Accouche ! Les cours de préparation à l’accouchement 2/3 …

suite de Accouche ! Les cours de préparation à l’accouchement 1/3 …

Pour ma seconde fille, j’étais décidée à faire appel à une sage femme libérale pour ma préparation à l’accouchement. Je ne pouvais pas faire celle proposée par l’hôpital où j’accouchais. Elles se déroulaient pour la plupart en journée et j’ai travaillé jusqu’à 3 semaines avant le terme prévu. Je me suis renseignée sur les forums et j’ai trouvé les coordonnées d’une sage femme qui officiait dans ma ville et donc des internautes étaient contentes. Mais voilà, prise par le travail et par ma première fille, je m’y suis prise assez tard et je n’ai donc pas pu faire l’intégralité des séances de préparation à l’accouchement. Nous nous sommes donc concentrées sur 3-4 séances individuelles avec un peu de rappels théoriques et pratiques. Au cours de cette préparation, j’ai commencé à mettre le doigt sur ce qui ne s’était pas déroulé correctement pendant mon premier accouchement. Pour beaucoup, ce que j’ai appris est peut-être évident mais ça ne l’était pas pour moi.

Tout d’abord, sur la gestion de la douleur des contractions. Pour bien supporter une contraction, il ne faut pas la subir, mais l’accompagner et adapter sa respiration. J’ai compris qu’en restant complètement passive pendant les contractions, je me laissais complètement submerger par celles-ci. J’étais focalisée sur ma douleur. En bloquant ma respiration, j’asphyxiais mes muscles et c’est cela qui avait fait que je tétanise de la tête aux pieds au bout de quelques heures de contractions douloureuses.

Ensuite, sur la descente du bébé. Une fois la péridurale posée, je suis restée allongée sur le dos à ne plus bouger. Ma fille n’étant pas encore descendue, elle est restée bloquée par cette position allongée. Même si la péridurale était bien dosée (je sentais les contractions mais pas la douleur), je n’avais plus les sensations et douleurs qui auraient pu m’alerter sur le fait qu’il fallait changer de position pour bien accompagner la descente de ma fille. Le travail a donc été très long (heureusement d’ailleurs que la péridurale était là, sinon, je n’aurais pas eu l’énergie nécessaire pour la poussée). Et il s’est relancé, non pas par les piqûres d’ocytocines mais par un changement de position (sur le côté, une jambe repliée).

Enfin sur la poussée, j’avais appris à pousser en bloquant ma respiration. Cela ne m’avait pas posé de soucis particuliers, puisque j’avais quand même une poussée efficace et qu’elle n’a pas duré trop longtemps. Par contre, je n’avais pas du tout appris à ressentir mon périnée qui était très tonique, et il a donc fallu faire une épisiotomie pour laisser sortir la belle tête de ma poupée parce que je ne savais pas du tout ce que signifiait « détendre son périnée » !

Pendant l’accouchement de Melody, ces éléments théoriques et pratiques m’ont bien servi. J’ai vécu l’accouchement plus détendue, je n’ai pas été sous tension pendant toute la période sans péridurale et les contractions ne m’ont pas paru insurmontables. J’ai osé changer de position une fois la péridurale posée (et tant pis pour le monitoring qui a du être repositionné à plusieurs reprises). Et quand la péridurale a commencé à ne plus faire effet dû à un défaut de la seringue qui devait repousser le produit régulièrement, j’étais bien contente de ne pas être complètement épuisée, que le travail ait été rapide.

Je ne regrette pas ces quelques cours de préparation à l’accouchement, je me suis même fait la réflexion que s’il y avait une autre grossesse, j’en referais sûrement une autre (comme piqûre de rappel) mais peut être une différente plus axée sur la sophrologie, la relaxation…

La suite : DIY – Accouche ! Les cours de préparation à l’accouchement 3/3 …

Images : dizznbonn

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4 réflexions sur “Accouche ! Les cours de préparation à l’accouchement 2/3 …

  1. Tiens ça m’intéresse la préparation avec une SF libérale, je sais qu’il y en a une dans ma ville, j’espère qu’elle saura m’accompagner comme je le souhaite.
    Difficile de savoir gérer ses contractions, c’est vrai que quand on les accompagne ça va mieux, mais peu de personnes savent nous l’expliquer…

    • Surtout pour un premier enfant, il faut déjà savoir ce que c’est qu’une contraction ! J’ai eu la chance de n’avoir que très peu de contractions pour la grossesse, et encore moins des contractions douloureuses donc je me suis complètement laissée dépasser.

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