voir que le verre à moitié vide. Je me laisse déborder par mes émotions et mes propres envies (envies de calme, envie de faire quelque chose qui me tient à coeur). Parfois même, après coup, j’ai l’impression d’être entré dans le conflit uniquement pour… être en conflit. Pourquoi ce que j’applique quotidiennement au travail, je ne suis pas capable de l’appliquer chez moi ?

Allez, c’est mon défi d’ici la fin de l’année… Aujourd’hui c’est décidé, j’arrête de crier !

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