Grandis bien !

Doctors stethoscope 1Je ne sais pas si c’est mon côté scientifique, ou si c’est la méthode de prise en charge des grossesses et du suivi des enfants qui fait ça, mais j’ai vécu ma première grossesse et les deux premières années de Lise d’une manière très « médicale et médicalisée ».

L’aspect émotionnel et affectif était bien présent. Je me souviens que je ne pouvais pas m’empêcher de sourire quand j’ai appris que j’étais enceinte et pendant plusieurs jours après. J’ai adoré la sentir bouger, et ce sentiment d’avoir un petit bébé qui grandissait grâce à moi. Je me souviens avec beaucoup d’émotion de ses premières minutes, de ses premières heures et de toutes ses premières fois.

Mais je me souviens également de tous ces rendez-vous médicaux pendant la grossesse, de tous ses examens et prises de sang. Tous les mois, le même rituel. Et la peur qu’à chaque fois quelque chose n’aille pas. Pourtant, une grossesse c’est assez naturel si on y pense ? Et j’ai eu vraiment une grossesse sans soucis.

Les deux premières années de Lise étaient pareil. Tous les mois, nous allions à la visite chez le pédiatre qui était toujours accompagnée de la sanction sur ses mensurations (taille, poids, périmètre crânien). Elle n’aurait pas un peu moins grandi ? Elle ne devrait pas grossir un peu plus ? Est-ce normal qu’elle ne fasse pas ses rots après le biberon ?
Je me souviens qu’on suivait à la lettre les recommandations du pédiatre. On n’apportait aucun changement sans avoir demandé au pédiatre si on pouvait faire ceci ou cela (sur des questions aussi diverses et variées que la nourriture, les soins, le nombre d’épaisseurs de vêtements, etc.).

Pour un deuxième enfant c’est différent, on prend tout de suite plus de libertés et l’expérience de la première aidant on apprend peu à peu à se faire confiance et à écouter, observer son enfant. Melody dort sur le ventre ou sur le côté ? Au diable, les recommandations pour les faire dormir sur le dos, je ne vais quand même pas aller la retourner toutes les demi-heure alors qu’elle est mieux comme ça pour dormir. Melody veut manger du pain, mais n’a pas de dents ? Laissons-la se débrouiller sous notre surveillance pour voir si elle s’en sort avec des morceaux. Melody veut manger une frite ? Ce n’est pas une frite de temps en temps qui la rendra obèse, il vaut mieux entretenir sa curiosité gustative.
Je pourrais citer des milliers d’exemple comme ça.

Et c’est là où je me rends compte qu’on ne devrait pas rejeter d’un bloc les conseils de nos aînés. Ce n’est pas parce qu’ils faisaient certaines choses avant qu’on juge maintenant dangereux pour la santé, qu’ils n’ont pas des conseils avisés, liés à leur propre expérience sur d’autres sujets. Les conseils généraux, médicaux et basés sur des statistiques c’est bien pour donner de grandes lignes, mais c’est également remis en cause de manière très cyclique. De plus, chaque enfant est unique et il ne faut surtout pas oublier de s’adapter et de suivre notre instinct qui n’a pas l’air d’avoir trop mal réussi à l’espèce humaine ces derniers millénaires.

Photo : Stethoscope

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